Le comptoir de vente de la boucherie des économats du Familistère de Guise
Description
Au sein des économats du Familistère de Guise, un groupe de femmes prend la pose. Des quatre femmes qui se trouvent derrière le comptoir, l'une tend sa main vers les étagères pour attraper une assiette dans laquelle repose un morceau de charcuterie. Elle fait mine de répondre à la demande de l'une des deux clientes qui tiennent chacune à leur bras un panier en osier. La femme la plus à gauche de l'image s'apprête à écrire sur un carnet la somme due. Sur le mur, en arrière-plan à droite, se trouvent plusieurs pièces de viande suspendues à des crochets. La disposition de l'ensemble, les regards et les gestes arrêtés indique que toute cette scène est en réalité une mise en scène demandée par la photographe. La brochure Le Familistère illustré. Résultat de vingt ans d’association. 1880-1900 donne une brève description des services commerciaux : « Les magasins sont répartis en deux groupes. L’un occupe le rez-de-chaussée du pavillon central et comprend l’épicerie, la vente du pain, des liquides, des articles de ménage, des meubles, des chaussures, des vêtements, etc. L’autre groupe, dans lesquels figurent les services les plus encombrants, comprend la boulangerie (fabrication), la buvette, l’alimentation et les combustibles. Ils se trouvent relégués dans des bâtiments annexes. » Le commentaire accompagnant cette image dans la brochure indique que la photographie a été prise lors de la « vente matinale ». Les magasins de proximité du Familistère contribuent au bien-être de sa population. Ils mettent à la disposition de toutes les familles, au sein même de l’habitation, toutes les provisions nécessaires. Mais les magasins du Familistère ne sont pas seulement pratiques, ils sont, selon Godin, vertueux : ils distribuent des marchandises de qualité à bon marché sans le secours d’intermédiaires cupides ; ils invitent à la consommation utile, sans luxe ni frivolité, et donc à la bonne économie domestique des ménages ; ils servent l’intérêt de tous puisque les bénéfices commerciaux sont en très large part redistribués aux consommateurs. Après la création en 1880 de l’Association coopérative du capital et du travail, les services de consommation fonctionnent en effet sur un mode coopératif. Les ventes dans les magasins s’effectuent soit en payant comptant (en monnaie courante ou en bons de consommation) soit sur carnet après dépôt d’une somme à la caisse. Les bénéfices sont alors divisés entre les membres de l’Association et l’ensemble des acheteurs sur carnet, au prorata du montant de leurs achats. Grâce à l'étude de la correspondance de Marie Moret entamée en 2021 au sein du projet FamiliLettres, cette photographie est désormais attribuée à Marie-Jeanne Dallet (1872-1941), nièce de Marie Moret, qui pratique la photographie en amatrice dès 1897. Ses vues du Familistère, qualifiées par Marie Moret d' « intéressantes et instructives », ont servi à la réalisation de diapositives pour conférences avec projection, données entre autres par Auguste Fabre. Une partie de ces vues a également servi d'illustrations pour la brochure Le Familistère illustré… parue à l'été 1900 et co-écrite par Auguste Fabre, Jules Jean Prudhommeaux, Émilie et Marie-Jeanne Dallet.
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Le comptoir de vente de la boucherie des économats du Familistère de Guise », attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941), est conservée au Familistère de Guise. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : photographie, ethnologie, commerce - économie - finances. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : Tirage au gélatino-bromure d'argent.. Sa période de création est identifiée comme : 4e quart 19e siècle.
Le musée conservateur
« Le comptoir de vente de la boucherie des économats du Familistère de Guise » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
Le comptoir de vente de la boucherie des économats du Familistère de Guise est une oeuvre de photographie, ethnologie, commerce - économie - finances par Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941), visible au Familistère de Guise. La technique employée est : Tirage au gélatino-bromure d'argent. Format : Hauteur en cm : 10,3 ; Largeur en cm : 16,8. Sa période de création est la 4e quart 19e siècle. Concernant cette pièce : Marie-Jeanne Dallet (Guise, 1872 ; Versailles, 1941), fille d'Emilie Dallet et nièce de Marie Moret, s'est initiée à la photographie à Nîmes en compagnie d'Auguste Fabre durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' « intéressantes et instructives ».
Contexte de création
Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) puise dans le dynamisme de la 4e quart 19e siècle l'inspiration qui donne naissance à Le comptoir de vente de la boucherie des économats du Familistère de Guise. Exposée au Familistère de Guise, cette œuvre constitue un témoignage précieux des courants esthétiques et des sensibilités qui caractérisent cette époque de mutation artistique.
Voir aussi
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Le comptoir de vente de la boucherie des économats du Familistère de Guise » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
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