Musée du château
Le musée du château est un établissement muséal labellisé, installé à Mayenne (Mayenne). Historiquement, En 1856, des fouilles sont menées au gué Saint-Léonard par la société d'archéologie locale sous la direction de Charles Marie de Sarcus.
Les voyageurs qui traversaient la Mayenne à Saint-Léonard jetaient des monnaies pour s'assurer la bienveillance de la divinité de la rivière.
Plus de 26 000 pièces ont été trouvées lors de fouilles en 1864-1865, en majorité du Ier siècle après J.-C.Les collections sont présentées dans une salle de l'hôtel de ville avant d'être transférées en 1905 dans une école, rue Dupont-Grandjardin, avec la bibliothèque.
Le musée présente alors des collections variées d'archéologie, d'ethnologie, d'histoire naturelle et d'histoire religieuse.
En raison de l'agrandissement de la bibliothèque et du peu d'intérêt de ses collections, hormis les monnaies romaines du gué Saint-Léonard, il ferme ses portes en 1975.
En 1993, suite à des travaux entrepris par l'Architecte des Bâtiments de France, Jacques-Henri Bouflet, pour permettre au centre Culturel de la ville de Mayenne de s'installer dans le logis du château et d'y établir un centre d'arts et d'expositions, des séries d'arcatures carolingiennes sont mises au jour.
Suite aux résultats d'une première intervention, le château est déclaré site d'intérêt national par un arrêté du ministère de la culture en 1995. Ce dernier met en oeuvre une procédure d'appel d'offre.
A l'issue de cette procédure, c'est une équipe anglaise, l'Oxford Archaeological Unit, qui a été choisie en avril 1996, en collaboration avec l'Université du Maine pour la recherche historique.
Les fouilles, dirigées par Robert Early, se sont déroulées en deux phases : - 1996-1998 : intérieur du bâtiment ainsi que la prospection au radar et sondages de la haute cour ; - 1999-2000 : fouille de la haute cour.
Le résultat de ces fouilles est exceptionnel, aussi bien par l'architecture mise à jour que par le mobilier archéologique découvert (pièces de jeu, objets métalliques, céramiques…). La municipalité décide alors de créer un musée pour proposer ces découvertes au public.
Le projet scientifique et culturel est rédigé en 2000 par Jacques Naveau, conservateur départemental de l'archéologie et des musées. En 2001, une programmiste (Elsa Gauter) est chargé de finaliser le programme architectural, technique et muséographique.
Le concours de maîtrise d’œuvre est lancé en 2003. Le musée ouvre en 2008. Dans le cadre du Pays d’art et d’histoire Coëvrons-Mayenne, le Conseil général de la Mayenne a souhaité éclater ses collections dans différents sites.
Le musée du château de Mayenne a été choisi pour accueillir les collections départementales en lien avec le moyen âge. Elles sont présentées dans la salle dite de la prison des femmes. Le château de Mayenne a été agrandi au XIXe siècle lors de la période carcérale.
Ces salles, situées dans la partie sud, ont peu d’intérêt architectural. Il a donc été choisi, pour rendre le projet cohérent, d’installer les salles muséographiques dans ces espaces.
Il dispose de plusieurs atouts : Le projet muséographique utilise tous les moyens disponibles pour rendre la visite la plus vivante possible et faciliter la compréhension du site : animation audiovisuelle, jeux de lumières, bornes interactives, maquettes tactiles… Monnaies : plus de 26.000 pièces du trésor du gué Saint Léonard.
Les pièces les plus emblématiques et les mieux conservées, notamment une monnaie Kouchane (du Pakistan, sont présentées). Quelques monnaies carolingiennes ont été trouvées lors des fouilles du château.
Elles symbolisent la perte d'influence du pouvoir royal au fil de la période carolingienne qui glisse peu à peu vers les comtes locaux.
Jeux : les fouilles menées au château de Mayenne ont livré un mobilier archéologique remarquable : un tablier de jeu de trictrac qui figure parmi les exemplaires les mieux conservés d'Europe avec ceux de Saint-Denis et de Gloucester, plus d'une cinquantaine de pions de jeu d'une rare qualité liés à la pratique des jeux de tables (ancêtre du trictrac français) et de mérelle et un ensemble exceptionnel de 37 pièces d'échecs, série la plus importante découverte en France.
Céramique : ce nombreuses pièces de céramiques, vaisselle de table ou vaisselle de cuisine : pots, pichets, cruches, mortiers, bols, coupes… sont des témoignages riches sur la vie quotidienne à l'époque médiévale.
Ces objets d'hier nous renseignent sur les usages, les goûts et les techniques de production. La collection présente des productions issues de divers ateliers locaux et régionaux: Aron, Laval, sud ouest de la Normandie.
Les céramiques glaçurées viennent elles d'ateliers plus lointains : région parisienne voire sud-ouest de la France.
Toute l'originalité de la collection réside dans la présentation d'une production régionale du XIVe siècle : le mortier dit à oeil de perdrix orné de masques schématiques à figure humaine et de poinçons circulaires.
Objets de la vie quotidienne : le musée présente une très belle collection de lampes à huile, caractéristique de l'éclairage à l'époque médiévale. Ces lampes apodes étaient accrochées à un support au plafond ou présentées sur un support en pierre.
Quelques objets en os de la vie quotidienne médiévale : peigne, bouchon, stylet, couteaux, laceret (outil servant à travailler le bois), ciseaux, pierres à affûter. Exceptionnelle série de clefs et de serrures riches d’enseignement sur le mode de vie au château.
On remarque que les serrures servaient à ouvrir des coffres qui conservaient les objets personnels des habitants du lieu.
Mobilier militaire : les fouilles de Mayenne ont livré beaucoup d'objets qui permettent de comprendre l'environnement matériel d'un chevalier au moyen âge : (éperons, fers à cheval, carreau d'arbalète) ainsi que l'évolution de l'armement à la fin du moyen âge (boulets de canons).
A noter l'exceptionnel éperon pliant, sans doute destiné à être rangé dans un sac lorsque le cavalier descend du cheval, objet unique en France. Mobilier funéraire : deux sarcophages dont un exemplaire assez rare en bois, provenant de la crypte de l'abbatiale d'Evron.
De nombreux objets liés aux cérémonies funéraires figurent dans les collections, comme des coquemars qui permettaient de faire brûler de l'encens. Quelques boucles de ceinture issues de diverses tombes fouillées dans des cimetières médiévaux du département.
Issus d'édifices religieux de la ville ou du département, le musée présente divers objets religieux datant du moyen âge ou de l'époque moderne : Christ, statues de saints, croix gothique ainsi qu'un magnifique retable polychrome en bois.
Son intérêt : La mention la plus ancienne de Mayenne remonte aux alentours de 778, époque à laquelle Charlemagne restitue à l’évêque du Mans une villa de ce nom. Au IXe siècle, le Maine subit des attaques des Bretons, surtout entre 840 et 870.
La construction du palais de Mayenne accompagne la reprise en main de la zone frontalière sous Charles le Chauve. Elle est attribuée, vraisemblablement aux premiers comtes du Maine, alliés par famille à la dynastie carolingienne.
Vers 920, le bâtiment de bois est remplacé par un bâtiment de pierre comprenant :. un corps rectangulaire à deux niveaux, dont la salle haute, bien éclairée par une suite de fenêtres, devait être destinée aux réceptions ;. une tour carrée, servant peut-être d’habitation;. une tourelle d’escalier appuyée contre la tour ;. des terrasses d’accès contre trois des faces du bâtiment.
Peu après, une enceinte en pierre succède au rempart en terre. Au XIe siècle, le Maine n’est plus menacé par la Bretagne mais par l’Anjou et la Normandie.
Geoffroi de Mayenne (v. 1030 - 1098) qui garde le château pour les comtes du Maine profite d’un affaiblissement de ces derniers pour se l’approprier, vers 1040. Il participe aux luttes seigneuriales, notamment contre Guillaume de Normandie lorsqu’il s’empare du Maine.
À cette occasion, le château est incendié en 1063. ’une des modifications majeures de cette période est l’ajout d’un étage au bâtiment carolingien au XIIe siècle. Parallèlement, les niveaux inférieurs, dont la salle basse, sont remblayés.
Si la distribution des espaces carolingiens reste inchangée dans son ensemble, quelques transformations des ouvertures sont effectuées. On insère ainsi dans la tour carrée des portes en granite, dont une donne accès à la salle carolingienne, l’autre vers la haute cour.
À la même époque, un bâtiment résidentiel est accolé au rempart de la haute cour. Il n’en reste aujourd’hui que deux baies géminées et une cheminée, visibles dans le mur de la courtine.
En lutte contre l’empire Plantagenêt, qui s’étend de l’Angleterre à l’Aquitaine, Philippe-Auguste rattache le Maine au domaine royal en 1206. Juhel II de Mayenne, qui a pris le parti du roi, renforce son pouvoir, mais sa mort, en 1220, marque l’extinction de la lignée des Mayenne.
Les nouveaux seigneurs, héritant du château par mariage, y résident de moins en moins souvent. Au cours du 13e siècle, le château connaît d’importantes transformations qui en font une puissante forteresse, adoptant les principes défensifs de l’époque de Philippe-Auguste.
La principale nouveauté consiste en la création d’une vaste basse cour, ce qui quintuple la superficie de l’ensemble. La haute cour elle-même est dotée de tours et d’un châtelet d’entrée. Les modifications concernent aussi le logis primitif.
Sa capacité défensive s’accroît par la construction d’une tour-donjon cylindrique à l’angle nord-est. En même temps, son aspect intérieur est ennobli par la construction de voûtes, ce qui nécessite une réorganisation des ouvertures, et par la réalisation d’un décor peint.
Propriété des ducs d’Anjou depuis 1360, le château de Mayenne n’est plus une résidence aristocratique à la fin du Moyen Âge, mais un lieu de garnison. C’est à ce titre qu’il participe aux événements de la guerre de Cent Ans (1337 - 1453).
Il est une première fois occupé par les Anglais de 1361 à 1364. Le Maine est envahi après la défaite française d’Azincourt (1415). Le château de Mayenne, pris en 1425 et occupé par John Falstaf, demeure aux mains des Anglais jusqu’en 1448.
Durant cette période la fonction résidentielle du château est quasi anecdotique. Il sert essentiellement de garnison. De nouveaux bâtiments, forge, cellier voûté, sont érigés dans la haute-cour pour répondre aux nouveaux besoins.
Suite à la dernière occupation, des modifications architecturales sont réalisées afin d’assurer une meilleure défense du site. Une imposante tour pouvant porter des canons et résister aux tirs, ainsi qu’une terrasse d’artillerie sont construites pour renforcer le château.
Des mâchicoulis et des canonnières sont ajoutés sur deux tours et sur les murs côté rivière. Le château connaît ses derniers usages militaires lors des guerres de Religion. Il appartient alors à Charles de Lorraine, chef de la Ligue après l’assassinat du duc de Guise (1588).
L’armée royale en prend définitivement le contrôle en 1592. Il s’ensuit une régression de ses caractères résidentiels et défensifs : destruction des bâtiments de la haute cour et arasement des tours après 1695. La basse cour est transformée en parc.
La première mention certaine de la transformation du château en prison remonte à 1674. Le Conseil général de la Mayenne acquiert le château en 1824. Plusieurs aménagements sont entrepris afin d’accueillir des prisonniers toujours plus nombreux. En 1826 le bâtiment principal est agrandi vers le sud.
D’autres transformations s’ensuivent : - modification des ouvertures ; - construction d’un mur pour séparer la cour des hommes de celle des femmes ; - modification totale de la toiture… Des plans de 1837-1838 nous renseignent sur l’aménagement du château et de la haute-cour.
Le château sert de prison jusqu’en 1936. Propriété de la commune depuis 1936, le château connaît divers usages jusqu’à la découverte des vestiges carolingiens en 1993. Aujourd’hui, le bâtiment présente au sein de la haute cour le musée du château de Mayenne.
La basse cour a quant à elle été complètement revue pour proposer un lieu de promenade et de découverte agréable aux mayennais et aux touristes. On y trouve des collections relevant de : Archéologie, Beaux-arts, Ethnologie, Histoire, Sciences de la nature.
L'adresse exacte est : place Juhel, Mayenne. (53100). Téléphone du musée : 02 43 00 17 17. Plus d'informations sur www.museeduchateaudemayenne.fr/.
Geschichte
En 1856, des fouilles sont menées au gué Saint-Léonard par la société d'archéologie locale sous la direction de Charles Marie de Sarcus. Les voyageurs qui traversaient la Mayenne à Saint-Léonard jetaient des monnaies pour s'assurer la bienveillance de la divinité de la rivière.
Plus de 26 000 pièces ont été trouvées lors de fouilles en 1864-1865, en majorité du Ier siècle après J.-C.Les collections sont présentées dans une salle de l'hôtel de ville avant d'être transférées en 1905 dans une école, rue Dupont-Grandjardin, avec la bibliothèque.
Le musée présente alors des collections variées d'archéologie, d'ethnologie, d'histoire naturelle et d'histoire religieuse.
En raison de l'agrandissement de la bibliothèque et du peu d'intérêt de ses collections, hormis les monnaies romaines du gué Saint-Léonard, il ferme ses portes en 1975.
En 1993, suite à des travaux entrepris par l'Architecte des Bâtiments de France, Jacques-Henri Bouflet, pour permettre au centre Culturel de la ville de Mayenne de s'installer dans le logis du château et d'y établir un centre d'arts et d'expositions, des séries d'arcatures carolingiennes sont mises au jour.
Suite aux résultats d'une première intervention, le château est déclaré site d'intérêt national par un arrêté du ministère de la culture en 1995. Ce dernier met en oeuvre une procédure d'appel d'offre.
A l'issue de cette procédure, c'est une équipe anglaise, l'Oxford Archaeological Unit, qui a été choisie en avril 1996, en collaboration avec l'Université du Maine pour la recherche historique.
Les fouilles, dirigées par Robert Early, se sont déroulées en deux phases : - 1996-1998 : intérieur du bâtiment ainsi que la prospection au radar et sondages de la haute cour ; - 1999-2000 : fouille de la haute cour.
Le résultat de ces fouilles est exceptionnel, aussi bien par l'architecture mise à jour que par le mobilier archéologique découvert (pièces de jeu, objets métalliques, céramiques…). La municipalité décide alors de créer un musée pour proposer ces découvertes au public.
Le projet scientifique et culturel est rédigé en 2000 par Jacques Naveau, conservateur départemental de l'archéologie et des musées. En 2001, une programmiste (Elsa Gauter) est chargé de finaliser le programme architectural, technique et muséographique.
Le concours de maîtrise d’œuvre est lancé en 2003. Le musée ouvre en 2008. Dans le cadre du Pays d’art et d’histoire Coëvrons-Mayenne, le Conseil général de la Mayenne a souhaité éclater ses collections dans différents sites.
Le musée du château de Mayenne a été choisi pour accueillir les collections départementales en lien avec le moyen âge. Elles sont présentées dans la salle dite de la prison des femmes. Le château de Mayenne a été agrandi au XIXe siècle lors de la période carcérale.
Ces salles, situées dans la partie sud, ont peu d’intérêt architectural. Il a donc été choisi, pour rendre le projet cohérent, d’installer les salles muséographiques dans ces espaces.
Highlights der Sammlung
Le projet muséographique utilise tous les moyens disponibles pour rendre la visite la plus vivante possible et faciliter la compréhension du site : animation audiovisuelle, jeux de lumières, bornes interactives, maquettes tactiles… Monnaies : plus de 26.000 pièces du trésor du gué Saint Léonard.
Les pièces les plus emblématiques et les mieux conservées, notamment une monnaie Kouchane (du Pakistan, sont présentées). Quelques monnaies carolingiennes ont été trouvées lors des fouilles du château.
Elles symbolisent la perte d'influence du pouvoir royal au fil de la période carolingienne qui glisse peu à peu vers les comtes locaux.
Jeux : les fouilles menées au château de Mayenne ont livré un mobilier archéologique remarquable : un tablier de jeu de trictrac qui figure parmi les exemplaires les mieux conservés d'Europe avec ceux de Saint-Denis et de Gloucester, plus d'une cinquantaine de pions de jeu d'une rare qualité liés à la pratique des jeux de tables (ancêtre du trictrac français) et de mérelle et un ensemble exceptionnel de 37 pièces d'échecs, série la plus importante découverte en France.
Céramique : ce nombreuses pièces de céramiques, vaisselle de table ou vaisselle de cuisine : pots, pichets, cruches, mortiers, bols, coupes… sont des témoignages riches sur la vie quotidienne à l'époque médiévale.
Ces objets d'hier nous renseignent sur les usages, les goûts et les techniques de production. La collection présente des productions issues de divers ateliers locaux et régionaux: Aron, Laval, sud ouest de la Normandie.
Les céramiques glaçurées viennent elles d'ateliers plus lointains : région parisienne voire sud-ouest de la France.
Toute l'originalité de la collection réside dans la présentation d'une production régionale du XIVe siècle : le mortier dit à oeil de perdrix orné de masques schématiques à figure humaine et de poinçons circulaires.
Objets de la vie quotidienne : le musée présente une très belle collection de lampes à huile, caractéristique de l'éclairage à l'époque médiévale. Ces lampes apodes étaient accrochées à un support au plafond ou présentées sur un support en pierre.
Quelques objets en os de la vie quotidienne médiévale : peigne, bouchon, stylet, couteaux, laceret (outil servant à travailler le bois), ciseaux, pierres à affûter. Exceptionnelle série de clefs et de serrures riches d’enseignement sur le mode de vie au château.
On remarque que les serrures servaient à ouvrir des coffres qui conservaient les objets personnels des habitants du lieu.
Mobilier militaire : les fouilles de Mayenne ont livré beaucoup d'objets qui permettent de comprendre l'environnement matériel d'un chevalier au moyen âge : (éperons, fers à cheval, carreau d'arbalète) ainsi que l'évolution de l'armement à la fin du moyen âge (boulets de canons).
A noter l'exceptionnel éperon pliant, sans doute destiné à être rangé dans un sac lorsque le cavalier descend du cheval, objet unique en France. Mobilier funéraire : deux sarcophages dont un exemplaire assez rare en bois, provenant de la crypte de l'abbatiale d'Evron.
De nombreux objets liés aux cérémonies funéraires figurent dans les collections, comme des coquemars qui permettaient de faire brûler de l'encens. Quelques boucles de ceinture issues de diverses tombes fouillées dans des cimetières médiévaux du département.
Issus d'édifices religieux de la ville ou du département, le musée présente divers objets religieux datant du moyen âge ou de l'époque moderne : Christ, statues de saints, croix gothique ainsi qu'un magnifique retable polychrome en bois.
Gebäude
La mention la plus ancienne de Mayenne remonte aux alentours de 778, époque à laquelle Charlemagne restitue à l’évêque du Mans une villa de ce nom. Au IXe siècle, le Maine subit des attaques des Bretons, surtout entre 840 et 870.
La construction du palais de Mayenne accompagne la reprise en main de la zone frontalière sous Charles le Chauve. Elle est attribuée, vraisemblablement aux premiers comtes du Maine, alliés par famille à la dynastie carolingienne.
Vers 920, le bâtiment de bois est remplacé par un bâtiment de pierre comprenant : . un corps rectangulaire à deux niveaux, dont la salle haute, bien éclairée par une suite de fenêtres, devait être destinée aux réceptions ; . une tour carrée, servant peut-être d’habitation; . une tourelle d’escalier appuyée contre la tour ; . des terrasses d’accès contre trois des faces du bâtiment.
Peu après, une enceinte en pierre succède au rempart en terre. Au XIe siècle, le Maine n’est plus menacé par la Bretagne mais par l’Anjou et la Normandie.
Geoffroi de Mayenne (v. 1030 - 1098) qui garde le château pour les comtes du Maine profite d’un affaiblissement de ces derniers pour se l’approprier, vers 1040. Il participe aux luttes seigneuriales, notamment contre Guillaume de Normandie lorsqu’il s’empare du Maine.
À cette occasion, le château est incendié en 1063. ’une des modifications majeures de cette période est l’ajout d’un étage au bâtiment carolingien au XIIe siècle. Parallèlement, les niveaux inférieurs, dont la salle basse, sont remblayés.
Si la distribution des espaces carolingiens reste inchangée dans son ensemble, quelques transformations des ouvertures sont effectuées. On insère ainsi dans la tour carrée des portes en granite, dont une donne accès à la salle carolingienne, l’autre vers la haute cour.
À la même époque, un bâtiment résidentiel est accolé au rempart de la haute cour. Il n’en reste aujourd’hui que deux baies géminées et une cheminée, visibles dans le mur de la courtine.
En lutte contre l’empire Plantagenêt, qui s’étend de l’Angleterre à l’Aquitaine, Philippe-Auguste rattache le Maine au domaine royal en 1206. Juhel II de Mayenne, qui a pris le parti du roi, renforce son pouvoir, mais sa mort, en 1220, marque l’extinction de la lignée des Mayenne.
Les nouveaux seigneurs, héritant du château par mariage, y résident de moins en moins souvent. Au cours du 13e siècle, le château connaît d’importantes transformations qui en font une puissante forteresse, adoptant les principes défensifs de l’époque de Philippe-Auguste.
La principale nouveauté consiste en la création d’une vaste basse cour, ce qui quintuple la superficie de l’ensemble. La haute cour elle-même est dotée de tours et d’un châtelet d’entrée. Les modifications concernent aussi le logis primitif.
Sa capacité défensive s’accroît par la construction d’une tour-donjon cylindrique à l’angle nord-est. En même temps, son aspect intérieur est ennobli par la construction de voûtes, ce qui nécessite une réorganisation des ouvertures, et par la réalisation d’un décor peint.
Propriété des ducs d’Anjou depuis 1360, le château de Mayenne n’est plus une résidence aristocratique à la fin du Moyen Âge, mais un lieu de garnison. C’est à ce titre qu’il participe aux événements de la guerre de Cent Ans (1337 - 1453).
Il est une première fois occupé par les Anglais de 1361 à 1364. Le Maine est envahi après la défaite française d’Azincourt (1415). Le château de Mayenne, pris en 1425 et occupé par John Falstaf, demeure aux mains des Anglais jusqu’en 1448.
Durant cette période la fonction résidentielle du château est quasi anecdotique. Il sert essentiellement de garnison. De nouveaux bâtiments, forge, cellier voûté, sont érigés dans la haute-cour pour répondre aux nouveaux besoins.
Suite à la dernière occupation, des modifications architecturales sont réalisées afin d’assurer une meilleure défense du site. Une imposante tour pouvant porter des canons et résister aux tirs, ainsi qu’une terrasse d’artillerie sont construites pour renforcer le château.
Des mâchicoulis et des canonnières sont ajoutés sur deux tours et sur les murs côté rivière. Le château connaît ses derniers usages militaires lors des guerres de Religion. Il appartient alors à Charles de Lorraine, chef de la Ligue après l’assassinat du duc de Guise (1588).
L’armée royale en prend définitivement le contrôle en 1592. Il s’ensuit une régression de ses caractères résidentiels et défensifs : destruction des bâtiments de la haute cour et arasement des tours après 1695. La basse cour est transformée en parc.
La première mention certaine de la transformation du château en prison remonte à 1674. Le Conseil général de la Mayenne acquiert le château en 1824. Plusieurs aménagements sont entrepris afin d’accueillir des prisonniers toujours plus nombreux. En 1826 le bâtiment principal est agrandi vers le sud.
D’autres transformations s’ensuivent : - modification des ouvertures ; - construction d’un mur pour séparer la cour des hommes de celle des femmes ; - modification totale de la toiture… Des plans de 1837-1838 nous renseignent sur l’aménagement du château et de la haute-cour.
Le château sert de prison jusqu’en 1936. Propriété de la commune depuis 1936, le château connaît divers usages jusqu’à la découverte des vestiges carolingiens en 1993. Aujourd’hui, le bâtiment présente au sein de la haute cour le musée du château de Mayenne.
La basse cour a quant à elle été complètement revue pour proposer un lieu de promenade et de découverte agréable aux mayennais et aux touristes.
Bereiche und Sammlungen
Werke der Sammlung
A LA FIN DE L'HIVER, FORET DE RENNES
ZeichnungABSIDIOLE DU CHATEAU DE VITRE
dessin, art contemporainADORATION DES MAGES
MalereiADORATION DES MAGES
MalereiANGE
SkulpturANGE
SkulpturANGE THURIFERAIRE
SkulpturANGE THURIFERAIRE
SkulpturMuseen in der Nähe
Museumspräsentation
Lage in Mayenne (Mayenne), musée du château ist Teil des Netzwerks der Museen mit dem Label « Musée de France » des Kulturministeriums. Dieses Label garantiert die Qualität seiner Sammlungen und das Engagement der Einrichtung in den Bereichen Erhaltung, Barrierefreiheit und kulturelle Vermittlung.
Das Museum ist eine Referenzstelle für die lokale und regionale Kulturlandschaft.
Sammlungen und Bereiche
musée du château bewahrt Sammlungen aus mehreren Fachgebieten : Archéologie, Beaux-arts, Ethnologie, Histoire, Sciences de la nature.
Diese Vielfalt ermöglicht es dem Besucher, verschiedene Facetten des Kulturerbes zu entdecken, von antiker Kunst bis hin zu zeitgenössischen Schöpfungen, von Alltagsgegenständen bis zu außergewöhnlichen Objekten.
Das Inventar der Sammlungen wird regelmäßig aktualisiert, um den Anforderungen des Labels « Musée de France » gerecht zu werden.
Praktische Informationen
musée du château befindet sich in place Juhel, 53100 Mayenne. Die Öffnungszeiten und Eintrittspreise können saisonal variieren. Es wird empfohlen, das Museum direkt zu kontaktieren oder die offizielle Website vor Ihrem Besuch zu prüfen.
Die Einrichtung bietet Führungen, pädagogische Workshops und Veranstaltungen für alle Besuchergruppen an.
Das Museum und sein Gebiet
musée du château ist Teil des kulturellen Lebens in Mayenne und darüber hinaus im Département Mayenne. Die Stadt beherbergt weitere kulturelle und patrimoniale Einrichtungen, die das museumale Angebot ergänzen.
Ein Besuch in Mayenne ermöglicht die Kombination von Museumstouren mit Erkundungen des architektonischen und natürlichen Erbes der Gemeinde.
Das Label « Musée de France »
Das Label « Musée de France » wird durch das Gesetz vom 4. Januar 2002 über die französischen Museen geregelt.
Es wird an Museen verliehen, deren Sammlungen öffentliches Interesse entfalten und die sich verpflichten, Vorgaben hinsichtlich Erhaltung, Restaurierung, Inventarisierung und Zugänglichkeit zu erfüllen. musée du château entspricht diesen Anforderungen und sichert somit die Bewahrung seiner Sammlungen für zukünftige Generationen.
Datenquellen
Die auf dieser Seite bereitgestellten Informationen stammen aus der Datenbank Muséofile des Kulturministeriums, veröffentlicht auf data.culture.gouv.fr unter der Open License v2.0 (Etalab). Die Werke, die diesem Museum zugeordnet sind, stammen aus der Joconde-Datenbank. Diese Daten werden regelmäßig aktualisiert.
Siehe auch
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Häufig gestellte Fragen
Alles, was Sie wissen müssen
musée du château befindet sich in Mayenne, im Landkreis Mayenne. Konsultieren Sie die Museumsseite, um die vollständige Adresse und die Kontaktdaten zu erhalten.
Die Sammlungen von musée du château sind in der Muséofile-Datenbank des Kulturministeriums aufgeführt. Besuchen Sie die Museumsseite, um die thematischen Bereiche seiner Bestände zu sehen.
Ja, musée du château trägt das Label « Musée de France », das vom Kulturministerium vergeben wird und die Qualität sowie den Zugang zu seinen Sammlungen garantiert.
Ein Teil der Werke von musée du château ist digitalisiert und über unsere Website in der Joconde-Datenbank einsehbar. Die Anzahl der online verfügbaren Werke kann variieren.
Die Öffnungszeiten variieren je nach Saison und Wochentag. Kontaktieren Sie direkt das Museum oder besuchen Sie seine offizielle Website, um die aktuellen Zeiten zu erfahren.
Die Eintrittspreise hängen vom Museum ab. Viele Museen bieten ermäßigte Preise und Freigänge für bestimmte Besuchergruppen an.
Der barrierefreie Zugang hängt vom Museum und der Raumgestaltung ab. Informieren Sie sich vor Ihrem Besuch beim Museum über die verfügbaren Einrichtungen.
Weitere Museen mit Label befinden sich in Mayenne oder in den Nachbargemeinden. Besuchen Sie die Seite der Stadt oder des Landkreises, um das gesamte Museumsangebot zu sehen.
Viele Museen mit Label bieten Führungen, Workshops und Animationen an. Kontaktieren Sie direkt die Einrichtung, um das aktuelle Programm zu erfahren.
Die Daten stammen aus der Muséofile-Datenbank des Kulturministeriums (data.culture.gouv.fr), veröffentlicht unter der Open License v2.0.