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La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social
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La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social

Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) — Guise, 1872, Versailles, 1941 ; femme#Marie-Jeanne Dallet, fille d'Emilie Dallet et nièce de Marie Moret, s'est initiée à la photographie à Nîmes en compagnie d'Auguste Fabre durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' "intéressantes et instructives". — 4e quart 19e siècle

Description

La photographie montre la mercerie du Familistère de Guise, située à gauche de l'entrée principale du pavillon central. Le magasin fournit des étoffes, des vêtements, des chaussures et des objets d'ameublement. Au centre de l'image, une vitrine présente des pendules et des chandeliers pour la décoration des appartements. Sur les rayonnages sont disposés des paquets et des rouleaux de tissus. La photographie a été soigneusement mise en scène par son auteur. Trois groupes de femmes composent l'image. Au premier plan, une employée, reconnaissable à son tablier, conseille une habitante sur une pendule, au centre, une autre confectionne une couronne de fleurs, et, au fond, deux femmes s'échangent un paquet. ##La photographie est très vraisemblablement contemporaine de la vue du dépôt de pain dans l’épicerie du Familistère de Guise, (1976-1-532). Dans la mercerie, comme dans l’épicerie ou la boucherie des économats, la photographe dirige avec précision ses modèles de clientes, des Familistériennes recrutées pour la séance de prise de vues. ; Le Familistère de Guise a, depuis l’origine, ses propres magasins d’approvisionnement, situés dans l’aile sud du pavillon central du Palais social et dans les économats. Ces magasins coopératifs de proximité représentent, pour Jean-Baptiste André Godin, une importante mesure d’économie sociale.##La brochure « Le Familistère de Guise illustré. Résultat de vingt ans d’association. 1880-1900 », éditée en 1900, donne une brève description des services commerciaux : « Les magasins sont répartis en deux groupes. L’un occupe le rez-de-chaussée du pavillon central et comprend l’épicerie, la vente du pain, des liquides, des articles de ménage, des meubles, des chaussures, des vêtements, etc. L’autre groupe, dans lesquels figurent les services les plus encombrants, comprend la boulangerie (fabrication), la buvette, l’alimentation et les combustibles. Ils se trouvent relégués dans des bâtiments annexes ».##Les magasins du Familistère de Guise sont pratiques et vertueux : ce sont des commerces de très grande proximité ; ils fournissent à bon marché des produits utiles et de bonne qualité. Ils constituent, aux yeux de Godin, des équivalents de la richesse. Les magasins du Familistère de Guise fonctionnent dès l’origine selon un régime coopératif. Ils font partie des activités commerciales de l’Association coopérative du capital et du travail quand celle-ci est fondée en 1880. Les employés des commerces, en général des habitants du Familistère de Guise, sont membres de l’Association. En 1881, sont créés des carnets de consommation, sur lesquels sont portées les sommes créditées à la caisse de l’économe, ainsi que les dépenses effectuées dans les magasins du Palais social. Jusque 1881, les bénéfices des magasins sont investis dans les institutions éducatives et sociales du Familistère de Guise. Par la suite, les bénéfices sont en partie distribués aux acheteurs, au prorata des dépenses effectuées par le moyen des carnets.##Consignées dans un album de vues, elles ont servi de source pour la production de diapositives pour conférences avec projection, données entre autres par Auguste Fabre (à l'exemple de celle donnée en mars 1898 au Musée Social à Paris).##Une partie de ces vues, dont celle-ci, sert d'illustration à la brochure "Le Familistère de Guise illustré" parue à l'été 1900 et co-écrite par Auguste Fabre, Jules Jean Prudhommeaux, Emilie et Marie-Jeanne Dallet. En effet, en diffusant largement la brochure, Marie Moret précise dans plusieurs lettres que Marie-Jeanne est l'autrice des vues : "Les vues sont dues à Jeanne, c'est elle qui en a fourni les photographies, sauf celle n° 25 page 42, où la personne debout derrière les enfants est Jeanne elle-même. Alors c'était Emilie qui faisait le photographe, ce qu'elle eut bien été empêchée de faire page 51 vue n° 56 [...] Je passe aux initiales d'auteurs : D représente à la fois ma soeur et ma nièce qui ont largement concouru au texte et fourni toutes les vues." (Lettre de Marie Moret à Armand Grebel, le 12 septembre 1900 - n° inv. 2005-0-123, f. 243r, 244v).

Sujet représenté

scène,femme,commerce

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social », attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941), est conservée au Familistère de Guise. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : photographie, ethnologie, commerce - économie - finances. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : Tirage au gélatino-bromure d'argent. Sa période de création est identifiée comme : 4e quart 19e siècle.

Le musée conservateur

Le Familistère de Guise conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social, oeuvre de photographie, ethnologie, commerce - économie - finances, est due à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) et conservée au Familistère de Guise. Tirage au gélatino-bromure d'argent est le procédé utilisé pour cette oeuvre. Ses dimensions sont Hauteur en cm : 11 ; Largeur en cm : 17. On y reconnaît : scène,femme,commerce. L'oeuvre date de la 4e quart 19e siècle. Concernant cette pièce : Guise, 1872, Versailles, 1941 ; femme#Marie-Jeanne Dallet, fille d'Emilie Dallet et nièce de Marie Moret, s'est initiée à la photographie à Nîmes en compagnie d'Auguste Fabre durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' "intéressantes et instructives".

Contexte de création

La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social émerge du bouillonnement de la 4e quart 19e siècle, époque où Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) atteint la pleine maturité de son art. Visible au Familistère de Guise, cette œuvre illustre à quel point le contexte historique nourrit et façonne la création artistique, lui conférant une profondeur qui va bien au-delà de la seule dimension esthétique.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

Les droits d'utilisation des images dépendent de l'œuvre, de l'artiste et du musée. Si l'auteur est décédé depuis plus de 70 ans, l'œuvre est dans le domaine public en France. Les données textuelles (titre, technique, dimensions) sont sous Licence Ouverte et réutilisables librement.

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