Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Iscittus par Hunnus
Description
Les faces latérales et antérieure de l'autel, très lisses au toucher, ont été polies très soigneusement. La face postérieure a également été polie, sauf sous la corniche où il reste des traces d'outil. Corps Le corps a été scié juste sous l'inscription. Couronnement - Corniche : les angles antérieurs et postérieur gauche sont brisés, le bandeau est endommagé sur les faces antérieure et latérale droite. Les faces latérales gauche et droite sont complètement dissymétriques. Modénature : le couronnement est débordant par rapport au corps. Chanfrein droit, listel plat, bandeau saillant sur les faces latérales et antérieure ; chanfrein droit, bandeau renversé sur la face postérieure. - Coussin : le coussin est constitué d'un bandeau d'attique plus large que haut, encadré de deux pulvilli cylindriques serrés en leur centre par une ceinture. Des torsades obliques, disposées symétriquement de part et d'autre de la ceinture, décorent le corps des pulvilli. Leur partie antérieure est ornée de cercles à bouton central ou de croix inscrites dans un cercle, dont une trace ténue s'observe à droite. Les pulvilli sont nettement séparés du bandeau d'attique sur les faces latérales. La face supérieure du coussin est plane. Un graffito (1612) est gravé à la pointe sur le dessus du coussin. ÉPIGRAPHIE Iscitto deo, / Hunnu, / Ulohoxis / fil(ius), / u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). Au dieu Iscittus, Hunnu, fils d'Ulohox, s'est acquitté de son voeu de bon gré et avec une juste reconnaissance. Ordinatio et paléographie La mise en page est assez réussie : le texte est aligné à gauche, sauf la ligne 4, qui est centrée. Le O final de la ligne 1 a dû toutefois être rétréci et un espace important a été laissé après la formule vslm à la ligne 5. La gravure est profonde et assez soignée. Les traces très discrètes de lignes guides s'observent aux lignes 1 à 4. Les jambages du M sont tous obliques et la forme des O est irrégulière d'une occurrence à l'autre. H. des lettres : l. 1 : 3 (E : 3,2 ; O : 1,4) ; l. 2 : 3 ; l. 3 : 2,8 à 3,1 ; l. 4 : 2,9 ; l. 5 : 2,9 à 3,4. DECOR Sur la face latérale gauche est sculpté un vase à libation, érodé en surface. Son goulot se termine par un bec carré, nettement détaché. La partie inférieure du col, à la limite avec la panse de forme globulaire, est décorée d'un cordon de carrés accolés. L'anse, massive, remonte en un coude arrondi au-dessus du niveau du bec et semble terminée, à sa base, par un renflement. Elle est fixée sur le vase au niveau de l'épaulement. Un tore sépare la panse du pied, qui a une forme de queue d'aronde. Un décor circulaire orne la face latérale droite de l'autel : un disque en faible relief, orné de huit rayons, est entouré d'un cercle épais, en très fort relief. COMMENTAIRE La divinité est attestée sur deux autels, tous deux découverts à Garin et tous deux conservés au musée Saint-Raymond de Toulouse . J. Gorrochategui, reprenant une hypothèse de L. Michelena, voit dans la forme du théonyme un indéclinable en -o plutôt qu'un datif, fruit d'une adaptation du nom divin à la deuxième déclinaison latine . Le rapprochement avec le terme basque ezki (l'aulne), fondé sur la seule homonymie, se heurte à une difficulté phonétique, celle de la voyelle initiale . Le nom du dédicant est un hapax, aussi bien dans sa racine que dans sa terminaison en -u, qui paraît indiquer un indéclinable . Des rapprochements ont été esquissés avec le toponyme actuel du village de Huos, ce qui n'est guère convaincant, et avec l'anthroponyme médiéval Unuso, hypothèse plus acceptable . Le nom du père, en revanche, est connu sur deux autres inscriptions, funéraires, qui témoignent d'un radical Uloho-, adapté aux deuxième ou troisième déclinaisons latines par l'intermédiaire d'un suffixe xs/ss, alternance courante dans les noms aquitaniques transmis par l'épigraphie latine . Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008. ; Eclaté par le bas ; enroulements de feuillages ; sur les latéraux sont la patère et la vase à libations. H. Rachou, 1912.
Sujet représenté
(vase à libation, disque)
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Iscittus par Hunnus » est conservée au musée Saint-Raymond. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre. Sa période de création est identifiée comme : 2e siècle;4e siècle.
Le musée conservateur
« Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Iscittus par Hunnus » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
Le musée Saint-Raymond conserve Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Iscittus par Hunnus. marbre. Cette pièce mesure Hauteur en cm 31 ; Largeur corniche en cm 23,6 ; Largeur corps en cm 20 ; Profondeur corniche en cm 13,7 ; Profondeur corps en cm 9,8. Elle figure : (vase à libation, disque). Elle a été créée durant la 2e siècle;4e siècle.
Contexte de création
Le moment historique de la 2e siècle;4e siècle éclaire la démarche de lorsqu'il crée Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Iscittus par Hunnus. Cette réalisation, préservée au musée Saint-Raymond, contient les résonances d'un milieu artistique en pleine mutation, où tradition et modernité s'entrechoquent pour produire des œuvres d'une grande originalité.
Voir aussi
Technique
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Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Partie supérieure d'un autel votif dédié au dieu Iscittus par Hunnus » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
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