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Torque pénannulaire à manchons, tampons et fermoir
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Torque pénannulaire à manchons, tampons et fermoir

Description

Le corps, dont le diamètre s'élargit à proximité des tampons, est constitué de quatre fils carrés, torsadés sur un fil métallique dont l'oxydation brun vert laisse penser qu'il s'agit de bronze. Les fils très réguliers, sans fissures d'écrouissage, présentent une surface granuleuse, non lissée, résultant de la fonte. Les manchons tronconiques sont obtenus à partir d'une plaque moulée à la cire perdue et recourbée dont les lèvres sont soudées bord à bord en un joint rectiligne, visible à l'intrados malgré le brunissage. Le décor s'organise en huit demi-bagues de taille croissante vers les tampons, bordées de trois petites languettes et séparées les unes des autres par un canal. La première bague possède quatre fleurs avec un bouton central en pyramide tronquée émergeant de deux couronnes de quatre pétales triangulaires. Les autres bagues présentent un décor de quatre protubérances en forme de créneau dont le sommet est orné de petits lobes. L'extrémité du manchon comporte un décor imitant les fils du corps torsadé qui viennent s'y raccorder. Seule l'armature (en bronze ?) est enfoncée dans le manchon tandis que les fils sont coupés au ras. Les tampons cylindriques, enfilés et soudés sur les manchons, portent douze rangées de petites protubérances ainsi qu'une bille lisse et pleine. L'ouverture centrale du tampon mâle est bouchée par une plaque circulaire comportant une petite ouverture triangulaire et un tenon en T fabriqué séparément. L'ouverture du tampon femelle est recouverte par un disque épais percé d'une mortaise. (Hélène Hautenauve, L'or de Tolosa, 2001, p. 126). ; Le corps du collier est constitué de quatre fils carrés, torsadés (d'où le nom de torque donné à ce type de bijou). Le décor s'organise en huit demi-bagues de taille croissante vers les tampons (extrémités), bordées de trois petites languettes et séparées les unes des autres par un canal. Les tampons cylindriques portent douze rangées de petites protubérances ainsi qu'une bille lisse et pleine sur la partie en contact avec le cou. Le tampon mâle comporte un tenon en T qui, pour fermer le collier, s'insère dans le tampon femelle percé d'une mortaise. Ce collier fut découvert en 1841 avec cinq autres torques en or, à Fenouillet, près de Toulouse, lors du creusement du canal à la garonne.Cet ensemble exceptionnel témoigne de la présence de Celtes dans le Toulousain au IIIe siècle avant notre ère. Enfouis dans une zone vraisemblablement humide, ils ont pu constituer une offrande à une divinité en lien avec l'eau. Anaell Viollat, d'après la notice d'Hélène Hautenauve extraite du catalogue d'exposition « L'or de Tolosa », 2001. ; Description technique Ce collier celte porte le nom de torque car le jonc de métal se compose de fils torsadés. Produits massivement en Europe ocidentale dès 1500 av. J-C, les torques sont portés par les femmes. Au début de l'âge du Fer, entre 800 et 450 av. J-C, ils deviennent l'apanage des princes et des guerriers. Ces derniers déposaient ces précieux bijoux dans des sanctuaires, sous la protection des dieux. Ils les récupéraient avant de partir au combat, se chargeant ainsi d'une ardeur belliqueuse supérieure. Ils offraient ensuite leur victoire à la divinité qui leur avait assuré force et courage. Les torques connaissent leur plus grand succès entre 450 et 50 av. J-C, les progrès de l'orfèvrerie permettant la création de pièces de plus en plus fines et complexes. Ce collier d'or témoigne de la présence, dans le Toulousain, dès le 3e siècle av. J-C, de Celtes : les Volques Tectosages. (L'Essentiel des collections, guide du MSR, 2011) Le corps, dont le diamètre s'élargit à proximité des tampons, est constitué de quatre fils carrés, torsadés sur un fil métallique dont l'oxydation brun vert laisse penser qu'il s'agit de bronze. Les fils très réguliers, sans fissures d'écrouissage, présentent une surface granuleuse, non lissée, résultant de la fonte. Les manchons tronconiques sont obtenus à partir d'une plaque moulée à la cire perdue et recourbée dont les lèvres sont soudées bord à bord en un joint rectiligne, visible à l'intrados malgré le brunissage. Le décor s'organise en huit demi-bagues de taille croissante vers les tampons, bordées de trois petites languettes et séparées les unes des autres par un canal. La première bague possède quatre fleurs avec un bouton central en pyramide tronquée émergeant de deux couronnes de quatre pétales triangulaires. Les autres bagues présentent un décor de quatre protubérances en forme de créneau dont le sommet est orné de petits lobes. L'extrémité du manchon comporte un décor imitant les fils du corps torsadé qui viennent s'y raccorder. Seule l'armature (en bronze ?) est enfoncée dans le manchon tandis que les fils sont coupés au ras. Les tampons cylindriques, enfilés et soudés sur les manchons, portent douze rangées de petites protubérances ainsi qu'une bille lisse et pleine. L'ouverture centrale du tampon mâle est bouchée par une plaque circulaire comportant une petite ouverture triangulaire et un tenon en T fabriqué séparément. L'ouverture du tampon femelle est recouverte par un disque épais percé d'une mortaise. (Hélène Hautenauve, L'or de Tolosa, p. 126). ; Le torque était porté par les guerriers celtes, celui-ci semble avoir été placé, ensuite, dans un dépôt peut-être funéraire, mais plus vraisemblablement votif, en l'honneur d'une divinité chthonienne. (D'apèrs H. Hautenauve, L'or de Tolosa, p. 78-83).

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Torque pénannulaire à manchons, tampons et fermoir » est conservée au musée Saint-Raymond. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, gaulois, orfèvrerie, croyances - coutumes, costume - accessoires du costume. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : or. Sa période de création est identifiée comme : 1ère moitié 3e siècle av JC.

Le musée conservateur

« Torque pénannulaire à manchons, tampons et fermoir » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Torque pénannulaire à manchons, tampons et fermoir est conservée au musée Saint-Raymond dans le domaine archéologie, gaulois, orfèvrerie, croyances - coutumes, costume - accessoires du costume. or est le procédé utilisé pour cette oeuvre. Cette pièce mesure Diamètre en cm 13,8 ; Poids en gr 251,81. L'oeuvre date de la 1ère moitié 3e siècle av JC.

Contexte de création

La 1ère moitié 3e siècle av JC fournit à le cadre propice pour imaginer Torque pénannulaire à manchons, tampons et fermoir. Cette œuvre, aujourd'hui trésor du musée Saint-Raymond, est l'aboutissement d'un échange fécond entre le créateur et les mouvements de pensée de son temps. Le contexte intellectuel et artistique se lit dans chaque choix formel de la composition.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Torque pénannulaire à manchons, tampons et fermoir » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

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