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Panneau ajouré
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Panneau ajouré

Anonyme — 3e quart 15e siècle

Description

Calcaire : pierre d'Asnières ; Le panneau est orné d'un quadrilobe inscrit dans un carré bordé de six espaces trilobés. Les panneaux composaient, avec 29 autres, un garde-corps placé au sommet de la tour sud de l'église Saint-Jean de Dijon. L'église Saint-Jean occupe l'emplacement hors les murs de l'ancienne chapelle funéraire des évêques de Langres remontant à l'époque mérovingienne. Une église ancienne, plus ou moins remaniée et agrandie, a survécu jusqu'au début du XVe siècle. Le 23 mai 1445, les notables de la paroisse, guidés par le curé Nicolas Bertheaud, envoient à l'évêque de Langres Philippe de Vienne, un mémoire de plusieurs requêtes afin d'obtenir du prélat la permission et l'aide dont ils ont besoin pour rebâtir l'église. L'évêque répond favorablement à ces requêtes, mais il stipule que cette reconstruction devra être terminée dans les dix ans à compter de 1445, ou le curé de la paroisse sera excommunié. Les travaux sont menés à bien grâce à plusieurs donations, dont celle de Philippe le Bon s'élevant à 30 000 livres, complétée par celles d'Odinet Godran et de Philippe Machefoing : la première pierre est posée le premier juin 1448 et Guy Bernard, évêque de Langres, consacre le vaisseau en 1478. Le projet de construction, très simple, est donc terminé sans gros soucis financiers en quelques dizaines d'années. Le 29 janvier 1643, un orage détruit la flèche de pierre située sur la croisée qui est restaurée à grands frais. Lors de la Révolution, l'église devient le dépôt de fourrage de la garnison comme l'indique un arrêté départemental du 22 vendémaire de l'an IV, puis un marché couvert en 1801. En 189, on détruit les trois flèches de pierre : celle de la croisée, haute de 57 m, refaite au XVIIe siècle et les deux plus petites placées sur les tours. A la même époque, le préfet Guiraudet et le maire Durande font abattre l'abside de l'église à l'aplomb des tours, construisant à la place le grand mur encore visible aujourd'hui. Enfin en 1862, l'église rendue au culte et classé Monument historique fait l'objet d'une restauration intérieure. Aujourd'hui, elle abrite un théâtre. Malgré ces mutilations, Saint-Jean offre l'exemple rare d'une église construite en trois décennies, à la fin du XVe siècle. La nécessité de construire vite a obligé les bâtisseurs à limiter leurs ambitions architecturales. Ainsi l'église, de 50 m. de long et 24 m de large et de haut, possède un seul vaisseau flanqué de trois chapelles latérales et un large transept sur lequel sont accolées deux tours couronnées d'un garde-corps ajouré. A l'intérieur, le décor sculpté se limite à de simples cordons de feuilles. La couverture en bois de chêne et de châtaignier lambrissé construite sans entraits sur la nef et le transept, correspond encore à un choix économique. On peut encore observer, sur les faces latérales, les traces des pièces en métal qui scellaient tous les panneaux monolithes entre eux. En 1973, cet élément d'architecture fut détruit par un orage et remplacé par une copie moderne. En décembre de la même année, les panneaux originels firent l'objet d'une campagne de photographies de la part du service de l'Inventaire. La réalisation de ces panneaux peut être située lors de la phase finale de la construction de l'église Saint-Jean, vers 1470 environ. (Sylvain Debard)(JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Panneau ajouré », attribuée à anonyme, est conservée au musée archéologique. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, sculpture, médiéval. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : pierre d'asnières (taillé). Sa période de création est identifiée comme : 3e quart 15e siècle.

Le musée conservateur

Le musée archéologique conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Panneau ajouré de anonyme figure dans les collections du musée archéologique. Le procédé technique employé est pierre d'asnières (taillé). Format : Hauteur en cm 97 ; Largeur en cm 84 ; Profondeur en cm 16. Cette pièce remonte à la 3e quart 15e siècle.

Contexte de création

anonyme crée Panneau ajouré à une époque où la 3e quart 15e siècle transforme en profondeur le paysage artistique. Le musée archéologique, qui abrite cette œuvre, offre au visiteur la possibilité de mesurer l'influence du contexte historique et culturel sur la démarche de l'artiste. Les circonstances de la création éclairent le sens et la portée de cette pièce remarquable.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Panneau ajouré » est conservée au musée archéologique, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à anonyme d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

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