Situé à Castres, le musée Jean Jaurès fait partie du réseau des musées de France dans le Tarn.
Historiquement, En 1954, le musée de Castres, devenu musée Goya sept ans plus tôt, présente pour la première fois, sous l’autorité de son conservateur Gaston Poulain, une grande exposition à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de Jean Jaurès.
Photographies, documents de presse, manuscrits et objets divers sont ainsi rassemblés et présentés. Dès lors, la création d’un musée consacré à Jean Jaurès s’impose. Lancé par le maire Lucien Coudert (1953-1971), le projet est confié à Gaston Poulain.
La même année, le musée Jaurès ouvre dans les murs de l’Hôtel de Ville. Le 1er mai 1959, est inaugurée une nouvelle exposition à l’occasion du centenaire de sa mort. Sous la présidence de Joseph Paul-Boncour (avocat et ancien ministre), elle rassemble 1.088 pièces, de toutes natures.
Plusieurs d’entre-elles prêtées pour l’événement, sont cédées par leurs propriétaires (on retiendra Vincent Auriol). Le musée s’agrandit. Il occupe deux, puis trois salles de l’actuel musée Goya.
Face à des conditions de conservation problématiques et pour répondre à l’attrait croissant pour l’histoire sociale, l’idée s’impose de créer un musée à part entière, distinct du musée Goya, avec une vocation de recherche scientifique.
En 1981, l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand incite la municipalité castraise, alors rassemblée autour de Jean-Pierre Gabarrou, à créer un « vrai » musée Jean Jaurès. L’objectif est de disposer d’un établissement multifonctionnel : un musée doublé d’un centre de recherche.
Le 25 janvier 1983, se constitue à l’hôtel de ville « une association pour l’Étude et la Réalisation du Centre National Jean Jaurès (…) dans le but de contribuer par tous les moyens à la connaissance de la personne, de l’action et de l’œuvre de Jean Jaurès, afin d’en assurer la pérennité et le rayonnement », sous la présidence de Madeleine Rebérioux, alors présidente de la Société d’Études Jaurésiennes (SEJ), assistée de Rolande Trempé.
Les deux universitaires en conçoivent la muséographie. Les travaux scientifiques dureront 5 ans. Le 8 juin, le choix du site se porte sur l’immeuble dit « Delga », place Pélisson, préféré à l’hôtel Frascaty, au n°5 allées Corbière. L’architecte de la Ville, M.
Rayssiguier et l’architecte d’intérieur M. Llopart sont chargés de la réalisation.
Parallèlement, le recensement des œuvres et des collections devant rejoindre ce nouveau site est opéré par Jeannine Baticle puis Jean-Louis Augé, conservateurs du musée Goya-Jaurès et Alain Levy, conservateur de la bibliothèque municipale.
Le « CNMJJ » ou « centre Jaurès » tel qu’on l’appellera rapidement, ne disposera toutefois pas d’un conservateur spécifique. La Ville rattache la conservation dite « muséale » au musée Goya et celle dite des « bibliothèques » à la bibliothèque centrale.
Le 13 février 1988, le Centre ouvre ses portes. Le 16 novembre, le Président de la République François Mitterrand l’inaugure.
Réparti sur quatre niveaux, le CNMJJ présente un espace d’exposition temporaire, le musée proprement dit, une salle de conférence d’une capacité de 50 places et une salle de consultation.
Les expositions temporaires s’ouvrent autour de « Jaurès à l’affiche », « Jaurès en carte postale » puis des personnes engagées (Jules-Louis Puech, Francisco Ferrer…).
Le musée met également en valeur des artistes locaux (Maurice Garrigues, Georges Crouzat, Gaston-Louis Marchal, Alex Tomaszyk, Jean Segalat…).
Des conférences et débats accueillent Max Gallo, Maurice Aghulon, Jean-Jacques Becker, Gert Krummert, Jean Faury, Gilles Candar, Vincent Duclert, Rémy Pech… La politique culturelle de l’établissement s’articule autour de quatre thématiques : jeunesse, histoire, caricature, art local.
Se rendant plus accessible à un plus large public, le musée fait progresser sa fréquentation, de 9.000 visiteurs (2008) à 14.000 (2011).
Des expositions telles que « L’école au temps de Jaurès » (2009), « Le Canard Enchaîné » (2012), « Vie de Poilu » (2015)… Parallèlement, des supports pédagogiques sont actualisés et créés, des visites thématiques et interactives sont développées et des expositions itinérantes réalisées.
En 2009, la Ville organise le 150e anniversaire de la naissance de Jean Jaurès. Commémoration, expositions et colloque (« Jaurès, enfant de Castres », sous la présidence de Jean-Pierre Rioux) sont organisés.
Le Conseil municipal tient symboliquement une séance extraordinaire sur la place éponyme, pour lire des délibérations des années 1860-1870. En 2012, les travaux d’inventaire sont entamés. Le CNMJJ finalise cette entreprise et son récolement deux ans plus tard.
En novembre 2013, le CNMJJ organise une exposition « Jean Jaurès, le pacifique », présentant de nombreuses pièces méconnues du public.
Vient ensuite un colloque « Jaurès, pacifique et pacifiste ? » sous la présidence de Jean-Jacques Becker, première manifestation du calendrier des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. 2014 marque l’année du centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès.
De nombreuses commémorations et manifestations sont organisées dans toute la France. Si les regards se portent désormais sur la capitale, le CNMJJ, par la richesse de son fonds, assume son rôle de pourvoyeur privilégié.
Soutenant ainsi les différents événements autour de Jean Jaurès, il s’associe à près d’une centaine de partenaires pour la réalisation d’expositions (l’Assemblée Nationale, le Panthéon, les Archives départementales du Tarn,…), le prêt d’expositions itinérantes dans toute la France, l’édition de dossiers de presse, des publications d’ouvrages et des documentaires audiovisuels.
Depuis 2016, les expositions temporaires mettent en valeur les artistes locaux, des illustrateurs contemporains de Jean Jaurès et l’histoire locale, comme « L’histoire du CO, plus d’un siècle de rugby à Castres » (2018), une exposition inédite reflet d’une passion castraise.
L’activité scientifique se poursuit par de nombreuses conférences, toujours axées autour de l’histoire, mettant notamment en lumière des personnages peu connus de la famille du tribun socialiste. En 2017, l’opération « Jaurès hors les murs » est lancée.
L’objectif : Rencontrer celles et ceux qui ne peuvent se déplacer au CNMJJ. C’est donc l’établissement qui va à leur rencontre afin de présenter son activité et sa programmation.
En 2018, le colloque présenté sous la présidence de Vincent Duclert, Inspecteur de l’éducation nationale présente « Jaurès et l’Affaire Dreyfus, histoire d’un engagement ». Il atteste de la continuité de l’histoire et de la recherche jaurésienne.
Ce qui fait l'intérêt de cet établissement : Ancien hôtel particulier du XVIIe siècle, en centre-ville.
Ses atouts principaux : Riche d’un fonds constitué de nombreux documents manuscrits, imprimés, ouvrages, le Centre national et musée Jean Jaurès possède également d’importantes collections de caricatures, lithographies, dessins, articles de presse, œuvres d’art et objets divers de la IIIe République et de la vie politique en général, accessibles aux chercheurs, étudiants, historiens et à toute personne intéressée.
Le CNMJJ représente l’épicentre de l’histoire de Jaurès, son œuvre et son époque, au sein d’une constellation jaurésienne rassemblant le musée de l’Histoire Vivante de Montreuil (1939), la Société d’études Jaurésienne (1959), la Fondation Jean-Jaurès (1992) ou encore l’espace Jaurès à Pampelonne (2014).
Le musée est en lien avec Enseignant, philosophe, écrivain, journaliste, homme politique.. Jean Jaurès est un homme de son temps. Né à Castres le 3 septembre 1859, brillant élève, normalien d'exception, Jean Jaurès débute sa carrière comme professeur de philosophie.
Écrivain et journaliste, il se lance très tôt dans la politique pour devenir, à vingt-six ans, le plus jeune député de France ! Préoccupé par les questions économiques et sociales de son temps, Jean Jaurès intervient en 1892 lors de la grande grève des mineurs de Carmaux dont il prend la défense.
Dès lors, il devient le porte-parole de la classe ouvrière tout entière en mettant son éloquence et sa plume au service des avancées sociales (liberté syndicale, création des caisses de retraite..).
A la suite de la publication du fameux « J'accuse » de Zola en 1898, Jaurès prend la défense du Capitaine Dreyfus, considérant : « qu'il ne s'agit pas d'une simple affaire individuelle, mais de la souffrance d'un homme accusé à tort et de ses conséquences politiques ».
En 1904, il fonde le quotidien « L'Humanité » ce qui lui permet d'écrire en toute liberté. En 1905, à l'issue de longs débats, il parvient à unifier divers courants socialistes sous la bannière de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière).
Partisan convaincu de la séparation de l’Église et de l’État, Jaurès est également l'un des premiers à mettre en cause la politique coloniale de la France.
Pacifiste par conviction, il s'attache jusqu'à sa fin tragique à sensibiliser l'opinion sur les conséquences de la guerre imminente. Le 31 juillet 1914, il est assassiné à Paris au Café du Croissant et devient pour beaucoup le premier mort de la Grande Guerre.
Les domaines couverts par les collections incluent : Histoire. L'établissement est accessible au 2 place Pélisson, Castres. L'établissement a été fondé en 1988. Pour toute information, appeler le 05 63 62 41 83.
Le site internet du musée : www.ville-castres.fr/fr/centre-national-et-musee-jean-jaures-presentation.
历史
En 1954, le musée de Castres, devenu musée Goya sept ans plus tôt, présente pour la première fois, sous l’autorité de son conservateur Gaston Poulain, une grande exposition à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de Jean Jaurès.
Photographies, documents de presse, manuscrits et objets divers sont ainsi rassemblés et présentés. Dès lors, la création d’un musée consacré à Jean Jaurès s’impose. Lancé par le maire Lucien Coudert (1953-1971), le projet est confié à Gaston Poulain.
La même année, le musée Jaurès ouvre dans les murs de l’Hôtel de Ville. Le 1er mai 1959, est inaugurée une nouvelle exposition à l’occasion du centenaire de sa mort. Sous la présidence de Joseph Paul-Boncour (avocat et ancien ministre), elle rassemble 1.088 pièces, de toutes natures.
Plusieurs d’entre-elles prêtées pour l’événement, sont cédées par leurs propriétaires (on retiendra Vincent Auriol). Le musée s’agrandit. Il occupe deux, puis trois salles de l’actuel musée Goya.
Face à des conditions de conservation problématiques et pour répondre à l’attrait croissant pour l’histoire sociale, l’idée s’impose de créer un musée à part entière, distinct du musée Goya, avec une vocation de recherche scientifique.
En 1981, l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand incite la municipalité castraise, alors rassemblée autour de Jean-Pierre Gabarrou, à créer un « vrai » musée Jean Jaurès. L’objectif est de disposer d’un établissement multifonctionnel : un musée doublé d’un centre de recherche.
Le 25 janvier 1983, se constitue à l’hôtel de ville « une association pour l’Étude et la Réalisation du Centre National Jean Jaurès (…) dans le but de contribuer par tous les moyens à la connaissance de la personne, de l’action et de l’œuvre de Jean Jaurès, afin d’en assurer la pérennité et le rayonnement », sous la présidence de Madeleine Rebérioux, alors présidente de la Société d’Études Jaurésiennes (SEJ), assistée de Rolande Trempé.
Les deux universitaires en conçoivent la muséographie. Les travaux scientifiques dureront 5 ans. Le 8 juin, le choix du site se porte sur l’immeuble dit « Delga », place Pélisson, préféré à l’hôtel Frascaty, au n°5 allées Corbière. L’architecte de la Ville, M.
Rayssiguier et l’architecte d’intérieur M. Llopart sont chargés de la réalisation.
Parallèlement, le recensement des œuvres et des collections devant rejoindre ce nouveau site est opéré par Jeannine Baticle puis Jean-Louis Augé, conservateurs du musée Goya-Jaurès et Alain Levy, conservateur de la bibliothèque municipale.
Le « CNMJJ » ou « centre Jaurès » tel qu’on l’appellera rapidement, ne disposera toutefois pas d’un conservateur spécifique. La Ville rattache la conservation dite « muséale » au musée Goya et celle dite des « bibliothèques » à la bibliothèque centrale.
Le 13 février 1988, le Centre ouvre ses portes. Le 16 novembre, le Président de la République François Mitterrand l’inaugure.
Réparti sur quatre niveaux, le CNMJJ présente un espace d’exposition temporaire, le musée proprement dit, une salle de conférence d’une capacité de 50 places et une salle de consultation.
Les expositions temporaires s’ouvrent autour de « Jaurès à l’affiche », « Jaurès en carte postale » puis des personnes engagées (Jules-Louis Puech, Francisco Ferrer…).
Le musée met également en valeur des artistes locaux (Maurice Garrigues, Georges Crouzat, Gaston-Louis Marchal, Alex Tomaszyk, Jean Segalat…).
Des conférences et débats accueillent Max Gallo, Maurice Aghulon, Jean-Jacques Becker, Gert Krummert, Jean Faury, Gilles Candar, Vincent Duclert, Rémy Pech… La politique culturelle de l’établissement s’articule autour de quatre thématiques : jeunesse, histoire, caricature, art local.
Se rendant plus accessible à un plus large public, le musée fait progresser sa fréquentation, de 9.000 visiteurs (2008) à 14.000 (2011).
Des expositions telles que « L’école au temps de Jaurès » (2009), « Le Canard Enchaîné » (2012), « Vie de Poilu » (2015)… Parallèlement, des supports pédagogiques sont actualisés et créés, des visites thématiques et interactives sont développées et des expositions itinérantes réalisées.
En 2009, la Ville organise le 150e anniversaire de la naissance de Jean Jaurès. Commémoration, expositions et colloque (« Jaurès, enfant de Castres », sous la présidence de Jean-Pierre Rioux) sont organisés.
Le Conseil municipal tient symboliquement une séance extraordinaire sur la place éponyme, pour lire des délibérations des années 1860-1870. En 2012, les travaux d’inventaire sont entamés. Le CNMJJ finalise cette entreprise et son récolement deux ans plus tard.
En novembre 2013, le CNMJJ organise une exposition « Jean Jaurès, le pacifique », présentant de nombreuses pièces méconnues du public.
Vient ensuite un colloque « Jaurès, pacifique et pacifiste ? » sous la présidence de Jean-Jacques Becker, première manifestation du calendrier des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. 2014 marque l’année du centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès.
De nombreuses commémorations et manifestations sont organisées dans toute la France. Si les regards se portent désormais sur la capitale, le CNMJJ, par la richesse de son fonds, assume son rôle de pourvoyeur privilégié.
Soutenant ainsi les différents événements autour de Jean Jaurès, il s’associe à près d’une centaine de partenaires pour la réalisation d’expositions (l’Assemblée Nationale, le Panthéon, les Archives départementales du Tarn,…), le prêt d’expositions itinérantes dans toute la France, l’édition de dossiers de presse, des publications d’ouvrages et des documentaires audiovisuels.
Depuis 2016, les expositions temporaires mettent en valeur les artistes locaux, des illustrateurs contemporains de Jean Jaurès et l’histoire locale, comme « L’histoire du CO, plus d’un siècle de rugby à Castres » (2018), une exposition inédite reflet d’une passion castraise.
L’activité scientifique se poursuit par de nombreuses conférences, toujours axées autour de l’histoire, mettant notamment en lumière des personnages peu connus de la famille du tribun socialiste. En 2017, l’opération « Jaurès hors les murs » est lancée.
L’objectif : Rencontrer celles et ceux qui ne peuvent se déplacer au CNMJJ. C’est donc l’établissement qui va à leur rencontre afin de présenter son activité et sa programmation.
En 2018, le colloque présenté sous la présidence de Vincent Duclert, Inspecteur de l’éducation nationale présente « Jaurès et l’Affaire Dreyfus, histoire d’un engagement ». Il atteste de la continuité de l’histoire et de la recherche jaurésienne.
馆藏亮点
Riche d’un fonds constitué de nombreux documents manuscrits, imprimés, ouvrages, le Centre national et musée Jean Jaurès possède également d’importantes collections de caricatures, lithographies, dessins, articles de presse, œuvres d’art et objets divers de la IIIe République et de la vie politique en général, accessibles aux chercheurs, étudiants, historiens et à toute personne intéressée.
Le CNMJJ représente l’épicentre de l’histoire de Jaurès, son œuvre et son époque, au sein d’une constellation jaurésienne rassemblant le musée de l’Histoire Vivante de Montreuil (1939), la Société d’études Jaurésienne (1959), la Fondation Jean-Jaurès (1992) ou encore l’espace Jaurès à Pampelonne (2014).
建筑
Ancien hôtel particulier du XVIIe siècle, en centre-ville.
相关人物
Enseignant, philosophe, écrivain, journaliste, homme politique... Jean Jaurès est un homme de son temps. Né à Castres le 3 septembre 1859, brillant élève, normalien d'exception, Jean Jaurès débute sa carrière comme professeur de philosophie.
Écrivain et journaliste, il se lance très tôt dans la politique pour devenir, à vingt-six ans, le plus jeune député de France ! Préoccupé par les questions économiques et sociales de son temps, Jean Jaurès intervient en 1892 lors de la grande grève des mineurs de Carmaux dont il prend la défense.
Dès lors, il devient le porte-parole de la classe ouvrière tout entière en mettant son éloquence et sa plume au service des avancées sociales (liberté syndicale, création des caisses de retraite...).
A la suite de la publication du fameux « J'accuse » de Zola en 1898, Jaurès prend la défense du Capitaine Dreyfus, considérant : « qu'il ne s'agit pas d'une simple affaire individuelle, mais de la souffrance d'un homme accusé à tort et de ses conséquences politiques ».
En 1904, il fonde le quotidien « L'Humanité » ce qui lui permet d'écrire en toute liberté. En 1905, à l'issue de longs débats, il parvient à unifier divers courants socialistes sous la bannière de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière).
Partisan convaincu de la séparation de l’Église et de l’État, Jaurès est également l'un des premiers à mettre en cause la politique coloniale de la France.
Pacifiste par conviction, il s'attache jusqu'à sa fin tragique à sensibiliser l'opinion sur les conséquences de la guerre imminente. Le 31 juillet 1914, il est assassiné à Paris au Café du Croissant et devient pour beaucoup le premier mort de la Grande Guerre.
领域与收藏
收藏主题
Beaux-Arts : Dessin, Estampe et Affiche, Peinture;Autres collections : Archives papier, Photographie;Histoire : Période historique, Musée thématique, Biographie
博物馆简介
位于 Castres (Tarn),musée Jean Jaurès 是文化部“法国博物馆”标签博物馆网络的一部分。该标签保证其收藏的质量以及机构在保护、无障碍和文化传播方面的承诺。博物馆是本地和区域文化生活的重要参考地点。
收藏与领域
musée Jean Jaurès 保存多个领域的藏品:Histoire。这种多样性让访客可以探索遗产的不同方面,从古代艺术到现代作品,从日常用品到珍稀展品。根据“法国博物馆”标签的要求,藏品目录会定期更新。
实用信息
musée Jean Jaurès 位于 地址::adresse, 81100 Castres。开放时间和门票价格可能会根据季节变化。建议在访日前直接联系博物馆或访问其官方网站。机构可能提供导览、教育工作坊和适合所有公众的活动。
博物馆及其区域
musée Jean Jaurès 的存在有助于提升 Castres 和 Tarn 的文化影响力。博物馆与地区内的其他文化机构保持联系,并参加国家级活动,如“博物馆之夜”或“欧洲文化遗产日”。
“法国博物馆”标签
“法国博物馆”标签由2002年1月4日颁布的关于法国博物馆的法律管理。该标签授予那些收藏具有公共利益、并承诺遵守保护、修复、盘点和无障碍等义务的博物馆。musée Jean Jaurès 满足这些要求,从而保障其藏品的保存,惠及未来世代。
数据来源
本页面提供的信息来自文化部的 Muséofile 数据库,发布在 data.culture.gouv.fr 的开放授权 v2.0(Etalab)下。与本博物馆相关的作品来自 Joconde 数据库。这些数据会定期更新。
另请参阅
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常见问题
您需要了解的一切
musée Jean Jaurès 位于 Castres,属于 Tarn 省。请查看博物馆页面以获取完整地址和联系方式。
musée Jean Jaurès 的收藏已被列入文化部的 Muséofile 数据库。请查看博物馆页面了解其馆藏涵盖的主题领域。
是的,musée Jean Jaurès 拥有文化部授予的"法国博物馆"标签,该标签保证其收藏的质量和可访问性。
musée Jean Jaurès 的部分作品已数字化,可通过我们网站上的 Joconde 数据库查看。在线可用的作品数量可能有所不同。
开放时间因季节和星期不同而异。请直接联系博物馆或查阅其官方网站以获取最新开放时间。
票价取决于具体机构。许多博物馆提供优惠票价,并为某些类别的访客提供免费入场条件。
无障碍设施因机构和场地布局而异。请在参观前向博物馆咨询可用的便利设施。
其他获得标签认证的博物馆位于 Castres 或附近的城镇。请查看城市或省份页面以了解所有博物馆资源。
许多获得标签认证的博物馆提供导览、工作坊和活动。请直接联系机构了解当前的活动安排。
数据来自文化部的 Muséofile 数据库 (data.culture.gouv.fr),依据开放许可证 v2.0 发布。