Œuvre sans titre
Description
Le mannequin représente en grandeur réelle, la partie inférieure du corps d'une femme, de la région lombaire jusqu'à mi-cuisses. Il est fait en toile rembourrée. A l'origine de couleur rose foncé, il est actuellement décoloré dans ses parties exposées à la lumière. Le mannequin est fixé sur un socle en bois de chêne par cinq tiges métalliques. Les cuisses reposent sur deux autres tiges en forme d'étriers recouverts de peau permettant de présenter le mannequin en position gynécologique. Le socle, de forme trapézoïdale, est échancré vers l'avant pour restituer la forme de la chaise obstétricale. L'ensemble devait être placé sur une table face à l'élève. Extérieur: La partie supérieure du mannequin s'ouvre en quatre volets représentant la paroi abdominale. Ces volets de toile sont doublés de peau sur leur face interne et munis de crochets aux angles. Ces quatre volets en position fermée simulent le ventre de la femme. Leur paroi, légèrement rembourrée pour imiter la nature, est souple pour permettre de deviner, au toucher, la position du foetus. La partie inférieure montre, sous le mont de vénus, l'ensemble des organes génitaux externes: la vulve. On peut voir les grandes lèvres représentées en volume, le méat urinaire brodé comme une boutonnière et l'orifice du vagin. En dessous, le périnée est fait de toile souple doublé et relié, par l'intérieur, à deux liens plats, sans réalité anatomique, qui ressortent de part et d'autre de la symphise et qui permettent de serrer ou de dilater l'orifice vulvaire pour le passage de la tête de l'enfant. Sous le périnée, l'anus, figuré par une boutonnière ronde et brodée est situé au centre d'une sorte de coussin rembourré représentant les fesses. Intérieur. L'intérieur du bassin est visible lorsque les volets sont en position ouverte. Vu de dessus on distingue bien les deux crêtes iliaques qui font saillie sous la toile, la symphise et le détroit supérieur. Au toucher sont sensibles, la courbure sacrée et les épines sciatiques. Sur le bord supérieur du bassin à l'avant est cousu un sac de forme ronde en toile fine, haut de 9 cm, qui représente la vessie. De part et d'autre de la vessie, on retrouve les liens plats qui permettent d'actionner la fourchette et qui coulissent dans deux fentes. Ces liens d'une largeur de 4,5 et 5 cm sont prolongés par deux rubans de taffetas de soie rose de 34 cm de long, cousus entre eux par une petite étiquette en parchemin portant l'inscription manuscrite à la plume d'oie ' pour serrer la fourchette'. Un autre ruban de soie rose est cousu à côté sur la partie supérieure gauche du bassin et devait avoir son pendant sur la droite et servir à fixer l'utérus vers l'avant. Sur le bord supérieur du bassin, à l'arrière, est fixé un sac de fine toile en forme de cylindre ouvert, c'est le rectum. Il est large de 7 cm, long de 18 cm dans sa partie visible mais se prolonge, à l'intérieur, jusqu'à l'anus. La région lombaire est représentée par une plaque quadrangulaire rigide de forme concave vers l'arrière et recouverte de toile (h:13cm, l:16cm). Au fond on distingue les bourrelets transversaux du vagin en toile rose foncé et l'orifice vaginal. La paroi du vagin est une partie mobile qui peut être froncée par deux lanières extérieures que l'on peut actionner sous le mannequin pour simuler l'ampliation vaginale. A l'arrière du bassin intérieur deux boutonnières verticales, hautes de 3 cm, permettent d'apercevoir la structure rigide du bassin recouverte de peau de couleur blanche. Elles sont destinées à recevoir les rubans pour fixer l'utérus
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Cette œuvre », attribuée à Du Coudray Angélique Marguerite (1712-1790?), est conservée au musée Flaubert et d'histoire de la médecine. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : hygiène - médecine - santé, enseignement, ethnologie. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : tissu (cousu, brodé), os, cuir, coton, bois, fer. Sa période de création est identifiée comme : 2e moitié 18e siècle.
Le musée conservateur
Le musée Flaubert et d'histoire de la médecine conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
tissu (cousu, brodé), os, cuir, coton, bois, fer est le procédé utilisé pour cette oeuvre. Dimensions de l'oeuvre : H. en cm mannequin: 28 ; l. en cm mannequin: 60 ; Pr. en cm mannequin: 50 ; l. en cm socle: 40 ; l. maximale en cm socle: 46 ; Pr. en cm socle: 38. Cette réalisation date de la 2e moitié 18e siècle. Complément d'information : Clermont-Ferrand, 1712 ; Bordeaux, 1790 ? ; femme ; française.
Contexte de création
La 2e moitié 18e siècle fournit à Du Coudray Angélique Marguerite (1712-1790?) le cadre propice pour imaginer . Cette œuvre, aujourd'hui trésor du musée Flaubert et d'histoire de la médecine, est l'aboutissement d'un échange fécond entre le créateur et les mouvements de pensée de son temps. Le contexte intellectuel et artistique se lit dans chaque choix formel de la composition.
Voir aussi
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Œuvre sans titre » est conservée au musée Flaubert et d'histoire de la médecine, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à Du Coudray Angélique Marguerite (1712-1790?) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.
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