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Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Apollon
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Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Apollon

Description

L'égrisage sommaire n'a pas fait disparaître toutes les traces d'outil sur la face antérieure de l'autel. La face postérieure présente les marques d'un outil qui pourrait être identifié à une broche. Des traces d'outil plus superficielles sont visibles sur les faces latérales de l'autel. Corps Une brisure oblique a emporté un fragment de la face antérieure du corps, à gauche, et la moitié de la face postérieure. Couronnement - Corniche : la corniche a été retaillée sur toutes les faces. - Coussin : le coussin se composait d'un bandeau d'attique assez haut, surmonté de deux pulvilli et de deux fastigia sur les faces antérieure et postérieure, complètement arasés tous les quatre. Les pulvilli étaient nettement séparés du bandeau d'attique sur les faces latérales. Ils étaient ornés sur la face antérieure de décors circulaires (volutes ou fleurons), de même que le fastigium central, qui en a conservé un fragment. Un cordon, lisse sous les volutes, tressé entre elles, soulignait le haut du couronnement en formant des arcs de cercles sous ces trois décors. Le cordon se poursuivait également le long des bords verticaux du coussin. La face supérieure du coussin est plane entre les pulvilli. ÉPIGRAPHIE Deo Apoll[oni] / uotum po/[s]uit. Il a accompli son vœu en déposant son offrande au dieu Apollon. Ordinatio et paléographie La mise en page est très médiocre : l'inscription est tassée dans le haut du champ épigraphique et alignée à gauche, avec un espace important laissé en fin de 3e ligne. La lettre disparue au début de cette ligne ne permet pas de vérifier si l'alignement du texte était réussi. De plus, la largeur des lettres et leur espacement sont inégaux. Le mot posuit est coupé par un retour à la ligne. Un espace important entre le D et le E de deo à la ligne 1, et un autre entre le T et le V de uotum, semblent indiquer que le lapicide n'identifiait pas les mots et était illettré. La gravure est profonde et fine, presque incisée, et la forme des lettres est irrégulière : la forme des T est différente entre les et lignes 2 et 3 (longueur importante de la barre horizontale à la ligne 3). Le A ne comporte pas de barre transversale, les O ont une forme ovale, parfois même pointue, les deux moitiés du M sont complètement inégales et son dernier jambage, largement débordant du précédent, prend appui sur lui. Enfin, les barres inférieures des L descendent en oblique sous la ligne. Les empattements des lettres sont bien marqués. H. des lettres : l. 1 : 3,6 à 3,8 (2 O : 4,2) ; l. 2 : 3,9 (O : 4,2) ; l. 3 : 4,1. COMMENTAIRE Cet autel porte la seule dédicace à Apollon conservée dans la cité des Convènes. Le lieu du remploi, Labroquère, commune limitrophe de Saint-Bertrand-de-Comminges, laisse ouverte l'hypothèse d'une origine urbaine ou suburbaine du vestige. Le dédicant ne s'est pas fait connaître sur l'inscription et a utilisé le verbe ponere, attesté dans le vocabulaire des inscriptions votives . On attendrait, cependant, plutôt aram posuit ou ex uoto posuit. Cette formule, s'il ne s'agit pas d'une maladresse lexicale du commanditaire ou d'une erreur du lapicide dans l'exécution de la commande, pourrait indiquer que l'autel en pierre constituait en lui-même l'offrande faite à la divinité en accomplissement du vœu. L'autel, à l'origine objet commémoratif du geste rituel, se transforma, avec le temps, en offrande proprement dite, devenant à la fois le signifiant et le signifié, comme l'a montré P. Veyne. Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008. ; Partie supérieure d'un autel votif épigraphe. Le couronnement est très endommagé, les volutes ont été arasées ainsi que la corniche. Ces volutes ainsi qu'un troisième enroulement scultpé au centre du couronnement étaient soulignés par un cordon en partie torsadé. Trois lignes de texte sont nettement lisibles, la gravure et profonde et soignée et les caractères réguliers (4 cm de haut en moyenne). Claudine Jacquet (03/01/06)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Apollon » est conservée au musée Saint-Raymond. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre. Sa période de création est identifiée comme : 2e quart 2e siècle.

Le musée conservateur

Le musée Saint-Raymond conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Apollon est conservée au musée Saint-Raymond dans le domaine archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. L'oeuvre a été exécutée en marbre. Ses dimensions sont Hauteur en cm 41,1 ; Largeur en cm 30,7 ; Profondeur en cm 18,3. Elle a été créée durant la 2e quart 2e siècle.

Contexte de création

La création de Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Apollon s'inscrit dans un moment charnière de la 2e quart 2e siècle. y répond aux interrogations de son temps avec une acuité remarquable, produisant une œuvre dont le musée Saint-Raymond assure aujourd'hui la conservation et la diffusion auprès du public. Le contexte de création enrichit la compréhension de cette pièce majeure.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Apollon » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

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