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Autel votif dédié au dieu Iluro(n) par Maxuma
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Autel votif dédié au dieu Iluro(n) par Maxuma

Description

Toutes les faces de l'autel ont fait l'objet d'un même traitement, elles ont été polies très soigneusement (finition lisse au toucher). Base Sur la face antérieure de la base, l'angle gauche est brisé et l'arête inférieure est très abîmée. Modénature : rainure d'onglet, ovolo renversé, listel plat, doucine renversée, filet renversé sur les quatre faces. Couronnement Le coussin a été soigneusement arasé au niveau de la corniche, les traces d'outil sont encore visibles. - Corniche : les angles de la corniche sont légèrement érodés, les moulures sont très bien conservées. Modénature : le couronnement est débordant par rapport au corps. Cavet droit, listel plat, doucine droite, bandeau renversé sur les quatre faces. ÉPIGRAPHIE Deo / Iluroni, / Maxuma, / Flori fil(ia), / u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito) . Au dieu Iluro, Maxuma, fille de Florus, s'est acquittée de son vœu de bon gré et avec une juste reconnaissance. Ordinatio et paléographie Le lapicide a soigné l'ordinatio, qui n'est cependant pas complètement réussie. Les lignes sont en effet centrées les unes par rapport aux autres, mais l'inscription se trouve globalement trop décalée à gauche par rapport à l'espace disponible en fin de lignes. Les trois dernières lignes de texte penchent vers la droite, en particulier la ligne 3. La gravure est profonde et régulière, et les lettres sont de petites capitales carrées. Les M, aux jambages obliques, sont très larges et les O ont une forme bien circulaire. Les points de séparation sont des triangles bien marqués, sauf à la ligne 5 où les premier et troisième points sont matérialisés respectivement par une hedera (la tige et la feuille sont liées) et une fleur stylisée (composée d'une tige et de six points). Les empattements, gravés aussi profondément que le reste des lettres, ont une forme en V (bien visible aux extrémités du V de la ligne 3 et du L de la ligne 4) qui a pour conséquence d'aplatir le sommet des M, N et A. H. des lettres : l. 1 : 2 à 2,2 ; l. 2 : 1,9 ; l. 3 : 1,9 à 2 ; l. 4 : 1,7 à 1,8 ; l. 5 : 1,7 à 2. COMMENTAIRE Le nom de la divinité, Iluro(n), a été naturellement rapproché du toponyme antique Iluro, connu par l'Itinéraire Antonin, qui le situe sur la uia a Beneharno ad Caesaraugustum (voie de Lescar à Sarragosse), à douze lieues (26,4 km) de Beneharnum (Lescar). Le nom figure également sur une inscription rupestre d'Urdos en vallée d'Aspe (CIL XIII, 8894), située en bordure de la voie antique. Ces divers indices désignent la ville actuelle d'Oloron comme l'antique Iluro, qui fut un vicus des Tarbelli avant de devenir, peut-être au IVe siècle, capitale d'une des douze cités de Novempopulanie . R. Lizop attribuait la même étymologie, Iluro, au toponyme Louron (vallée de la Neste-du-Louron) et interprétait le radical ilur- comme une variante de ili-, racine du basque iri, uri, la cité . Le terme se rencontre également sur des inscriptions de Bétique comme de Tarraconnaise (CIL II, 1945, Malaga ; CIL II, 4616, Barcelone) . Il a été rapproché de l'élément ibère iltur/ildur-, transformé dans les inscriptions ou les textes latins en ilur-, évolution clairement dessinée par L. Michelena . Ces analyses, qui témoignent de la présence d'éléments ibères dans la langue aquitanique et illustrent la pérennité de celle-ci dans la toponymie, ne sont guère d'un grand secours pour déterminer la personnalité de la divinité, connue par la seule inscription de Mondilhan, dans la vallée de la Save, donc éloignée des hautes vallées du Louron ou des gaves d'Ossau et de Pau. La dédicante Maxuma, pérégrine libre, porte, comme son père Florus, un surnom latin répandu. La graphie Maxumus/a est cependant plus rare que la graphie ordinaire Maximus/a . Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Autel votif dédié au dieu Iluro(n) par Maxuma » est conservée au musée Saint-Raymond. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre de saint-béat, marbre. Sa période de création est identifiée comme : 1er siècle;2e siècle.

Le musée conservateur

Le musée Saint-Raymond conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Autel votif dédié au dieu Iluro(n) par Maxuma, oeuvre conservée au musée Saint-Raymond. marbre de saint-béat, marbre. Elle mesure Hauteur en cm 36 ; Hauteur corps en cm 14,5 ; Largeur base en cm 26 ; Largeur corps en cm 20,5 ; Profondeur base en cm 22 ; Profondeur corps en cm 15. Elle est datée de la 1er siècle;2e siècle.

Contexte de création

La création de Autel votif dédié au dieu Iluro(n) par Maxuma par s'inscrit dans le climat culturel et intellectuel de la 1er siècle;2e siècle. Conservée au musée Saint-Raymond, cette œuvre porte en elle les empreintes d'un moment charnière de l'histoire de l'art, où les artistes explorent de nouvelles formes d'expression et repoussent les limites de leur pratique.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Autel votif dédié au dieu Iluro(n) par Maxuma » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

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