La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social
Description
La photographie montre la mercerie du Familistère de Guise, située à gauche de l'entrée principale du pavillon central. Le magasin fournit des étoffes, des vêtements, des chaussures et des objets d'ameublement. Au centre de l'image, une vitrine présente des pendules et des chandeliers pour la décoration des appartements. Sur les rayonnages sont disposés des paquets et des rouleaux de tissus. La photographie a été soigneusement mise en scène par son auteur. Trois groupes de femmes composent l'image. Au premier plan, une employée, reconnaissable à son tablier, conseille une habitante sur une pendule, au centre, une autre confectionne une couronne de fleurs, et, au fond, deux femmes s'échangent un paquet. ##La photographie est très vraisemblablement contemporaine de la vue du dépôt de pain dans l’épicerie du Familistère de Guise, (1976-1-532). Dans la mercerie, comme dans l’épicerie ou la boucherie des économats, la photographe dirige avec précision ses modèles de clientes, des Familistériennes recrutées pour la séance de prise de vues. ; Le Familistère de Guise a, depuis l’origine, ses propres magasins d’approvisionnement, situés dans l’aile sud du pavillon central du Palais social et dans les économats. Ces magasins coopératifs de proximité représentent, pour Jean-Baptiste André Godin, une importante mesure d’économie sociale.##La brochure « Le Familistère de Guise illustré. Résultat de vingt ans d’association. 1880-1900 », éditée en 1900, donne une brève description des services commerciaux : « Les magasins sont répartis en deux groupes. L’un occupe le rez-de-chaussée du pavillon central et comprend l’épicerie, la vente du pain, des liquides, des articles de ménage, des meubles, des chaussures, des vêtements, etc. L’autre groupe, dans lesquels figurent les services les plus encombrants, comprend la boulangerie (fabrication), la buvette, l’alimentation et les combustibles. Ils se trouvent relégués dans des bâtiments annexes ».##Les magasins du Familistère de Guise sont pratiques et vertueux : ce sont des commerces de très grande proximité ; ils fournissent à bon marché des produits utiles et de bonne qualité. Ils constituent, aux yeux de Godin, des équivalents de la richesse. Les magasins du Familistère de Guise fonctionnent dès l’origine selon un régime coopératif. Ils font partie des activités commerciales de l’Association coopérative du capital et du travail quand celle-ci est fondée en 1880. Les employés des commerces, en général des habitants du Familistère de Guise, sont membres de l’Association. En 1881, sont créés des carnets de consommation, sur lesquels sont portées les sommes créditées à la caisse de l’économe, ainsi que les dépenses effectuées dans les magasins du Palais social. Jusque 1881, les bénéfices des magasins sont investis dans les institutions éducatives et sociales du Familistère de Guise. Par la suite, les bénéfices sont en partie distribués aux acheteurs, au prorata des dépenses effectuées par le moyen des carnets.##Consignées dans un album de vues, elles ont servi de source pour la production de diapositives pour conférences avec projection, données entre autres par Auguste Fabre (à l'exemple de celle donnée en mars 1898 au Musée Social à Paris).##Une partie de ces vues, dont celle-ci, sert d'illustration à la brochure "Le Familistère de Guise illustré" parue à l'été 1900 et co-écrite par Auguste Fabre, Jules Jean Prudhommeaux, Emilie et Marie-Jeanne Dallet. En effet, en diffusant largement la brochure, Marie Moret précise dans plusieurs lettres que Marie-Jeanne est l'autrice des vues : "Les vues sont dues à Jeanne, c'est elle qui en a fourni les photographies, sauf celle n° 25 page 42, où la personne debout derrière les enfants est Jeanne elle-même. Alors c'était Emilie qui faisait le photographe, ce qu'elle eut bien été empêchée de faire page 51 vue n° 56 [...] Je passe aux initiales d'auteurs : D représente à la fois ma soeur et ma nièce qui ont largement concouru au texte et fourni toutes les vues." (Lettre de Marie Moret à Armand Grebel, le 12 septembre 1900 - n° inv. 2005-0-123, f. 243r, 244v).
Subject depicted
scène,femme,commerce
About this work
The artwork titled "La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social", attributed to Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941), is preserved at Familistère de Guise. Referenced in the Joconde database, this work contributes to the national artistic heritage preserved in labeled museums.
Technique and Materials
This work belongs to the field: photographie, ethnologie, commerce - économie - finances. It was created using the following materials and techniques: Tirage au gélatino-bromure d'argent. Its period of creation is identified as: 4th quarter 19th Century.
The Conserving Museum
Familistère de Guise preserves this work in its collections. As a « Musée de France » labeled museum, the institution is committed to preserving and showcasing the pieces entrusted to it.
Data sources
The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).
About this artwork
La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social, oeuvre de photographie, ethnologie, commerce - économie - finances, est due à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) et conservée au Familistère de Guise. Tirage au gélatino-bromure d'argent est le procédé utilisé pour cette oeuvre. Ses dimensions sont Hauteur en cm : 11 ; Largeur en cm : 17. On y reconnaît : scène,femme,commerce. L'oeuvre date de la 4e quart 19e siècle. Concernant cette pièce : Guise, 1872, Versailles, 1941 ; femme#Marie-Jeanne Dallet, fille d'Emilie Dallet et nièce de Marie Moret, s'est initiée à la photographie à Nîmes en compagnie d'Auguste Fabre durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' "intéressantes et instructives".
Creation context
La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social émerge du bouillonnement de la 4e quart 19e siècle, époque où Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) atteint la pleine maturité de son art. Visible au Familistère de Guise, cette œuvre illustre à quel point le contexte historique nourrit et façonne la création artistique, lui conférant une profondeur qui va bien au-delà de la seule dimension esthétique.
See also
Frequently Asked Questions
Everything you need to know
The work « La mercerie du Familistère de Guise au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social » is held at Familistère de Guise, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.
This artwork is attributed to Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) according to the Joconde database of the Ministry of Culture. Check the artist's profile on DellArte to discover their background, other works, and museums that house their creations.
Data comes from the Joconde database of the Ministry of Culture (data.culture.gouv.fr), distributed under Open License v2.0 (Etalab). The records are provided by the museums and validated by the French Museum Service.
The work is part of the collections of a « Musée de France »-labelled museum. Contact the hosting museum to verify if the work is currently on display or held in reserve. Opening hours and admission fees are available on the museum's official website.
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Museum shops often sell reproductions of their main works (postcards, posters, art books). For public domain works, services like RMN-Grand Palais (photo.rmn.fr) offer professional photographic reproductions.