Bas-relief aux lions
描述
Calcaire taillé ; Le relief inv.Arb 1129 est le plus abouti des deux représentations. Son origine est bien attestée par le dessin de Dom Plancher de 1739 qui le montre sur la face orientale de la chapelle à l'est de la rotonde. La documentation iconographique et écrite le mentionne par la suite avec son jumeau. P.J. Antoine dans son manuscrit sur Les monuments de Dijon (B.M.D, ms 1830, p.31), écrit vers 1800, et qui devait accompagner les gouaches publiées par J. Moreau, précise " [A droite à cette petite façade et au] dessus d'une petite corniche était une large pierre ayant un aigle en bas-relief très mal fait. Lorsqu'elle fut démolie je la fis conduire dans la cour de l'académie de Dijon. En symétrie de l'autre côté était un autre bas-relief où l'on voyait le combat d deux lions ; [je crois qu'il a été rompu en la détachant de la maçonnerie] (passage biffé)". On retrouve mentionnée cette figure dans la description de Millin lors de sa visite de Dijon en 1804 où il nous dit voir les bâtiments de l'académie : "... Nous vîmes dans les murs de la cour, des aigles en bas-relief avec des ailes déployées ; auprès de ces monuments antiques, il y a deux autres bas-reliefs qui représentent des combats d'animaux, ils sont généralement grossièrement travaillés et appartiennent au Moyen Âge.". On les retrouve par la suite représentés dans les dessins de l'architecte Charles Suisse à la fin du XIXe siècle et dans les collections primitives du musée archéologique. La sculpture de ce premier relief se présente aujourd'hui comme la représentation d'un combat de deux lions de profil, superposés, dont l'enlacement emplit la surface du tableau. Le lion inférieur replie sa queue sur son dos et tente de mordre une des pattes arrières du lion supérieur. Celui-ci domine et occupe une place plus grande dans le relief. Sa queue est redressée. il tient dans sa gueule une croix sous forme de svastika et porte sur son dos un édicule présentant une porte et la représentation d'une toiture par un triangle évidé. Le modelé des animaux est relativement sommaire mais l'oreille est parfaitement marquée pour le lion supérieur ainsi que le bourrelet de son cou. Les yeux des deux têtes sont en amande, deux fois soulignés et pointés. On peut retrouver cette dernière caractéristique sur les yeux des animaux fantastiques des deux chapiteaux conservés à l'entrée de la rotonde, mais le reste du traitement est différent. Deux autres représentations animalières se retrouvent sur un chapiteau central du vestibule d'entrée actuel de la crypte (n°6 de W. Schlink) mais si les têtes sont également de profil, la dimension ici très réduite ne permet guère la comparaison, de même que pour certains chapiteaux de Flavigny (n°12 du dépôt lapidaire et n°9 du musée du Louvre). Les dimensions d'un relief du dépôt lapidaire de Flavigny, montrant un lion également de profil taillé en méplat, pourrait s'en rapprocher mais le style est différent. Ce type de relief animalier correspond bien à la composition des premiers décors romans du XIe siècle usant de panneaux de reliefs incrustés avec souvent des représentations d'animaux tel qu'on peut les voir àSaint-Ambroise de Milan, Pavie, ou en France à Flavigny, Léré, Saint-Restitut ou Saint-Benoît-sur-Loire (dépôt lapidaire). Dans le cas présent, il ne semble pas que ce relief et les trois autres qui lui sont associés (lions et aigles) appartiennent à un principe de frise courante au XIe siècle. Par ailleurs, le motif des lions affrontés est bien connu dans la sculpture probablement sous l'influence des tissus exécutés et diffusés à partir des ateliers byzantins, en particulier au XIe siècle, et on le trouve couramment dans les motifs des chapiteaux historiés. Il est possible que, dans le cas du relief de Saint-Bénigne (associés aux aigles, inv.Arb.1131 et 1132) les lions introduisent le thème de l'Eglise triomphante à côté de celle de la résurrection. Rappelons que le motif des lions était présent dans la mosaïque conservée jusqu'au XVIIIe siècle au sol de la chapelle mariale orientale qui est connue par une aquarelle du début du XVIIIe (BN Paris), un dessin de Baudot, et un fragment conservé au musée archéologique. Le second relief, inv.Arb.1130 (représenté par Dom Plancher en symétrie de l'autre relief aux lions) reprend la disposition du précédent en inversant la position des deux fauves. Il paraît inachevé mais pourrait avoir été exécuté par un collaborateur du maître tailleur en imitant le premier selon un procédé de chantier que l'on rencontre relativement couramment au XIe siècle (cf. atelier de Flavigny). Même sommaire, la sculpture est moins aboutie ; l'édicule sur le lion n'est pas exécuté et, si les dents de la gueule du lion supérieur sont nettement marquées, on ne voit pas comment le sculpteur prévoyait de représenter la croix amorcée en dessous de la gueule. (Christian Sapin) (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)
主题
représentation animalière (lion)
关于这件藏品
作品《Bas-relief aux lions》收藏于 musée archéologique。作为 Joconde 数据库的收录作品,它是获得标签认证的博物馆所保存的国家艺术遗产的一部分。
技术与材料
这件作品属于以下领域:archéologie, architecture, sculpture, médiéval。它使用以下材料和技法制作:calcaire (taillé)。其创作时期被确认为:11 世纪。
收藏博物馆
《Bas-relief aux lions》收藏于 musée archéologique,这是一家拥有"法国博物馆"标签的机构。该标签保证其馆藏在保存、清点和公众可达性方面受到严格管理。
数据来源
关于这件作品的信息来自文化部的 Joconde 数据库,发布在 data.culture.gouv.fr,遵循开放许可证 v2.0(Etalab)。
关于这件作品
Bas-relief aux lions est conservée au musée archéologique dans le domaine archéologie, architecture, sculpture, médiéval. La technique employée est : calcaire (taillé). Ses dimensions sont Hauteur en cm 76 ; Largeur en cm 59 ; Profondeur en cm 32. Sujet représenté : représentation animalière (lion). L'oeuvre appartient à la 11e siècle.
创作背景
, immergé dans la 11e siècle, livre avec Bas-relief aux lions une œuvre qui transcende son contexte de création tout en l'incarnant pleinement. Le musée archéologique a su préserver cette pièce dont la pertinence artistique traverse les siècles et continue de susciter l'intérêt des amateurs d'art.
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