Le musée Eugénie et Maurice de Guérin se trouve à Andillac en Occitanie et bénéficie du label « Musée de France ».
Son histoire : Le musée Maurice et Eugénie de Guérin a été inauguré le 12 septembre 1937 et installé dans le château familial des Guérin, acheté aux descendants par le Conseil général du Tarn.
Maison d’écrivain inscrite dans un domaine de 17 hectares, le Cayla est un lieu où l’écriture de l’intime s’associe à l’art contemporain lors des expositions temporaires.
Le journal d'Eugénie de Guérin constitue, avec sa correspondance, un document de premier ordre pour connaître la vie tarnaise au XIXe siècle. L’ensemble des collections représente 2.131 occurrences.
Il est constitué de deux fonds : - le fonds mobilier et iconographique (466 objets) ; - le fonds archives et bibliothèques (1.665 documents). L'ensemble est conservé au château-musée dans le parcours permanent ou en réserve.
Le fonds mobilier et iconographique : 1. le mobilier d’origine et les objets personnels des Guérin ; 2. les objets postérieurs à la mort des Guérin (après 1848) ; 3. le fonds artistique : œuvres (huiles sur toile, œuvres sur papier, sculptures, photographies…) réalisées par des artistes à partir du XXe siècle, ayant un lien thématique avec l’œuvre guérinienne ; 4.
Mobilier : mobilier ou objets d'arts décoratifs n'ayant pas appartenu aux Guérin mais entrés au musée pour «restituer» le décor de la maison d'écrivain ; 5. Textile ; 6. Fonds iconographique : plans et dessins du Cayla.
Les archives : Le Cayla est représentatif de l’activité rurale qui s’est développée dans la région. Les archives notariales et familiales du musée conservent notamment des livres de raison et cahiers-journaux qui témoignent des conditions d’exploitation du domaine.
Les correspondances et documents personnels sont une source riche d’informations relatives aux conditions de vie et à la mentalité de hobereaux de province au fil des siècles. 1. Archives de La Famille de Guérin.
Cette collection a été ouverte par Jean Calvet aux débuts du musée pour contenir les documents originaux les plus prestigieux (autographes de Maurice et Eugénie de Guérin, autographes de lettres leur étant adressées, copies de Trébutien, etc.). 2. Papiers Barthès.
Émile Barthès (1883-1939) est le biographe et l'éditeur des œuvres d'Eugénie de Guérin. Il fut en 1920 l'un des fondateurs de l'Amitié guérinienne avec Élie Decahors et Fernand Barthe. 3. Papiers Decahors.
Les papiers Decahors ont été donnés au musée en même temps que ses livres en 1992 par Andrée Reich, disciple d'Élie Decahors.
Celui-ci (1885-1961), fut professeur de littérature française à l'Institut catholique de Toulouse de 1930 à 1954, et biographe de Maurice de Guérin auquel il consacra sa thèse. 4. Papiers Calvet.
Jean Calvet, maire de Gaillac et actif guérinien fut conservateur du musée, charge qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1965. Les papiers et la bibliothèque guérinienne de Jean Calvet ont rejoint les collections du Musée à sa mort. 5. Autres Fonds.
Fonds divers : divers documents dont des textes dactylographiés de François Mauriac, Louisa Paulin, Touny-Lérys, Paul Guth liés à la postérité littéraire des Guérin : Papiers Moisset : Pierre Moisset 1878-1918 fut curé d’Andillac.
Il participa aux commémorations autour des Guérin en 1912 et mit à l’abri des papiers au moment où le Cayla était à l’abandon.
Ce fonds comprend des correspondances et son journal intime ; Papiers Barthe : Fernand Barthes (1883-1970), occupa la cure d’Andillac de 1919 à 1930, il fut un des fondateurs de l’Amitié Guérinienne qu’il dirigea jusqu’à sa mort.
Il créa les Amis des Guérin en 1968 ; Papiers Damien Bertrand : Damien Bertrand, aumônier de l'École de La Tour à Carmaux, succéda à Barthe à la tête de l'Amitié guérinienne jusqu'en 1984.
Il a remis au Musée les archives de son administration ; Fonds Ernest Bonnet : manuscrits de poésies et de prose en occitan collectés dans 12 cahiers d’écoliers ; 6. Archives du musée. Les archives du musée sont constituées d'une partie des papiers de Jean Calvet.
Elles contiennent les archives de la gestion du Musée depuis les premières démarches en vue de l'acquisition du Cayla ainsi qu'une collection reliée de coupures de presse et de tirés à part de revues concernant les Guérin (1960-1967). 7. Les bibliothèques.
L’ensemble des fonds de bibliothèques (bibliothèques de la famille, de Calvet, de Decahors, d’artistes contemporains…) comprend plus de 600 ouvrages. Le musée est associé à Maurice de Guérin (1810-1839) est le cadet de quatre enfants.
Né au château du Cayla, il quitte sa maison natale à l’âge de 7 ans pour le petit séminaire de l’Esquile à Toulouse. En 1821 au collège Stanislas à Paris, il rencontre Jules Barbey d’Aurevilly. Après quelques cours de droit, il revient au Cayla en 1830 au moment de l’insurrection de juillet.
En 1831, il participe au journal l’Avenir dirigé par Lamennais et à la Revue Européenne. Il connaît une passion pour la baronne de Maistre avec laquelle il entretient une correspondance amoureuse. De retour au Cayla en 1832 lors de l’épidémie de choléra, il commence la rédaction du Cahier vert.
Il suit l’enseignement de Lamennais à La chênaie en Bretagne. De retour à Paris en 1834, il publie des articles dans La France Catholique et s’initie à la vie parisienne avec Barbey d’Aurevilly.
En 1835, il écrit Les Pages sans Titre, premier essai de poésie en prose en guise d’ode posthume pour Marie de La Morvonnais et rédige ses poèmes en prose Le Centaure et La Bacchante. En 1837, il se livre à l’autodafé de ses œuvres dont il ne subsiste plus comme original que le Cahier Vert.
Marié avec Caroline de Gervain en 1838, sa santé se dégrade et il revient mourir au Cayla en juillet 1839. Le Centaure sera publié en 1840 par George Sand dans La Revue des Deux Mondes.
Contemporain de Lamartine et de Hugo, il est l’un des initiateurs du poème en prose en langue française, difficilement classable dans une chapelle littéraire bien que son œuvre ouvre des questions d’ordre romantique Eugénie de Guérin (1805-1848).
Son existence se déroule au château du Cayla, partagée entre les soins du ménage, la lecture et les occupations pieuses. Un voyage à Toulouse, deux dans le Nivernais et à Paris sont les seuls événements qui aient troublé le rythme de journées presque monacales.
Alors que Maurice part faire ses études à Toulouse et à Paris, Eugénie lui adresse une correspondance nourrie qui prend bientôt la forme d’un journal. Seize cahiers vont ainsi voir le jour entre 1834 et 1841 et constituent une véritable chronique du Cayla.
Eugénie tente de maintenir le lien entre le lieu de l’enfance et Maurice, attiré par la vie agitée de Paris et en proie aux plus grandes interrogations de l’âme. L’intérêt du Journal est à chercher dans son contenu même : l’évocation du sentiment de la nature, de la religion, de l’esprit de famille.
Après la mort de Maurice en 1839, elle maintient l’illusion que le Journal lui est encore destiné. Le onzième cahier se poursuit à l’attention de Barbey d’Aurevilly, le frère de Paris.
Eugénie au travers de son journal et de ses correspondances, livre une photographie du Cayla telle qu’elle l’a vécu durant le début du XIXe siècle. Une vision à la fois objective et subjective sur laquelle repose une histoire, son histoire dont le personnage majeur est son frère Maurice.
Eugénie de Guérin est aussi l’auteur d’une correspondance avec des membres de sa famille et une guirlande d’amies dont Louise de Bayne. Trébutien et Barbey d’Aurevilly ont été les premiers à souligner l’importance du Journal d’Eugénie de Guérin.
Ses œuvres paraîtront quatorze ans après sa mort : Reliquiae (1855), Journal et fragments (1862), Lettres (1864), Lettres à Louise de Bayne (1927), Lettres à son frère Maurice (1929), Lettres à sa famille et à divers (1942).
Il se distingue par : Le Paysage : Le domaine du Cayla est un espace reliquaire représentatif de la première moitié du XIXe siècle. Le visiteur qui aborde le paysage et le site du Cayla semble plongé dans un lieu hors du temps, qui paraît inchangé depuis 1830.
A ce titre, le domaine fait partie intégrante du musée : paysage littéraire que le visiteur aborde depuis la terrasse du château « jusqu’au lointain horizon ».
C’est aujourd’hui un paysage remarquablement préservé qui allie les atouts du Gaillacois, (vallons, vignes, bois sur le Causse, entrecoupées de terres agricoles affectées à l’élevage) à son particularisme culturel : un paysage qui a suscité une écriture (celle de Maurice et Eugénie de Guérin) et qui est maintenant imprégné de cette littérature avec ses lieux mythiques (Croix des adieux, grand champ du Nord, grotte de Chrysostome, le lavoir, la chênaie…).
Les joyaux du lieu : Le Journal d’Eugénie de Guérin s’ouvre le 13 septembre 1834 et s’achève le 3 octobre 1841. Il s’étend donc sur sept ans et représente 517 jours d’écriture en seize cahiers. Ce n’est pas un journal au jour le jour.
Il n’est pas une obligation, mais un espace de liberté qu’elle s’octroie. Il est avant tout destiné à son frère Maurice. Elle précise le 24 août 1835 : "Ceci n’est pas pour le public, c’est de l’intime, de l’âme, CEST POUR UN".
Le rythme de son écriture est d’ailleurs plus élevé du vivant de Maurice. Après la mort de ce dernier, elle tente de maintenir l’illusion que le Journal lui est encore destiné. Le onzième cahier se poursuit cependant à l’attention de Jules Barbey d'Aurevilly, puis de Joseph de Guérin, son père.
Eugénie rédige comme elle sent et ne cherche pas à faire œuvre littéraire. Le critique Ernest Zyromski en souligne la valeur musicale de la langue dont les incorrections sont des formes francisées de l’occitan.
L’intérêt du Journal est donc à chercher dans son contenu même : l’évocation du sentiment de la nature, de la religion, de l’esprit de famille et surtout de l’amour fraternel que l’auteur y livre.
Le cahier vert : commencé le 10 juillet 1832 au Cayla, le Cahier vert est un recueil d’écrits intimes de 76 pages de Maurice De Guérin.
Plus qu’un journal intime, il est une série de croquis littéraires, d’ébauches préparatoires à la poésie en prose que Barbey d’Aurevilly désigne comme « un cahier de paysages et d’impressions au jour le jour ». Il s’achève le 13 octobre 1835 au moment où Guérin entreprend d’écrire le Centaure.
Le Cahier vert échappe à l’autodafé que l’auteur fait subir à ses écrits en 1836, car il a confié ce « journal » à son ami Paul Quemper parti pour les Amériques. Eugénie de Guérin donne le cahier vert à Barbey d’Aurevilly en 1841, en vue d’une publication qui n’aura pas lieu.
Confié à Trébutien, celui-ci le conserve à Caen. Lors d’un bombardement en 1941, le document est partiellement endommagé. Il entre en 1955 au musée du Cayla qui le conserve aujourd’hui. Son intérêt principal : Situé dans le vignoble de Gaillac, le Cayla est la demeure de la famille de Guérin.
Les domaines couverts par les collections incluent : Ethnologie, Histoire, Littérature. On peut s'y rendre au château du Cayla, à Andillac. L'institution a vu le jour en 1937. Pour toute information, appeler le 05 63 33 01 68.
Le site internet du musée : musees.tarn.fr/nos-musees/chateau-musee-du-cayla.
历史
Le musée Maurice et Eugénie de Guérin a été inauguré le 12 septembre 1937 et installé dans le château familial des Guérin, acheté aux descendants par le Conseil général du Tarn.
Maison d’écrivain inscrite dans un domaine de 17 hectares, le Cayla est un lieu où l’écriture de l’intime s’associe à l’art contemporain lors des expositions temporaires.
Le journal d'Eugénie de Guérin constitue, avec sa correspondance, un document de premier ordre pour connaître la vie tarnaise au XIXe siècle. L’ensemble des collections représente 2.131 occurrences.
Il est constitué de deux fonds : - le fonds mobilier et iconographique (466 objets) ; - le fonds archives et bibliothèques (1.665 documents). L'ensemble est conservé au château-musée dans le parcours permanent ou en réserve.
Le fonds mobilier et iconographique : 1. le mobilier d’origine et les objets personnels des Guérin ; 2. les objets postérieurs à la mort des Guérin (après 1848) ; 3. le fonds artistique : œuvres (huiles sur toile, œuvres sur papier, sculptures, photographies…) réalisées par des artistes à partir du XXe siècle, ayant un lien thématique avec l’œuvre guérinienne ; 4.
Mobilier : mobilier ou objets d'arts décoratifs n'ayant pas appartenu aux Guérin mais entrés au musée pour «restituer» le décor de la maison d'écrivain ; 5. Textile ; 6. Fonds iconographique : plans et dessins du Cayla.
Les archives : Le Cayla est représentatif de l’activité rurale qui s’est développée dans la région. Les archives notariales et familiales du musée conservent notamment des livres de raison et cahiers-journaux qui témoignent des conditions d’exploitation du domaine.
Les correspondances et documents personnels sont une source riche d’informations relatives aux conditions de vie et à la mentalité de hobereaux de province au fil des siècles. 1. Archives de La Famille de Guérin.
Cette collection a été ouverte par Jean Calvet aux débuts du musée pour contenir les documents originaux les plus prestigieux (autographes de Maurice et Eugénie de Guérin, autographes de lettres leur étant adressées, copies de Trébutien, etc.). 2. Papiers Barthès.
Émile Barthès (1883-1939) est le biographe et l'éditeur des œuvres d'Eugénie de Guérin. Il fut en 1920 l'un des fondateurs de l'Amitié guérinienne avec Élie Decahors et Fernand Barthe. 3. Papiers Decahors.
Les papiers Decahors ont été donnés au musée en même temps que ses livres en 1992 par Andrée Reich, disciple d'Élie Decahors.
Celui-ci (1885-1961), fut professeur de littérature française à l'Institut catholique de Toulouse de 1930 à 1954, et biographe de Maurice de Guérin auquel il consacra sa thèse. 4. Papiers Calvet.
Jean Calvet, maire de Gaillac et actif guérinien fut conservateur du musée, charge qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1965. Les papiers et la bibliothèque guérinienne de Jean Calvet ont rejoint les collections du Musée à sa mort. 5. Autres Fonds.
Fonds divers : divers documents dont des textes dactylographiés de François Mauriac, Louisa Paulin, Touny-Lérys, Paul Guth liés à la postérité littéraire des Guérin : Papiers Moisset : Pierre Moisset 1878-1918 fut curé d’Andillac.
Il participa aux commémorations autour des Guérin en 1912 et mit à l’abri des papiers au moment où le Cayla était à l’abandon.
Ce fonds comprend des correspondances et son journal intime ; Papiers Barthe : Fernand Barthes (1883-1970), occupa la cure d’Andillac de 1919 à 1930, il fut un des fondateurs de l’Amitié Guérinienne qu’il dirigea jusqu’à sa mort.
Il créa les Amis des Guérin en 1968 ; Papiers Damien Bertrand : Damien Bertrand, aumônier de l'École de La Tour à Carmaux, succéda à Barthe à la tête de l'Amitié guérinienne jusqu'en 1984.
Il a remis au Musée les archives de son administration ; Fonds Ernest Bonnet : manuscrits de poésies et de prose en occitan collectés dans 12 cahiers d’écoliers ; 6. Archives du musée. Les archives du musée sont constituées d'une partie des papiers de Jean Calvet.
Elles contiennent les archives de la gestion du Musée depuis les premières démarches en vue de l'acquisition du Cayla ainsi qu'une collection reliée de coupures de presse et de tirés à part de revues concernant les Guérin (1960-1967). 7. Les bibliothèques.
L’ensemble des fonds de bibliothèques (bibliothèques de la famille, de Calvet, de Decahors, d’artistes contemporains…) comprend plus de 600 ouvrages.
馆藏亮点
Le Paysage : Le domaine du Cayla est un espace reliquaire représentatif de la première moitié du XIXe siècle. Le visiteur qui aborde le paysage et le site du Cayla semble plongé dans un lieu hors du temps, qui paraît inchangé depuis 1830.
A ce titre, le domaine fait partie intégrante du musée : paysage littéraire que le visiteur aborde depuis la terrasse du château « jusqu’au lointain horizon ».
C’est aujourd’hui un paysage remarquablement préservé qui allie les atouts du Gaillacois, (vallons, vignes, bois sur le Causse, entrecoupées de terres agricoles affectées à l’élevage) à son particularisme culturel : un paysage qui a suscité une écriture (celle de Maurice et Eugénie de Guérin) et qui est maintenant imprégné de cette littérature avec ses lieux mythiques (Croix des adieux, grand champ du Nord, grotte de Chrysostome, le lavoir, la chênaie…).
Les joyaux du lieu : Le Journal d’Eugénie de Guérin s’ouvre le 13 septembre 1834 et s’achève le 3 octobre 1841. Il s’étend donc sur sept ans et représente 517 jours d’écriture en seize cahiers. Ce n’est pas un journal au jour le jour.
Il n’est pas une obligation, mais un espace de liberté qu’elle s’octroie. Il est avant tout destiné à son frère Maurice. Elle précise le 24 août 1835 : "Ceci n’est pas pour le public, c’est de l’intime, de l’âme, CEST POUR UN".
Le rythme de son écriture est d’ailleurs plus élevé du vivant de Maurice. Après la mort de ce dernier, elle tente de maintenir l’illusion que le Journal lui est encore destiné. Le onzième cahier se poursuit cependant à l’attention de Jules Barbey d'Aurevilly, puis de Joseph de Guérin, son père.
Eugénie rédige comme elle sent et ne cherche pas à faire œuvre littéraire. Le critique Ernest Zyromski en souligne la valeur musicale de la langue dont les incorrections sont des formes francisées de l’occitan.
L’intérêt du Journal est donc à chercher dans son contenu même : l’évocation du sentiment de la nature, de la religion, de l’esprit de famille et surtout de l’amour fraternel que l’auteur y livre.
Le cahier vert : commencé le 10 juillet 1832 au Cayla, le Cahier vert est un recueil d’écrits intimes de 76 pages de Maurice De Guérin.
Plus qu’un journal intime, il est une série de croquis littéraires, d’ébauches préparatoires à la poésie en prose que Barbey d’Aurevilly désigne comme « un cahier de paysages et d’impressions au jour le jour ». Il s’achève le 13 octobre 1835 au moment où Guérin entreprend d’écrire le Centaure.
Le Cahier vert échappe à l’autodafé que l’auteur fait subir à ses écrits en 1836, car il a confié ce « journal » à son ami Paul Quemper parti pour les Amériques. Eugénie de Guérin donne le cahier vert à Barbey d’Aurevilly en 1841, en vue d’une publication qui n’aura pas lieu.
Confié à Trébutien, celui-ci le conserve à Caen. Lors d’un bombardement en 1941, le document est partiellement endommagé. Il entre en 1955 au musée du Cayla qui le conserve aujourd’hui.
建筑
Situé dans le vignoble de Gaillac, le Cayla est la demeure de la famille de Guérin.
相关人物
Maurice de Guérin (1810-1839) est le cadet de quatre enfants. Né au château du Cayla, il quitte sa maison natale à l’âge de 7 ans pour le petit séminaire de l’Esquile à Toulouse. En 1821 au collège Stanislas à Paris, il rencontre Jules Barbey d’Aurevilly.
Après quelques cours de droit, il revient au Cayla en 1830 au moment de l’insurrection de juillet. En 1831, il participe au journal l’Avenir dirigé par Lamennais et à la Revue Européenne. Il connaît une passion pour la baronne de Maistre avec laquelle il entretient une correspondance amoureuse.
De retour au Cayla en 1832 lors de l’épidémie de choléra, il commence la rédaction du Cahier vert. Il suit l’enseignement de Lamennais à La chênaie en Bretagne. De retour à Paris en 1834, il publie des articles dans La France Catholique et s’initie à la vie parisienne avec Barbey d’Aurevilly.
En 1835, il écrit Les Pages sans Titre, premier essai de poésie en prose en guise d’ode posthume pour Marie de La Morvonnais et rédige ses poèmes en prose Le Centaure et La Bacchante. En 1837, il se livre à l’autodafé de ses œuvres dont il ne subsiste plus comme original que le Cahier Vert.
Marié avec Caroline de Gervain en 1838, sa santé se dégrade et il revient mourir au Cayla en juillet 1839. Le Centaure sera publié en 1840 par George Sand dans La Revue des Deux Mondes.
Contemporain de Lamartine et de Hugo, il est l’un des initiateurs du poème en prose en langue française, difficilement classable dans une chapelle littéraire bien que son œuvre ouvre des questions d’ordre romantique Eugénie de Guérin (1805-1848).
Son existence se déroule au château du Cayla, partagée entre les soins du ménage, la lecture et les occupations pieuses. Un voyage à Toulouse, deux dans le Nivernais et à Paris sont les seuls événements qui aient troublé le rythme de journées presque monacales.
Alors que Maurice part faire ses études à Toulouse et à Paris, Eugénie lui adresse une correspondance nourrie qui prend bientôt la forme d’un journal. Seize cahiers vont ainsi voir le jour entre 1834 et 1841 et constituent une véritable chronique du Cayla.
Eugénie tente de maintenir le lien entre le lieu de l’enfance et Maurice, attiré par la vie agitée de Paris et en proie aux plus grandes interrogations de l’âme. L’intérêt du Journal est à chercher dans son contenu même : l’évocation du sentiment de la nature, de la religion, de l’esprit de famille.
Après la mort de Maurice en 1839, elle maintient l’illusion que le Journal lui est encore destiné. Le onzième cahier se poursuit à l’attention de Barbey d’Aurevilly, le frère de Paris.
Eugénie au travers de son journal et de ses correspondances, livre une photographie du Cayla telle qu’elle l’a vécu durant le début du XIXe siècle. Une vision à la fois objective et subjective sur laquelle repose une histoire, son histoire dont le personnage majeur est son frère Maurice.
Eugénie de Guérin est aussi l’auteur d’une correspondance avec des membres de sa famille et une guirlande d’amies dont Louise de Bayne. Trébutien et Barbey d’Aurevilly ont été les premiers à souligner l’importance du Journal d’Eugénie de Guérin.
Ses œuvres paraîtront quatorze ans après sa mort : Reliquiae (1855), Journal et fragments (1862), Lettres (1864), Lettres à Louise de Bayne (1927), Lettres à son frère Maurice (1929), Lettres à sa famille et à divers (1942).
领域与收藏
收藏主题
Archives papier;Ethnologie : Habitat, Mobilier;Histoire : Musée thématique
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博物馆简介
位于 Andillac,位于 Tarn 部门中心,musée Eugénie et Maurice de Guérin 获得文化部授予的“法国博物馆”标签。该机构履行公共服务使命,向大众开放藏品,并促进地区的艺术和文化教育。
收藏与领域
musée Eugénie et Maurice de Guérin 保存多个领域的藏品:Ethnologie, Histoire, Littérature。这种多样性让访客可以探索遗产的不同方面,从古代艺术到现代作品,从日常用品到珍稀展品。根据“法国博物馆”标签的要求,藏品目录会定期更新。
实用信息
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