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Anonyme — السابع عشر قرن

الوصف

Bronze repoussé et doré, sur lequel a été appliqué des émaux cloisonnés. ; Cuve du Brûle-parfums chinois L’arrière-plan cloisonné évoque un motif tapissant de perlages sur fond turquoise, une typologie fréquente sur les cuivres cloisonnés des 17e-18e siècles. Sur la panse, des chevaux célestes, et des chimères volent au-dessus d’une mer hérissée de rochers, sur fond de vagues et de nuages. Des appliqués repoussés et émaillés formant volutes et arabesques ont été rajoutés au niveau des jonctions entre la panse et les pieds, ajoutant à la complexité de l’objet. La large bordure du vase a été fixée à l’aide d’éléments en cuivre visibles en dessous. Cette bordure de cuivre cloisonnée présente des rinceaux de lotus sur sa partie inférieure et des dragons entrelacés sur fond turquoise sur sa partie supérieure visible. Des arabesques émergent du corps et des pattes des dragons représentés en bleu foncé. Les griffes visibles sur chaque patte sont au nombre de deux. Le décor est ponctué de médaillons avec deux dragons similaires affrontés sur fond vert. ; La monumentalité de la pièce, la richesse des matériaux, la finesse des cloisonnés et l’accumulation de motifs auspicieux et nobles de la mythologie chinoise affirment son caractère exceptionnel. Il s’agit sûrement d’une production officielle destinée à la cour. Les émaux cloisonnés (qiasi falang) sont mentionnés pour la première fois dans les sources chinoises sous la dynastie Yuan (1279-1368). Ils étaient certainement réalisés par des artisans byzantins ou du Moyen-Orient installés au sud de la Chine. Le procédé consiste à réaliser en premier lieu une forme en alliage cuivreux et cuivre sur laquelle l’artisan trace à l’encre les contours des motifs. Puis de fins rubans de cuivre sont placés en suivant le contour du décor à l’aide d’une pince et de colle à base de racine d’orchidée. On obtient ainsi un réseau de cloisons qui est par la suite rempli par différents types d’émaux de couleurs. La poudre d’émail elle-même est une pâte siliceuse colorée à l’aide de divers oxydes métalliques. L’ensemble passe au four à petit feu, c’est-à-dire cuit à basse température entre 680°C et 720°C, pour ne pas faire fondre les cloisons et brûler les émaux. L’opération doit être répétée plusieurs fois car les émaux réduisent et il faut ajouter de la matière pour compléter le motif. Une fois refroidie, la pièce est poncée soigneusement à l’aide de pierres rugueuses et de charbon pour permettre aux cloisons de fusionner avec l’émail. La surface devient ainsi douce et luisante. La dernière étape consiste à dorer l’épaisseur des cloisons restés visibles entre les émaux, mais aussi les pieds, les anses et le rebord. Les Chinois considèrent que la technique des émaux cloisonnés atteint son apogée au sous la dynastie Ming (1368-1644), notamment sous les règnes des empereurs Xuande (1425-1435) et Jingtai (1449-1457). Néanmoins, il connaît un nouvel essor sous la dynastie Qing (1644-1912) aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme en témoigne les exemples conservés à la Cité Interdite, au Musée des Arts décoratifs de Paris, au Musée national du Palais de Taipei, à l’Asian Art Museum de San Francisco et la collection ramenée de Pékin par le général de Beylié au musée des Beaux-Arts de Grenoble. La pièce du musée Bertrand est un dépôt du département de l’Indre, qui en a hérité du vicomte Gabriel de Fontarce, connu pour ses actions diplomatiques au service de la France. Il proviendrait du sac du Palais d’été, pillé et brûlé par un corps expéditionnaire composé de soldats français et britanniques le 18 octobre 1860. La plupart des collections françaises issues de ce pillage se trouvent actuellement au musée chinois de l’impératrice Eugénie au château de Fontainebleau. A ce jour, je n’ai pas trouvé de brûle-parfum exactement similaire à celui-ci, que ce soit dans la collection du château de Fontainebleau, à la Cité Interdite de Pékin ou au Musée des Arts décoratifs de Paris. Toutefois, les comparaisons stylistiques semblent indiquer que l’objet est plus ancien que ne le mentionne le cartel exposé. La manière de représenter les fleurs et particulièrement le style du décor montrant des chimères et des chevaux dans les vagues correspond à plusieurs pièces du règne de Kangxi (1662-1722). Les ajours formés par des corps de chilongs un peu carrés semblent correspondre également à ce style. Je n’ai pas encore trouvé en revanche de dragons chilong similaires à ceux présents sur l’aile et sur le couvercle du brûle-parfum. Les petites appliques sur les ajours du couvercle et en partie basse de la panse du vase semblent postérieures, comme l’a suggéré Madame Valérie Levesque, antiquaire et experte en arts asiatiques. L’utilisation de l’émail rose sur ces parties pourrait appuyer cette théorie. Concernant la provenance de cet objet, il y a fort à parier qu’il provienne en effet du sac du Palais d’Été, bien que cette information soit à vérifier. A moins qu’il ne s’agisse d’un cadeau diplomatique, comment un objet de cette qualité d’exécution aurait-il pu parvenir en France autrement ? On ne sait pas si le vicomte Gabriel de Fontarce s’était rendu en Chine. Il aurait pu être mis en vente sur le marché de l’art après avoir été ramené en France et acheté par celui-ci. Une enquête approfondie et prometteuse reste à faire sur les conditions d’arrivée de ce brûle-parfum dans les collections du musée Bertrand.

حول هذا العمل

العمل المعنون «هذا العمل»، المنسوب إلى anonyme، محفوظ في musée Bertrand. مرجع في قاعدة جوكوند، يشارك هذا العمل في التراث الفني الوطني المحفوظ في المتاحف المعتمدة.

التقنية والمواد

ينتمي هذا العمل إلى المجال: ameublement, vie domestique, Asie orientale. تم إنجازه باستخدام المواد والتقنيات التالية: bronze, cuivre, émail, repoussé, doré, cloisonné. تم تحديد فترة إنشائه على أنها: السابع عشر قرن.

المتحف الحافظ

يحتفظ musée Bertrand بهذا العمل ضمن مجموعاته. بصفته متحفًا حاملًا لعلامة «متحف فرنسا»، تلتزم المؤسسة بالحفاظ على القطع الموكلة إليها وإبراز قيمتها.

مصادر البيانات

المعلومات المتعلقة بهذا العمل مصدرها قاعدة جوكوند التابعة لوزارة الثقافة، المنشورة على data.culture.gouv.fr بموجب الرخصة المفتوحة v2.0 (Etalab).

حول هذا العمل الفني

bronze, cuivre, émail, repoussé, doré, cloisonné est le procédé utilisé pour cette oeuvre. Dimensions de l'oeuvre : Hauteur en cm 41.5 ; Diamètre en cm 90 ; Hauteur en cm 75 ; Diamètre en cm 96. Elle est datée de la 17e siècle.

سياق الإبداع

La 17e siècle offre à anonyme le terreau fertile pour concevoir . Cette œuvre, désormais joyau du musée Bertrand, est le fruit d'un dialogue constant entre l'artiste et les idées de son siècle. Le contexte de création confère à la pièce une dimension historique qui enrichit considérablement sa lecture.

الأسئلة الشائعة

كل ما تحتاج إلى معرفته

يتم حفظ عمل « عمل بدون عنوان » في musée Bertrand، مؤسسة تحمل شعار « متحف فرنسا ». يضمن هذا الشعار جودة حفظ المجموعات وإتاحتها للجمهور.

يُنسب هذا العمل إلى anonyme وفقًا لقاعدة بيانات جوسوندي من وزارة الثقافة. اطلع على صفحة الفنان على DellArte لاكتشاف مسيرته، وأعماله الأخرى والمتاحف التي تحتفظ بإبداعاته.

البيانات تأتي من قاعدة بيانات جوسوندي التابعة لوزارة الثقافة (data.culture.gouv.fr)، منشورة بموجب رخصة المصدر المفتوح v2.0 (Etalab). يتم تعبئة المعلومات بواسطة المتاحف التي تحافظ على الأعمال، وتتحقق منها خدمة المتاحف في فرنسا.

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