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Partie inférieure d'un autel votif utilisé en remploi dès l'Antiquité
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Partie inférieure d'un autel votif utilisé en remploi dès l'Antiquité

Description

La face antérieure de l'autel a été sciée sur toute la hauteur conservée (base et corps). Base Sur la face antérieure, la base, comme le corps, a été sciée. Les faces latérales de l'autel ont été piquetées. Un enlèvement de section carré a été pratiqué au bas de la base, sur toute la largeur de la face antérieure. Modénature : gorge, ovolo renversé, listel plat très érodé, doucine renversée sur la face postérieure. Corps Un enlèvement de section triangulaire a été pratiqué le long du bord droit du monument, sur toute la hauteur du fragment conservé, et la face antérieure a été sciée sur toute sa hauteur. Les faces latérales ont été piquetées. La face postérieure présente des traces d'outil non uniformes. ÉPIGRAPHIE Le champ épigraphique est entamé sur plusieurs côtés : le début de l'inscription a disparu avec la partie supérieure du monument, et la retaille de l'arête droite du corps a endommagé ou fait disparaître la dernière lettre de chaque ligne. Les traces obliques parallèles dues au sciage de la face antérieure n'ont même pas été égrisées par le lapicide pour préparer la surface du champ épigraphique, elles sont encore entièrement apparentes sous le texte. ---] / Vennon[i]/us Veru[s], / marm'or'a/rius, posuit. ---, Vennonius Verus, marbrier, a élevé ce monument. Ordinatio et paléographie La mise en page est soignée, même si l'alignement à gauche n'est pas parfait. La taille des lettres est globalement rétrécie à la dernière ligne, excepté celle des lettres de la dernière syllabe de marmora/rius, légèrement plus grandes que les autres. La gravure est profonde et large, les empattements sont bien marqués. Les lettres sont très régulières, de forme presque carrée, et les points de séparation sont triangulaires. La barre oblique des R prend appui sur la boucle (elles sont légèrement incurvées aux troisième et quatrième lignes conservées) et la forme des O est irrégulière (plus ou moins ovale). H. des lettres : l. 1 : 4,7 à 4,9 ; l. 2 : 4,7 à 5 ; l. 3 : 4,7 à 4,9 ; l. 4 : RIVS : 3,1 ; POSVIT : 2,9. COMMENTAIRE Deux fragments de courbe et l'extrémité d'une haste sont conservés à la ligne précédant le gentilice. J. Sacaze, proposait de lire ...SA[E]. Cette hypothèse, plausible, est invérifiable étant donné l'état de conservation actuel de la pierre. O. Hirschfeld lisait, lui C[.]SA [---. La pierre a fait l'objet de deux remplois, l'un antique, l'autre probablement moderne. Le monument originel devait avoir une destination votive : les moulures de la base, conservées sur la face postérieure, ne pouvaient en effet appartenir qu'à un autel, pourvu d'une base et d'un couronnement. La face antérieure de cet autel a été intégralement sciée, du haut du corps jusqu'au bas de la base, et l'inscription a été gravée sur la surface ainsi préparée. Le marbrier Vennonius Verus, exécutant ou dédicant de l'inscription, devait donc avoir récupéré un autel de rebut (mauvaise gravure ou accident sur la face antérieure) et l'avoir retaillé. Diverses hypothèses sont envisageables sur la nature de ce remploi, l'hypothèse d'un faux récent étant exclue par la qualité de l'inscription, la nature de la formule choisie et la rareté du gentilice Vennonius. La retaille, qui a fait disparaître toutes les caractéristiques de l'autel votif, rend peu probable une destination rituelle, même si le verbe posuit est courant dans le vocabulaire des inscriptions votives . La transformation en stèle funéraire est envisageable, l'existence de la moulure arrière de la base permettant de stabiliser l'objet. La qualité de marmorarius de Vennonius Verus permet également d'envisager une réutilisation professionnelle de l'objet retaillé, comme surface d'entraînement, de démonstration ou même d'exposition . Le sciage de l'autel paraît cependant une opération bien longue pour une destination de ce type. Le gentilice est particulièrement rare dans les provinces occidentales : trois attestations seulement en Narbonnaise, trois dans les Germanies et une dans le Norique . Il n'est vraiment représenté qu'en Étrurie, berceau originel du nom . Marmorarius, Vennonius Verus était marbrier, c'est-à-dire " tailleur de marbre ", chargé d'opérations de transformation des blocs extraits de la carrière. Ces travaux pouvaient s'effectuer dans la carrière elle-même, comme en témoignent les dédicaces des marmorarii découvertes dans la carrière de marbre de Rapp près de Saint-Béat , mais aussi dans des ateliers extérieurs aux carrières, où se réalisait, à partir de blocs ébauchés, le produit fini. Le travail du marmorarius allait donc de l'ébauchage des formes à la sculpture des détails du décor, ce qui laisse supposer différentes catégories de compétences et d'expériences à l'intérieur de la corporation. Le terme se rencontre ainsi plus souvent dans les villes consommatrices, comme à Pouzzoles, où figure, entre autres, un redemptor marmorarius, que dans les zones d'extraction proprement dites . En dehors de la présente inscription, trois occurrences seulement sont recensées dans les Pyrénées centrales, pourtant riches en carrières de marbre durant l'Antiquité . Voisinent aussi, sous la même appellation, des artisans, pérégrins modestes ou citoyens plus fortunés, mais aussi des entrepreneurs au statut juridique varié (citoyens ou affranchis), mais à la situation économique et sociale beaucoup plus relevée, comme Flavius Pytheas, marmorarius et IIvir quinquennalis de Pouzzoles . Le second remploi de l'autel (remploi d'un remploi) est plus récent, vraisemblablement moderne et lié à la réutilisation du bloc dans la maçonnerie de l'église d'Ardiège. Les entailles pratiquées, en bas sur toute la largeur du corps et le long du bord droit de la face antérieure, indiquent une retaille destinée à l'encastrement du bloc dans un bâtiment. Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008 ; Autel votif épigraphe incomplet. Le couronnement et le début de l'inscription ont disparu. La face principale et les latéraux ont été retaillés. L'inscription présente des traces de pic, elle est retaillée sur le côté droit et la partie inférieure présente un décrochement important. Inscription sur quatre lignes, épigraphie soignée, caractères réguliers de 4 cm de haut sur les trois premières lignes et de 3 cm sur la dernière ligne. La dernière lettre de chaque ligne a été emportée par un coup de scie. Claudine Jacquet

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Partie inférieure d'un autel votif utilisé en remploi dès l'Antiquité » est conservée au musée Saint-Raymond. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre. Sa période de création est identifiée comme : 2e moitié 2e siècle.

Le musée conservateur

« Partie inférieure d'un autel votif utilisé en remploi dès l'Antiquité » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Le musée Saint-Raymond conserve Partie inférieure d'un autel votif utilisé en remploi dès l'Antiquité. Elle est réalisée avec la technique suivante : marbre. Format : Hauteur en cm 49,2 ; Largeur en cm 33 ; Profondeur en cm 23. L'oeuvre date de la 2e moitié 2e siècle.

Contexte de création

crée Partie inférieure d'un autel votif utilisé en remploi dès l'Antiquité à une époque où la 2e moitié 2e siècle transforme en profondeur le paysage artistique. Le musée Saint-Raymond, qui abrite cette œuvre, offre au visiteur la possibilité de mesurer l'influence du contexte historique et culturel sur la démarche de l'artiste. Les circonstances de la création éclairent le sens et la portée de cette pièce remarquable.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Partie inférieure d'un autel votif utilisé en remploi dès l'Antiquité » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

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