Préparation de votre contenu personnalisé

Deux baies à remplages aveugles
Cliquer pour agrandir

Deux baies à remplages aveugles

Anonyme — 15e siècle

Description

Calcaire taillé ; L'étude de ces dix fragments permet de formuler quelques hypothèses. Il est d'abord possible de regrouper plusieurs fragments. Ainsi A et B possèdent des profils rigoureusement identiques et A et C sont tous deux percés de trous de fixation similaires. On peut donc dire que A, B et C appartiennent à une même baie aveugle. D'autre part, D et E ont eux aussi un profil semblable qui diffère légèrement de celui de A et B, par un biais supplémentaire. Le fragment F est également rattaché à D, en raison de la présence de la gorge creusée dans ces blocs. E, E et F appartiennent donc à une deuxième baie aveugle. La cassure de C ne s'ajustant pas à celle de A, on peut en déduire que la première fenêtre avait au moins quatre lancettes, mais rien ne permet d'être aussi affirmatif pour la seconde. Enfin, grâce à A et J, on peut dire que les lancettes étaient rectangulaires et que la largeur entre les meneaux était de 17 cm. L'analyse complémentaire des fragments G, H, I et J permet de restituer l'aspect du réseau aveugle des deux baies : au-dessus d'une lancette trilobée en tiers-point était sculptée une mouchette dirigée soit vers la gauche soit vers la droite, avec un évidement important des écoinçons. De plus, tous les fragments montrent que chaque mouchette était placée à côté de son inverse. Or, pour la première baie, B indique que la première mouchette se dirige vers la gauche, ce qui permet de déduire l'orientation des trois autres. Et, sur la seconde baie, la restitution du réseau, déduite du premier fragment E, est inverse. L'analyse des volumes des fragments et le sens des mouchettes permettent d'affirmer que H, I et J appartiennent à la seconde baie et G à la première. Enfin, la présence sur les fragments de plusieurs lits d'attente et de pose permet de dire que les deux baies étaient constituées de plusieurs assises. Pour la première fenêtre, on peut en dénombrer au moins trois, alors que la seconde n'en a conservé que deux. La restitution de la hauteur des baies reste hypothétique puisqu'une, ou plusieurs assises intermédiaires n'ont peut-être pas été conservées. (Sylvain Debard). (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Deux baies à remplages aveugles », attribuée à anonyme, est conservée au musée archéologique. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, architecture, sculpture, médiéval. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : calcaire (taillé). Sa période de création est identifiée comme : 15e siècle.

Le musée conservateur

« Deux baies à remplages aveugles » est conservée au musée archéologique, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

anonyme est l'auteur de Deux baies à remplages aveugles, oeuvre conservée au musée archéologique. La technique employée est : calcaire (taillé). Ses dimensions sont Hauteur en cm 24 ; Largeur en cm 52 ; Profondeur en cm 25. Elle est datée de la 15e siècle.

Contexte de création

anonyme achève Deux baies à remplages aveugles dans un climat artistique profondément marqué par la 15e siècle. Le musée archéologique, qui en conserve l'original, perpétue ainsi la mémoire d'un moment essentiel de l'histoire de l'art, où les créateurs ont su répondre aux défis de leur époque avec inventivité et audace.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Deux baies à remplages aveugles » est conservée au musée archéologique, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à anonyme d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

Les droits d'utilisation des images dépendent de l'œuvre, de l'artiste et du musée. Si l'auteur est décédé depuis plus de 70 ans, l'œuvre est dans le domaine public en France. Les données textuelles (titre, technique, dimensions) sont sous Licence Ouverte et réutilisables librement.

La fiche de l'œuvre contient les informations de la base Joconde : titre, auteur, technique et matériaux utilisés, dimensions, période de création, domaine artistique, numéro d'inventaire, musée conservateur et, quand elle est disponible, une image numérisée.

Utilisez la page de contact de DellArte pour nous signaler l'erreur. Les données étant issues de la base Joconde, les corrections majeures (attribution, datation, technique) doivent être signalées au ministère de la Culture via data.culture.gouv.fr.

La base Joconde recense plus de 700 000 notices d'œuvres. Utilisez la barre de recherche pour trouver des œuvres du même artiste, de la même technique ou de la même période. Chaque fiche de musée donne accès à l'ensemble de ses collections numérisées.

La résolution de l'image dépend du programme de numérisation du musée conservateur. Certains musées proposent des images en haute résolution via leurs propres plateformes numériques. L'image affichée sur DellArte provient de la base Joconde dans sa résolution de diffusion.

Les boutiques des musées proposent souvent des reproductions de leurs œuvres principales (cartes postales, affiches, livres d'art). Pour les œuvres du domaine public, des services comme la RMN-Grand Palais (photo.rmn.fr) commercialisent des reproductions photographiques professionnelles.