Médaille d'argent de la Société de protection des apprentis et enfants employés dans les manufactures
الوصف
L’avers de la médaille présente en relief la tête de l’impératrice Eugénie, tournée vers la gauche. Le portrait est réalisé par Antoine Bovy d’après le médaillon orné de la tête d’Eugénie de Montijo, tournée à droite, réalisé par Jules Peyre pour la Manufacture de Sèvres en 1853. Sur le revers est gravée, également en relief, une scène allégorique, signée Alphée Dubois et datée de 1867, qui montre l’Empire protégeant les enfants employés dans les manufactures. Au centre, est assise une figure féminine personnifiant l’Empire, couronnée et vêtue d’un manteau semé d’abeilles. Elle se tourne avec bienveillance sur la gauche, et étend son bras au-dessus de la tête de trois garçons d’âges différents, portant blouse et pantalon. Le premier tient à la main un compas, le second porte un vase orné et le troisième s’appuie sur une masse. Derrière ce dernier est représentée une enclume. L’Empire pose son autre bras sur les épaules de deux filles portant un tablier. L’une tient un fuseau et l’autre une navette de tissage. Derrières elles sont représentées un rouet ainsi qu’un haut fourneau. Il existe une autre médaille identique en tous points à celle conservée au Familistère, sauf que l’inscription sur le revers est différente médaille ; elle apparaît ainsi : « SOCIÉTE DE PROTECTION | POUR LES ENFANTS EMPLOYÉS DANS LES MANUFACTURES | 27 OCTOBRE 1867 | ALPHÉE DUBOIS ». Cette dernière médaille est la médaille commémorative de la cérémonie solennelle de distribution des récompenses décernées par la Société de protection des apprentis et des enfants employés dans les manufactures, qui se tient le 27 octobre 1867 au Palais de l’industrie de l’Exposition universelle de Paris sous la présidence de l’impératrice Eugénie. La médaille conservée au Familistère est la médaille de récompense attribuée à Jean-Baptiste André Godin à cette occasion. La Société de protection des apprentis et des enfants employés dans les manufactures est fondée à Paris le 17 mars 1867. Au moment de sa création, elle est présidée par Jean-Baptiste Dumas, président du conseil général de la-Seine et président de la Société d’encouragement de l’industrie nationale, et compte parmi ses vice-présidents Charles Robert, conseiller d’état, secrétaire général du ministère de l’Instruction publique. Peut-être sollicité par ce dernier, qu’il connaît, Jean-Baptiste André Godin fait partie des membres de la Société en préfiguration, dont la première liste est arrêtée au 31 janvier 1867. La Société se donne pour objectif « d’améliorer la condition des apprentis et des enfants employés dans les manufactures, par tous les moyens qui, respectant la liberté de l’industriel et l’autorité du père de famille, agiront en conformité de la pensée des lois sur l’apprentissage et sur le travail des enfants dans les manufactures » (Bulletin…, 1867, n° 1, p. 33). Elle milite notamment pour l’application et le renforcement de la loi du 22 mars 1841 sur le travail des enfants, qui, dans les manufactures employant plus de 20 personnes, limite à 8 heures la durée légale journalière de travail effectif des enfants de 8 à 12 ans, et à 12 heures celui des enfants de 12 à 16 ans. La Société veut profiter de l’audience exceptionnelle offerte par l’Exposition universelle organisée à Paris en 1867. Aussitôt fondée, elle sollicite le patronage de l’impératrice Eugénie, et obtient du commissaire général de l’exposition Frédéric Le Play.la tenue d’une cérémonie solennelle dans le grand hall du Palais de l’industrie où, le 1er juillet 1867, Napoléon III doit présider la cérémonie de remise des récompenses aux exposants. La Société allait elle aussi décerner ses récompenses « 1. Aux institutions qui ont pour but d’assurer à un grand nombre d’enfants de bonnes et saines conditions de travail ; 2. Aux patronages ; 3. Aux manufacturiers, contremaîtres ou artisans ayant fait preuve de zèle pour l’amélioration du sort des enfants qui leur sont confiés » (Bulletin…, 1867, n° 2, p. 184). Les récompenses consistaient en dix grands portraits gravés de l’impératrice et dix portraits du prince impérial signés de leur main, vingt bannières brodées aux chiffre de l’impératrice, quarante médailles d’or, d’argent et de bronze, et des mentions honorables. Il fut décidé par la suite « qu’il ne serait pas donné de médaille d’or ; que la Société décernait seulement sa médaille, laquelle serait en argent, et que des médailles commémoratives d’or, d’argent et de bronze seraient adressées aux diverses personnes qui seraient venues en aide à la Société » (Bulletin…, 1867, n° 2, p. 272) « S. M. l’Impératrice ayant fait connaître l’heure à laquelle il convenait de fixer la cérémonie, 23 000 billets ont été envoyés, et le 27 octobre, à deux heures et demie, les portes de la salle du Palais de l’industrie, dont la disposition était la même que pour la distribution des récompenses de l’Exposition universelle, se refermaient sur plus de 22 500 invités. L’orphéon et la musique de la garde de Paris étaient placés au milieu du transept, vis-à-vis du trône. À droite et à gauche étaient groupés sur les estrades plus de 10 000 enfants de l’industrie. D’un côté étaient les garçons, de l’autre les filles, les uns conduits par les patrons, les autres réunis sous la direction des chefs de patronage. » (Bulletin…, 1867, n° 2, p. 272). La scène gravée au revers de la médaille reproduit une disposition comparable. Le fondateur du Familistère, auquel deux médailles d’argent avaient été attribuées par le jury international de l’Exposition universelle, reçoit une nouvelle médaille d’argent à l’occasion de la cérémonie du 27 octobre 1867. La récompense est motivée de la façon suivante : « Organisation complète des moyens d’instruction et de protection pour les jeunes apprentis et ouvriers » (Bulletin…, 1867, n° 2, p. 304).
حول هذا العمل
العمل المعنون «Médaille d'argent de la Société de protection des apprentis et enfants employés dans les manufactures»، المنسوب إلى Bovy Jean-François-Antoine (Graveur);Peyre Jules-Constant (d'après);Dubois Alphée (Graveur);Société de protection des apprentis et des enfants (Editeur)، محفوظ في Familistère de Guise. مرجع في قاعدة جوكوند، يشارك هذا العمل في التراث الفني الوطني المحفوظ في المتاحف المعتمدة.
التقنية والمواد
ينتمي هذا العمل إلى المجال: numismatique, artisanat - industrie. تم إنجازه باستخدام المواد والتقنيات التالية: Argent. تم تحديد فترة إنشائه على أنها: الربع الثالث التاسع عشر قرن.
المتحف الحافظ
يحتفظ Familistère de Guise بهذا العمل ضمن مجموعاته. بصفته متحفًا حاملًا لعلامة «متحف فرنسا»، تلتزم المؤسسة بالحفاظ على القطع الموكلة إليها وإبراز قيمتها.
مصادر البيانات
المعلومات المتعلقة بهذا العمل مصدرها قاعدة جوكوند التابعة لوزارة الثقافة، المنشورة على data.culture.gouv.fr بموجب الرخصة المفتوحة v2.0 (Etalab).
حول هذا العمل الفني
Bovy Jean-François-Antoine (Graveur);Peyre Jules-Constant (d'après);Dubois Alphée (Graveur);Société de protection des apprentis et des enfants (Editeur) a réalisé Médaille d'argent de la Société de protection des apprentis et enfants employés dans les manufactures, actuellement au Familistère de Guise. Elle est réalisée avec la technique suivante : Argent. Mesures : Diamètre en cm : 5. La création de cette oeuvre remonte à la 3e quart 19e siècle.
سياق الإبداع
Médaille d'argent de la Société de protection des apprentis et enfants employés dans les manufactures émerge du bouillonnement de la 3e quart 19e siècle, époque où Bovy Jean-François-Antoine (Graveur);Peyre Jules-Constant (d'après);Dubois Alphée (Graveur);Société de protection des apprentis et des enfants (Editeur) atteint la pleine maturité de son art. Visible au Familistère de Guise, cette œuvre illustre à quel point le contexte historique nourrit et façonne la création artistique, lui conférant une profondeur qui va bien au-delà de la seule dimension esthétique.
الأسئلة الشائعة
كل ما تحتاج إلى معرفته
يتم حفظ عمل « Médaille d'argent de la Société de protection des apprentis et enfants employés dans les manufactures » في Familistère de Guise، مؤسسة تحمل شعار « متحف فرنسا ». يضمن هذا الشعار جودة حفظ المجموعات وإتاحتها للجمهور.
يُنسب هذا العمل إلى Bovy Jean-François-Antoine (Graveur);Peyre Jules-Constant (d'après);Dubois Alphée (Graveur);Société de protection des apprentis et des enfants (Editeur) وفقًا لقاعدة بيانات جوسوندي من وزارة الثقافة. اطلع على صفحة الفنان على DellArte لاكتشاف مسيرته، وأعماله الأخرى والمتاحف التي تحتفظ بإبداعاته.
البيانات تأتي من قاعدة بيانات جوسوندي التابعة لوزارة الثقافة (data.culture.gouv.fr)، منشورة بموجب رخصة المصدر المفتوح v2.0 (Etalab). يتم تعبئة المعلومات بواسطة المتاحف التي تحافظ على الأعمال، وتتحقق منها خدمة المتاحف في فرنسا.
العمل جزء من مجموعات متحف يحمل شعار « متحف فرنسا ». تواصل مع المتحف المحافظ للتحقق مما إذا كان العمل معروضًا حاليًا في القاعات أو محفوظًا في المخزن. تتوفر أوقات الافتتاح والأسعار على الموقع الرسمي للمتحف.
حقوق استخدام الصور تعتمد على العمل، الفنان والمتحف. إذا توفى المؤلف منذ أكثر من 70 سنة، فالعام العمل في المجال العام في فرنسا. البيانات النصية (العنوان، التقنية، الأبعاد) تحت رخصة المصدر المفتوح وقابلة لإعادة الاستخدام بحرية.
ورقة العمل تحتوي على معلومات من قاعدة جوسوندي: العنوان، المؤلف، التقنية والمواد المستخدمة، الأبعاد، فترة الإنشاء، المجال الفني، رقم الجرد، المتحف المحافظ، وعندما تكون متاحة، صورة رقمية.
استخدم صفحة الاتصال بـ DellArte للإبلاغ عن الخطأ. حيث أن البيانات مستمدة من قاعدة جوسوندي، يجب الإبلاغ عن التصحيحات الكبرى (النسبة، التأريخ، التقنية) إلى وزارة الثقافة عبر data.culture.gouv.fr.
قاعدة جوسوندي تسجل أكثر من 700,000 بيان عمل. استخدم شريط البحث للعثور على أعمال لنفس الفنان، أو بنفس التقنية، أو من نفس الفترة. كل صفحة متحف توفر وصولاً إلى مجموعاتها الرقمية بالكامل.
تعتمد دقة الصورة على برنامج الرقمنة في المتحف المحافظ. بعض المتاحف تقدم صورًا عالية الدقة عبر منصاتها الرقمية الخاصة. الصورة المعروضة على DellArte تأتي من قاعدة جوسوندي بدقة النشر.
متاجر المتاحف غالبًا ما تقدم نسخًا من أبرز أعمالها (البطاقات البريدية، الملصقات، الكتب الفنية). للأعمال في المجال العام، تقدم خدمات مثل RMN-Grand Palais (photo.rmn.fr) نسخًا فوتوغرافية احترافية للبيع.