Musée du Petit Palais
Le musée du Petit Palais est l'un des musées labellisés « Musée de France » de Avignon, en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le musée a une histoire propre : Les collections du musée ont une double origine : les collections du musée Calvet d'Avignon et la collection Campana.
Les pièces provenant du musée Calvet (une soixantaine de peintures et 600 pièces de sculpture) représentent l'ensemble des œuvres du moyen âge et de la Renaissance (assemblées depuis la création de la fondation du docteur Esprit Calvet en 1810 jusqu'à nos jours).
La grande majorité des peintures provient de la réunion d'une partie de la collection Campana, répartie par l'Etat dans divers musées de province entre 1853 et 1876.
Le musée présente plusieurs atouts : La collection Gian Pietro Campana est l'une des plus importantes collections de primitifs italiens au monde (plus de 300 panneaux).
Le point fort de cette collection est la peinture d'Italie centrale (Toscane, Ombrie, Marches) mais la totalité des écoles italiennes étant représentée, la visite du Petit Palais permet une bonne compréhension de l'histoire de la peinture italienne depuis sa genèse jusqu'à la Renaissance.
Il suscite l'intérêt par : Lors de l'installation de la cour pontificale, vingt-quatre maisons situées à l'emplacement du musée actuel, sont attribuées (« livrée ») au cardinal Bérenger Fredol dit l'Ancien (1317 - 1320), grand pénitencier de Clément V.
Après en avoir acheté d'autres dans le voisinage, il fait procéder à des démolitions et remodèle l'ensemble pour y établir sa demeure.
En 1323, Arnaud de Via, neveu du pape Jean XXII, achète cet ensemble aux héritiers de Bérenger Fredol pour quatre mille florins, ce qui est alors une somme considérable). Il s'y installe et y établi une demeure qu'il ne cesse d'agrandir, jusqu'à sa mort en 1335.
Cependant, le pape Benoît XII décide, assez vite après son élection, de rester en Avignon plutôt que de remettre le Saint-Siège à Rome. Il convient, dès lors, qu'il réside dans un véritable Palais pontifical et non plus au sein de l'ancien palais épiscopal.
C'est pourquoi il achète le palais d'Arnaud de Via pour y transférer le siège épiscopal : la livrée cardinalice devient donc palais épiscopal en 1336 au terme d'un échange de propriétés.
En 1364, une phase importante de travaux est entreprise par l'évêque Anglic Grimord, frère du pape Urbain V.
C'est lui qui donna son ordonnance définitive à ce palais composé de quatre ailes autour d'un cloître, avec deux ailes supplémentaires à l'est s'appuyant sur le rocher des Doms. Le bâtiment devient alors le Petit Palais, par rapport au Grand Palais voisin.
Par la suite, l'évêque Alain de Coetivy remet les bâtiments en état en les remaniant, ajoutant un étage supplémentaire et créant l'escalier principal.
Le cardinal Julien de la Rovère, élevé à la dignité d'archevêque en 1474, s'installe au Grand Palais et fait reconstruire la façade principale et celle de l'ouest. Il fait aussi édifier une tour haute de 44 mètres au nord.
En 1650, l'explosion de la poudrière de la citadelle Saint-Martin située sur le rocher des Doms détériore gravement les parties hautes des bâtiments voisins.
Mgr de Marinis doit faire reconstituer à l'identique la voûte de la chapelle privée du palais des archevêques, où il place une clef de voûte à ses armes. Mais les voûtes de l'aile sud-est et les tours ne sont pas réparées.
Entre 1764 et 1767, Mgr de Manzi commande un ensemble d'aménagements au fameux architecte avignonnais Jean-Baptiste Franque.
La plus importante modification consiste à supprimer la dernière travée de la chapelle et à agrandir la salle principale vers l'est : cela nécessite de prolonger la façade principale vers l'est. Cette prolongation se fait à l'identique, phénomène rare à cette époque.
La très grande tour bâtie par Julien de la Rovère s'écroule à cette époque. Le 14 septembre 1791 est promulguée une loi portant réunion des Etats d'Avignon et du Comtat Venaissin à la France, états qui, jusque là, étaient demeurés la propriété de l'Église.
Dès 1791, le palais archiépiscopal est déclaré bien national et saisi. Après avoir été utilisé comme lieu de détention comme beaucoup d'autres édifices, il devient un dépôt pour les œuvres saisies chez les émigrés et dans les édifices religieux avignonnais.
Près d'un millier de tableaux y sont entreposés avant d'être mis en vente ou transférés dans le nouveau muséum aménagé dans l'ancien couvent de Saint-Martial. Durant le premier quart du XIXe siècle, le bâtiment est divisé en lots loués à un cabaretier, des artisans et des négociants.
Il est aussi transformé en caserne pour les troupes étrangères pendant une décennie. Il est dans un état déplorable lorsqu'il est acheté par l'archevêque d'Avignon, Mgr. de Mons, pour y établir le petit séminaire.
Il conserve cette fonction jusqu'à la loi de séparation de l'Église et de l'État de 1905. La restauration du Petit Palais, édifice classé appartenant à la Ville d'Avignon, est entreprise en 1961 et confiée à l'Architecte en chef des Monuments historiques, Jean Sonnier.
L'objectif consiste à restaurer l'édifice pour y installer un nouveau musée.
Une fois supprimés les aménagements imposés par les fonctions antérieures, Sonnier dégage le plus possible le bâtiment de la fin du moyen âge, en laissant visibles les traces des diverses phases de la construction. Le musée rassemble des oeuvres et objets dans les domaines : Beaux-arts.
L'adresse du musée est : place du palais des papes, Avignon. Code postal : 84000. Le musée dispose d'un site internet : www.petit-palais.org/. Contact téléphonique : 04 90 86 44 58.
Histoire
Les collections du musée ont une double origine : les collections du musée Calvet d'Avignon et la collection Campana.
Les pièces provenant du musée Calvet (une soixantaine de peintures et 600 pièces de sculpture) représentent l'ensemble des œuvres du moyen âge et de la Renaissance (assemblées depuis la création de la fondation du docteur Esprit Calvet en 1810 jusqu'à nos jours).
La grande majorité des peintures provient de la réunion d'une partie de la collection Campana, répartie par l'Etat dans divers musées de province entre 1853 et 1876.
Points forts de la collection
La collection Gian Pietro Campana est l'une des plus importantes collections de primitifs italiens au monde (plus de 300 panneaux).
Le point fort de cette collection est la peinture d'Italie centrale (Toscane, Ombrie, Marches) mais la totalité des écoles italiennes étant représentée, la visite du Petit Palais permet une bonne compréhension de l'histoire de la peinture italienne depuis sa genèse jusqu'à la Renaissance.
Le bâtiment
Lors de l'installation de la cour pontificale, vingt-quatre maisons situées à l'emplacement du musée actuel, sont attribuées (« livrée ») au cardinal Bérenger Fredol dit l'Ancien (1317 - 1320), grand pénitencier de Clément V.
Après en avoir acheté d'autres dans le voisinage, il fait procéder à des démolitions et remodèle l'ensemble pour y établir sa demeure.
En 1323, Arnaud de Via, neveu du pape Jean XXII, achète cet ensemble aux héritiers de Bérenger Fredol pour quatre mille florins, ce qui est alors une somme considérable). Il s'y installe et y établi une demeure qu'il ne cesse d'agrandir, jusqu'à sa mort en 1335.
Cependant, le pape Benoît XII décide, assez vite après son élection, de rester en Avignon plutôt que de remettre le Saint-Siège à Rome. Il convient, dès lors, qu'il réside dans un véritable Palais pontifical et non plus au sein de l'ancien palais épiscopal.
C'est pourquoi il achète le palais d'Arnaud de Via pour y transférer le siège épiscopal : la livrée cardinalice devient donc palais épiscopal en 1336 au terme d'un échange de propriétés.
En 1364, une phase importante de travaux est entreprise par l'évêque Anglic Grimord, frère du pape Urbain V.
C'est lui qui donna son ordonnance définitive à ce palais composé de quatre ailes autour d'un cloître, avec deux ailes supplémentaires à l'est s'appuyant sur le rocher des Doms. Le bâtiment devient alors le Petit Palais, par rapport au Grand Palais voisin.
Par la suite, l'évêque Alain de Coetivy remet les bâtiments en état en les remaniant, ajoutant un étage supplémentaire et créant l'escalier principal.
Le cardinal Julien de la Rovère, élevé à la dignité d'archevêque en 1474, s'installe au Grand Palais et fait reconstruire la façade principale et celle de l'ouest. Il fait aussi édifier une tour haute de 44 mètres au nord.
En 1650, l'explosion de la poudrière de la citadelle Saint-Martin située sur le rocher des Doms détériore gravement les parties hautes des bâtiments voisins.
Mgr de Marinis doit faire reconstituer à l'identique la voûte de la chapelle privée du palais des archevêques, où il place une clef de voûte à ses armes. Mais les voûtes de l'aile sud-est et les tours ne sont pas réparées.
Entre 1764 et 1767, Mgr de Manzi commande un ensemble d'aménagements au fameux architecte avignonnais Jean-Baptiste Franque.
La plus importante modification consiste à supprimer la dernière travée de la chapelle et à agrandir la salle principale vers l'est : cela nécessite de prolonger la façade principale vers l'est. Cette prolongation se fait à l'identique, phénomène rare à cette époque.
La très grande tour bâtie par Julien de la Rovère s'écroule à cette époque. Le 14 septembre 1791 est promulguée une loi portant réunion des Etats d'Avignon et du Comtat Venaissin à la France, états qui, jusque là, étaient demeurés la propriété de l'Église.
Dès 1791, le palais archiépiscopal est déclaré bien national et saisi. Après avoir été utilisé comme lieu de détention comme beaucoup d'autres édifices, il devient un dépôt pour les œuvres saisies chez les émigrés et dans les édifices religieux avignonnais.
Près d'un millier de tableaux y sont entreposés avant d'être mis en vente ou transférés dans le nouveau muséum aménagé dans l'ancien couvent de Saint-Martial. Durant le premier quart du XIXe siècle, le bâtiment est divisé en lots loués à un cabaretier, des artisans et des négociants.
Il est aussi transformé en caserne pour les troupes étrangères pendant une décennie. Il est dans un état déplorable lorsqu'il est acheté par l'archevêque d'Avignon, Mgr. de Mons, pour y établir le petit séminaire.
Il conserve cette fonction jusqu'à la loi de séparation de l'Église et de l'État de 1905. La restauration du Petit Palais, édifice classé appartenant à la Ville d'Avignon, est entreprise en 1961 et confiée à l'Architecte en chef des Monuments historiques, Jean Sonnier.
L'objectif consiste à restaurer l'édifice pour y installer un nouveau musée.
Une fois supprimés les aménagements imposés par les fonctions antérieures, Sonnier dégage le plus possible le bâtiment de la fin du moyen âge, en laissant visibles les traces des diverses phases de la construction.
Domaines et collections
Thèmes des collections
Beaux-Arts : Peinture, Sculpture
Œuvres de la collection
AGAR ET ISMAEL
sculptureANGE
sculptureANGE A PHYLACTERE SANS PIEDS
sculptureANGE AGENOUILLE
sculptureANGE AGENOUILLE
sculptureANGE PORTE ECU ?
sculptureMusées à proximité
Présentation du musée
Situé à Avignon (Vaucluse), musée du Petit Palais fait partie du réseau des musées labellisés « Musée de France » par le ministère de la Culture. Ce label garantit la qualité de ses collections et l'engagement de l'établissement en matière de conservation, d'accessibilité et de médiation culturelle.
Le musée constitue un lieu de référence pour la vie culturelle locale et régionale.
Collections et domaines
musée du Petit Palais conserve des collections relevant de plusieurs domaines : Beaux-arts. Cette diversité permet au visiteur de consulter différentes facettes du patrimoine, de l'art ancien aux créations plus récentes, des objets du quotidien aux pièces d'exception.
L'inventaire des collections est régulièrement mis à jour conformément aux obligations du label « Musée de France ».
Informations pratiques
musée du Petit Palais se situe au place du palais des papes, 84000 Avignon. Les horaires d'ouverture et les tarifs peuvent varier selon la saison. Il est recommandé de contacter directement le musée ou de consulter son site officiel avant votre visite.
L'établissement peut proposer des visites guidées, des ateliers pédagogiques et des animations pour tous les publics.
Le musée et son territoire
musée du Petit Palais s'inscrit dans le paysage culturel de Avignon et plus largement du département Vaucluse. La ville accueille d'autres établissements culturels et patrimoniaux qui complètent l'offre muséale.
Une visite à Avignon permet de combiner la découverte du musée avec celle du patrimoine architectural et naturel de la commune.
Le label « Musée de France »
Le label « Musée de France » est régi par la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France.
Il est attribué aux musées dont les collections présentent un intérêt public et qui s'engagent à respecter des obligations en matière de conservation, de restauration, d'inventaire et d'accessibilité. musée du Petit Palais répond à ces exigences et garantit ainsi la préservation de ses collections pour les générations futures.
Sources des données
Les informations présentées sur cette page sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les œuvres associées à ce musée proviennent de la base Joconde. Ces données sont mises à jour régulièrement.
Voir aussi
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Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
musée du Petit Palais se situe à Avignon, dans le département Vaucluse. Consultez la fiche du musée pour obtenir l'adresse complète et les coordonnées.
Les collections de musée du Petit Palais sont répertoriées dans la base Muséofile du ministère de la Culture. Consultez la page du musée pour voir les domaines thématiques couverts par ses fonds.
Oui, musée du Petit Palais porte le label « Musée de France » attribué par le ministère de la Culture, qui garantit la qualité et l'accessibilité de ses collections.
Une partie des œuvres de musée du Petit Palais est numérisée et consultable sur notre site via la base Joconde. Le nombre d'œuvres disponibles en ligne peut varier.
Les horaires d'ouverture varient selon la saison et les jours de la semaine. Contactez directement le musée ou consultez son site officiel pour obtenir les horaires actuels.
Les tarifs dépendent de l'établissement. Beaucoup de musées proposent des tarifs réduits et des conditions de gratuité pour certaines catégories de visiteurs.
L'accessibilité varie selon l'établissement et la configuration des locaux. Renseignez-vous auprès du musée avant votre visite pour connaître les aménagements disponibles.
D'autres musées labellisés sont situés à Avignon ou dans les communes voisines. Consultez la page de la ville ou du département pour voir l'ensemble de l'offre muséale.
De nombreux musées labellisés proposent des visites guidées, des ateliers et des animations. Contactez directement l'établissement pour connaître le programme en cours.
Les données sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0.
