Moulage d'une baignoire dans l'atelier de fonderie de l'usine Godin de Guise
Description
Le « moulage » consiste à remplir les moules de fonte de fer en fusion. À côté des installations de moulage mécanique, créées à partir de 1878 à l’usine de Guise, subsistent les ateliers de moulage manuel. Les baignoires en fonte de fer, dont les premiers modèles apparaissent dans le catalogue de 1880 de la Société du Familistère de Guise, sont fabriquées à partir d’un grand moule en sable contenant la forme complète du meuble. Le moulage mobilise toute une équipe de mouleurs. Sortie des fours, la fonte liquide se solidifie rapidement. Aussi, est-il nécessaire de verser le métal en fusion simultanément dans toutes les parties du moule pour obtenir une pièce dont la surface est régulière.##La photographie saisit le moment critique de l’opération, que l’on comprend avoir été maintes fois répétée. Le moule est placé dans une fosse à demi enterrée. Sous le contrôle du surveillant d’atelier, quatre mouleurs se positionnent avec précision autour de la fosse, en fonction du trou de coulée qui leur est attribué sur le dessus du moule. C’est un ballet où les corps s’enchevêtrent d’une façon étonnante. Deux mouleurs, équipés d’une louche à simple manche, versent le métal dans les trous de coulée les plus proches du bord. Deux autres ouvriers manipulent une louche à double manche qui leur permet d’accéder au trou de coulée au milieu du moule. Au fond de l’atelier, se trouvent plusieurs baignoires réalisées selon le même procédé. Consignées dans un album de vues, elles ont servi de source pour la production de diapositives pour conférences avec projection, données entre autres par Auguste Fabre (à l'exemple de celle donnée en mars 1898 au Musée Social à Paris).##Une partie de ces vues, dont celle-ci, sert d'illustration à la brochure "Le Familistère de Guise illustré" parue à l'été 1900 et co-écrite par Auguste Fabre, Jules Jean Prudhommeaux, Emilie et Marie-Jeanne Dallet. En effet, en diffusant largement la brochure, Marie Moret précise dans plusieurs lettres que Marie-Jeanne est l'autrice des vues : "Les vues sont dues à Jeanne, c'est elle qui en a fourni les photographies, sauf celle n° 25 page 42, où la personne debout derrière les enfants est Jeanne elle-même. Alors c'était Emilie qui faisait le photographe, ce qu'elle eut bien été empêchée de faire page 51 vue n° 56 [...] Je passe aux initiales d'auteurs : D représente à la fois ma soeur et ma nièce qui ont largement concouru au texte et fourni toutes les vues." (Lettre de Marie Moret à Armand Grebel, le 12 septembre 1900 - n° inv. 2005-0-123, f. 243r, 244v). ##Les vues figurant dans "Le Familistère de Guise illustré" se retrouvant également dans l'album de vues ayant appartenu à Auguste Fabre, il est possible d'attribuer les clichés de cet album à Marie-Jeanne Dallet.
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Moulage d'une baignoire dans l'atelier de fonderie de l'usine Godin de Guise », attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941), est conservée au Familistère de Guise. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : photographie, ethnologie, artisanat - industrie. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : Tirage au gélatino-bromure d'argent.. Sa période de création est identifiée comme : 4e quart 19e siècle.
Le musée conservateur
Le Familistère de Guise conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
Moulage d'une baignoire dans l'atelier de fonderie de l'usine Godin de Guise, oeuvre de photographie, ethnologie, artisanat - industrie, est due à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) et conservée au Familistère de Guise. Cette pièce est en Tirage au gélatino-bromure d'argent. Ses dimensions sont Hauteur en cm : 12 ; Largeur en cm : 17. Sa période de création est la 4e quart 19e siècle. Concernant cette pièce : La fille d'Emilie Dallet et nièce de Marie Moret, Marie-Jeanne Dallet (Guise, 1872 ; Versailles, 1941), s'est initiée à la photographie à Nîmes en compagnie d'Auguste Fabre durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' "intéressantes et instructives".
Contexte de création
Moulage d'une baignoire dans l'atelier de fonderie de l'usine Godin de Guise prend forme dans l'atelier de Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) en pleine 4e quart 19e siècle, à un moment où les artistes redéfinissent les frontières de leur art. Les circonstances de sa création, profondément liées à son époque, confèrent à cette œuvre du Familistère de Guise une résonance historique considérable qui dépasse le cadre purement esthétique.
Voir aussi
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Moulage d'une baignoire dans l'atelier de fonderie de l'usine Godin de Guise » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
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