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Se manquer
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Se manquer

Ferrer Christine (1959-. u2026) — Ferrer Christine : 1959 ; Christine Ferrer a d’abord travaillé dans la mode comme modèle, la presse et pour la télévision. Sa relation au corps, déterminante dans son œuvre, passe par une longue pratique de la danse, mais aussi par la proximité d’une mère souffrante, privée de mouvement. La création plastique est venue à elle au fil des jours et des années, par l’échange de courriers, de messages personnels, avec pour point de départ le matériau usuel de la Poste, cartes postales, enveloppes, timbres, tampons, ficelles… Sont venus s’y intégrer les menus objets en relation avec la typographie qu’elle collectionne depuis longtemps, caractères d’imprimerie, alphabets, lettres peintes, gravées, cousues, mêlant la quête du sens à l’amour des mots-matière. Peu à peu, l’esquisse d’une œuvre a fait corps avec le message, tissant dans un aller-retour de courriers la genèse d’une plasticienne. Depuis Goult, village du Luberon où elle s’est installée en quittant Paris, elle a continué dans la voie du mail art et commencé à exposer. En 2009, à l’atelier du Lavoir à Goult, elle inaugure « Que peut le corps? », exposition fondatrice, entre installation et art postal. Pour la première fois, elle s’ouvre à une multiplicité de techniques, mêlant avec une liberté nouvelle la sculpture, le dessin, la vidéo, la lumière, les objets récupérés, réinventés, et toujours les mots. Sur cette lancée suivront à partir de 2010 une série d’expositions individuelles ou collectives, en Provence ou à La Pedrera en Uruguay devenu son deuxième port d’attache. En avril 2013, invitée comme artiste résidente par la Lustrerie Mathieu à Gargas, elle crée la « Robe LM », tout en éclats de cristal de roche brisé, exposée en octobre 2013 au Mathieu MVSEVM. A la fois onirique et tragique, cette apparition entre en résonance avec la collection de lustres anciens du fondateur des lieux, Régis Mathieu. L’exposition « Sur le fil » au centre d’art Campredon à l’Isle-sur-la-Sorgue (février- juin 2015) marque une étape décisive dans ce parcours d’artiste, où se retrouvent toutes les dimensions de son travail. Viennent ensuite « Corps traversés », à la Chapelle Saint-Louis d’Avignon (juillet 2017) ; « Vous êtes ici », au Château de la Tour d’Aigues (juin-août 2018) ; « Cheveux chéris et adorés », l’Hôtel d’Agar de Cavaillon, (décembre 2018-février 2019). Parallèlement, Christine Ferrer ouvre une voie nouvelle dans l’exploration de ses thèmes favoris, intégrant dans ses œuvres des pampilles, comme des larmes de verre. Faisant sien cet élément nouveau, elle ouvre une voie qui devient trilogie : « Le corps de larmes, survolant sur les eaux » chez Poppy Salinger à La Bastide Rose, au Thor (été 2017) ; « La Croix de larmes », exposée au Parvis d’Avignon (juillet 2017) et « L'Arbre de larmes », créé en résidence d'artiste à la Lustrerie Mathieu (novembre-décembre 2019). Au printemps 2020, Christine Ferrer a installé son atelier dans le village de Ménerbes et prépare ses deux prochaines expositions : « Consolation », à la chapelle Saint-Charles d’Avignon du 18 juin au 30 juillet 2021 et « Vallée close » au Musée Pétrarque de Fontaine de Vaucluse du 1er avril au 30 septembre 2021. — 1o quarto XXI secolo

Descrizione

« Se manquer » est composé d’une ancienne ménagère dont l’intérieur a été retapissé avec deux toiles de soie : une blanche pour le fond, une jaune pour le battant supérieur. L’intérieur a été tamponné à l’encre formant l’inscription « SE MANQUER ». Le coffret renferme deux pampilles en verre, semblables à des larmes, sur lesquelles apparaissent en fond deux portraits de François Pétrarque et de Laure, rehaussés de fil d’or. Le travail de l’artiste s’inspire de l’œuvre poétique de François Pétrarque, le Canzoniere, et met en scène la relation amoureuse du poète avec sa bien-aimée. La formule « se manquer » joue sur la nature même de cet amour impossible, cher à la lyrique des poètes courtois qui parcourt l’ensemble de l’œuvre rimée de Pétrarque. Une polysémie qui évoque l’absence et la distance de l’être aimé, son caractère inatteignable, mais aussi et surtout l’idée d’un « rendez-vous manqué » entre les deux amants. L’œuvre témoigne de l’évolution du travail de l’artiste et sa recherche constante de nouvelles techniques à intégrer dans ses créations. L’usage de fil d’or fait écho aux nombreux travaux de Christine Ferrer autour de la broderie et constitue en ce sens l’une des signatures de l’artiste. La fabrication et l’utilisation de pampilles évoquent, quant à elles, l’apparition récente du verre dans son travail suite à plusieurs résidences d’artiste à la Lustrerie Mathieu à Gargas. D’un point de vue plus général, « Se manquer » s’inscrit dans la continuité du travail que mène l’artiste depuis plus de dix ans à travers le détournement d’objets anciens du quotidien et offre un contraste entre l’humilité du matériau brut et la sophistication du travail technique.

Soggetto rappresentato

portrait

Informazioni su questa opera

L'opera intitolata « Se manquer », attribuita a Ferrer Christine (1959-. u2026), è conservata al musée-bibliothèque Pétrarque. Registrata nella base Joconde, quest'opera partecipa al patrimonio artistico nazionale conservato nei musei certificati.

Tecnica e materiali

Quest'opera appartiene al settore: arts décoratifs, art contemporain. È stata realizzata con i seguenti materiali e tecniche: bois, soie, verre, papier, fil (brodé, collé, imprimé). Il suo periodo di creazione è identificato come: 1o quarto XXI secolo.

Il museo conservatore

Il musée-bibliothèque Pétrarque conserva quest'opera nelle sue collezioni. In quanto museo con l'etichetta « Musée de France », l'istituto si impegna a preservare e valorizzare i pezzi che gli sono affidati.

Fonti dei dati

Le informazioni relative a quest'opera provengono dalla base Joconde del ministero della Cultura, diffusa su data.culture.gouv.fr sotto Licenza Aperta v2.0 (Etalab).

Informazioni su quest'opera

L'oeuvre intitulée Se manquer est attribuée à Ferrer Christine (1959-. u2026) et se trouve au musée-bibliothèque Pétrarque. Elle est réalisée avec la technique suivante : bois, soie, verre, papier, fil (brodé, collé, imprimé). Format : Hauteur en cm 4 ; Largeur en cm 16 ; Profondeur en cm 16 ; Poids en g 325. Le sujet de cette oeuvre : portrait. Sa période de création est la 1er quart 21e siècle. On sait de cette oeuvre que : Ferrer Christine : 1959 ; Christine Ferrer a d’abord travaillé dans la mode comme modèle, la presse et pour la télévision. Sa relation au corps, déterminante dans son œuvre, passe par une longue pratique de la danse, mais aussi par la proximité d’une mère souffrante, privée de mouvement. La création plastique est venue à elle au fil des jours et des années, par l’échange de courriers, de messages personnels, avec pour point de départ le matériau usuel de la Poste, cartes postales, enveloppes, timbres, tampons, ficelles… Sont venus s’y intégrer les menus objets en relation avec la typographie qu’elle collectionne depuis longtemps, caractères d’imprimerie, alphabets, lettres peintes, gravées, cousues, mêlant la quête du sens à l’amour des mots-matière. Peu à peu, l’esquisse d’une œuvre a fait corps avec le message, tissant dans un aller-retour de courriers la genèse d’une plasticienne. Depuis Goult, village du Luberon où elle s’est installée en quittant Paris, elle a continué dans la voie du mail art et commencé à exposer. En 2009, à l’atelier du Lavoir à Goult, elle inaugure « Que peut le corps? », exposition fondatrice, entre installation et art postal. Pour la première fois, elle s’ouvre à une multiplicité de techniques, mêlant avec une liberté nouvelle la sculpture, le dessin, la vidéo, la lumière, les objets récupérés, réinventés, et toujours les mots. Sur cette lancée suivront à partir de 2010 une série d’expositions individuelles ou collectives, en Provence ou à La Pedrera en Uruguay devenu son deuxième port d’attache. En avril 2013, invitée comme artiste résidente par la Lustrerie Mathieu à Gargas, elle crée la « Robe LM », tout en éclats de cristal de roche brisé, exposée en octobre 2013 au Mathieu MVSEVM. A la fois onirique et tragique, cette apparition entre en résonance avec la collection de lustres anciens du fondateur des lieux, Régis Mathieu. L’exposition « Sur le fil » au centre d’art Campredon à l’Isle-sur-la-Sorgue (février- juin 2015) marque une étape décisive dans ce parcours d’artiste, où se retrouvent toutes les dimensions de son travail. Viennent ensuite « Corps traversés », à la Chapelle Saint-Louis d’Avignon (juillet 2017) ; « Vous êtes ici », au Château de la Tour d’Aigues (juin-août 2018) ; « Cheveux chéris et adorés », l’Hôtel d’Agar de Cavaillon, (décembre 2018-février 2019). Parallèlement, Christine Ferrer ouvre une voie nouvelle dans l’exploration de ses thèmes favoris, intégrant dans ses œuvres des pampilles, comme des larmes de verre. Faisant sien cet élément nouveau, elle ouvre une voie qui devient trilogie : « Le corps de larmes, survolant sur les eaux » chez Poppy Salinger à La Bastide Rose, au Thor (été 2017) ; « La Croix de larmes », exposée au Parvis d’Avignon (juillet 2017) et « L'Arbre de larmes », créé en résidence d'artiste à la Lustrerie Mathieu (novembre-décembre 2019). Au printemps 2020, Christine Ferrer a installé son atelier dans le village de Ménerbes et prépare ses deux prochaines expositions : « Consolation », à la chapelle Saint-Charles d’Avignon du 18 juin au 30 juillet 2021 et « Vallée close » au Musée Pétrarque de Fontaine de Vaucluse du 1er avril au 30 septembre 2021.

Contesto di creazione

Ferrer Christine (1959-. u2026), immergé dans la 1er quart 21e siècle, livre avec Se manquer une œuvre qui transcende son contexte de création tout en l'incarnant pleinement. Le musée-bibliothèque Pétrarque a su préserver cette pièce dont la pertinence artistique traverse les siècles et continue de susciter l'intérêt des amateurs d'art.

Domande frequenti

Tutto quello che devi sapere

L'opera « :titolo » è conservata al :museo, un istituto con il riconoscimento « Museo di Francia ». Questo marchio garantisce la qualità della conservazione delle collezioni e la loro accessibilità al pubblico.

quest'opera è attribuita a :autore secondo il database Joconde del Ministero della Cultura. Consultate la scheda dell'artista su DellArte per scoprire il suo percorso, le sue altre opere e i musei che conservano le sue creazioni.

I dati provengono dal database Joconde del Ministero della Cultura (data.culture.gouv.fr), diffusi sotto Licenza Aperta v2.0 (Etalab). Le schede sono compilate dai musei conservatori e convalidate dal Servizio dei musei di Francia.

L'opera fa parte delle collezioni di un museo con il marchio « Museo di Francia ». Contattate il museo conservatore per verificare se l'opera è attualmente esposta nelle sale o conservata in riserva. Gli orari di apertura e le tariffe sono disponibili sul sito ufficiale del museo.

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La scheda dell'opera contiene le informazioni del database Joconde: titolo, autore, tecnica e materiali utilizzati, dimensioni, periodo di creazione, settore artistico, numero di inventario, museo conservatore e, quando disponibile, un'immagine digitalizzata.

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