Préparation de votre contenu personnalisé

Œuvre sans titre
Cliquer pour agrandir

Œuvre sans titre

Description

La noix de coco est montée en coupe à l'aide d'une monture en cuivre doré. La noix provient du sous-continent indien ou d'Amérique du Sud. ; Le présent objet d'art illustre parfaitement l'appétence ancienne pour les montages associant patrimoine naturel et patrimoine culturel. Rares et exotiques dans un Occident médiéval qui se plut à les transformer en coupe via une monture d'orfèvrerie, les noix de coco étaient connues sous le nom de « noix des Indes ». Parfois confondues avec le bois poli, tamaris ou érable (« madre »), eux aussi utilisés pour la réalisation de hanaps, les noix se voyaient alors fréquemment attribuer des vertus médicinales et aphrodisiaques. Les plus anciennes occurrences de leur utilisation occidentale remontent au XIIIe siècle, notamment en remploi sur un reliquaire conservé dans le trésor de la cathédrale de Münster. En dépit de cet usage sacré, la plupart des noix étaient employées comme coupes à boire par les princes et les puissants de l'époque. Aujourd'hui au musée Lambinet et provenant du trésor de l'abbaye de Maubuisson, une aiguière, dont la monture actuelle fut probablement réalisée au XIVe siècle, fut sans doute constituée à partir de la réutilisation d'une noix offerte précédemment par l'abbesse Blanche d'Eu (1275-1309). Avec l'ouverture commerciale de l'Océan Indien par l'intermédiaire des marchands portugais et la découverte du Nouveau Monde, les noix de coco devinrent, dès le début du XVIe siècle, des éléments plus fréquents en Occident. Aux importations indiennes s'ajoutaient celles d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. À titre d'exemple statistique pour l'Angleterre, nous ne connaissons qu'une noix de coco arrivée dans un contexte du milieu du Moyen Âge, tandis que dix autres occurrences conservées sont associées à des montures des XVe et XVIe siècles. Dans les cabinets, studioli ou Wunderkammern, noix de coco, oeufs d'autruche, nacres, coquillages, coraux, ivoires et défenses animales étaient appréciés pour leur exotisme, parmi d'autres naturalia qui, associés aux artificialia, indiquaient toute la culture, la magnificence et la curiosité de leurs propriétaires. Associées à une monture, les noix se retrouvaient également à la table des plus riches. L'absence d'inscription et la simplicité de la monture en cuivre doré ne permettent cependant pas une attribution à un lieu de production précis. Le décor gravé et repoussé présente des frises de fleurs et de feuillages, des losanges et des godrons étendus de façon quasiment rectangulaire. La noix est associée dans sa partie supérieure à des lèvres métalliques légèrement évasées. Trois bandes d'attache verticales courent sur la panse de la coupe. Initialement goupillées, conformément aux usages de l'époque, elles pouvaient être ôtées afin de dégager la noix, avant nettoyage de la monture. Le pied possède quant à lui un noeud formé de deux calottes hémisphériques. Nicolas Hatot, "Acquisition 2020. Noix de coco montée en coupe", Le Temps des Collections, 9, Rouen, 2020

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Cette œuvre » est conservée au musée des antiquités de la Seine-Maritime. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : temps modernes, arts décoratifs, orfèvrerie. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : cuivre, noix de coco, doré/e.

Le musée conservateur

Le musée des antiquités de la Seine-Maritime conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Cette pièce est en cuivre, noix de coco, doré/e. Mesures : Hauteur maximale mm 150.

Contexte de création

de voit le jour dans le contexte bouillonnant de la , une époque de profondes transformations artistiques et culturelles. Aujourd'hui conservée au musée des antiquités de la Seine-Maritime, cette œuvre reflète les aspirations et les questionnements esthétiques de son temps. L'artiste puise dans l'effervescence créatrice de son époque les ressources nécessaires pour forger une œuvre qui dialogue avec les courants dominants tout en affirmant une voix personnelle.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Œuvre sans titre » est conservée au musée des antiquités de la Seine-Maritime, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

Les droits d'utilisation des images dépendent de l'œuvre, de l'artiste et du musée. Si l'auteur est décédé depuis plus de 70 ans, l'œuvre est dans le domaine public en France. Les données textuelles (titre, technique, dimensions) sont sous Licence Ouverte et réutilisables librement.

La fiche de l'œuvre contient les informations de la base Joconde : titre, auteur, technique et matériaux utilisés, dimensions, période de création, domaine artistique, numéro d'inventaire, musée conservateur et, quand elle est disponible, une image numérisée.

Utilisez la page de contact de DellArte pour nous signaler l'erreur. Les données étant issues de la base Joconde, les corrections majeures (attribution, datation, technique) doivent être signalées au ministère de la Culture via data.culture.gouv.fr.

La base Joconde recense plus de 700 000 notices d'œuvres. Utilisez la barre de recherche pour trouver des œuvres du même artiste, de la même technique ou de la même période. Chaque fiche de musée donne accès à l'ensemble de ses collections numérisées.

La résolution de l'image dépend du programme de numérisation du musée conservateur. Certains musées proposent des images en haute résolution via leurs propres plateformes numériques. L'image affichée sur DellArte provient de la base Joconde dans sa résolution de diffusion.

Les boutiques des musées proposent souvent des reproductions de leurs œuvres principales (cartes postales, affiches, livres d'art). Pour les œuvres du domaine public, des services comme la RMN-Grand Palais (photo.rmn.fr) commercialisent des reproductions photographiques professionnelles.