Pilier à quatre faces
Description
Calcaire taillé ; Cette base de pilier a été découverte en 1880 lors des travaux pratiqués dans l'intérieur de l'église pour la pose d'un calorifère. Elle a été rapidement mise en rapport avec le chantier de construction du portail du XIIe siècle (Chomton, 1900, p. 102), mais le dessin de son emplacement a donné lieu durant longtemps à de nombreuses hypothèses. En effet, sur la publication de Chomton, la base apparaît comme située dans la deuxième travée du bas-côté nord, c'est à dire pas du tout dans l'alignement du portail. C'est ainsi que l'on a suggéré soit un déplacement ancien de la pile, soit l'existence de cinq nefs (Chomton, 1909-1913, p. 21-27). En 1962, Martindale a démontré qu'il y avait eu inversion lors de la première publication de la position de ce pilier que les témoignages de l'époque donnaient bien comme trouvé en place. Sa position réelle se retrouve ainsi dans l'alignement du massif du portail et des piliers quadrangulaires du XIe siècle, découverts lors des dernières campagnes sur le terrain pratiquées par Carolyn Marino-Malone. Pour cet auteur, la nature des tailles des pierres de ce pilier (taillant droit aux hachures fines et parallèles) est semblable aux moellons très réguliers des murs reconstruits à l'entrée de la crypte, qui correspondraient à l'église restaurée après l'incendie de 1137 et consacrée en 1147. Mais on peut également remarquer des traces importantes de tailles au taillant brettelé, dont l'usage n'apparaît pas en Bourgogne avant la seconde moitié du XIIe siècle. Wilhelm Schlink, dans son étude sur les constructions entre Cluny et Clairvaux (1970) fournit la plupart des pièces relatives à cette base en la comparant par son plan et son profil de moulures sur un haut socle, à des bases de structures romanes construites à la cathédrale de Landres, à Cherlieu ou à Saint-Rémi de Reims. Ce qui le conduit à situer cette base seulement après 1160 et à proposer une voûte à nervure pour cette partie de l'édifice. (Christian Sapin). (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Pilier à quatre faces » est conservée au musée archéologique. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : archéologie, architecture, sculpture, médiéval. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : calcaire (taillé). Sa période de création est identifiée comme : 2e moitié 12e siècle.
Le musée conservateur
Le musée archéologique conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
Pilier à quatre faces est une oeuvre des collections du musée archéologique relevant de archéologie, architecture, sculpture, médiéval. Cette pièce est en calcaire (taillé). La pièce a pour dimensions Hauteur en cm 37 ; Hauteur en cm 41 ; Largeur en cm 238 ; Largeur en cm 215. L'oeuvre appartient à la 2e moitié 12e siècle.
Contexte de création
Pilier à quatre faces émerge du bouillonnement de la 2e moitié 12e siècle, époque où atteint la pleine maturité de son art. Visible au musée archéologique, cette œuvre illustre à quel point le contexte historique nourrit et façonne la création artistique, lui conférant une profondeur qui va bien au-delà de la seule dimension esthétique.
Voir aussi
Technique
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Questions fréquentes
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