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Lavabo-fontaine N° 10
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Lavabo-fontaine N° 10

Société du Familistère de Guise de Guise Dequenne & Cie — 4e quart 19e siècle

Description

C'est au tournant des années 1880 que les articles d'hygiène se développent en France. La lutte contre l'insalubrité impulsée par les médecins et les chercheurs est, après 1850, reprise par les politiques et les architectes. La clientèle bourgeoise est sensible à la nouvelle idéologie de la propreté. La fonte de fer émaillée représentait une bonne alternative à la faïence pour l'équipement des espaces sanitaires du logement ou des lieux publics. Le marché de l'équipement d'hygiène domestique et publique semble alors en forte expansion. Entre 1870 et 1898, dans les catalogues de vente de la Société du Familistère de Guise, les articles d'hygiène regroupés dans les séries 13 « Articles de propreté » et 14 « Articles de bâtiment » vont connaître une explosion du nombre d'articles proposés : baignoires et leurs accessoires, appareils de douche, fontaines-lavabos, bains de siège et bains de pied, postes d'eau, lavabos-toilettes, lavabos scolaires, éviers, appareils inodores et plaques et sièges à la turque, etc. Les lavabos-fontaines figurent dans les catalogues généraux de la Société du Familistère de Guise de 1887 à 1931. En août 1887, apparaissent les quatre premiers modèles. Sur les catalogues de 1897 à 1914, la gamme complète s'inscrit dans la 13e série et compte 16 modèles différents ; toutefois les deux premiers numéros ont disparu. Dans l'après-guerre, il ne subsiste plus qu'un modèle, le plus ancien, en trois formats différents n° 3, 4 et 5. Ce lavabo-fontaine de modèle N° 10 est créé, d'après l'inscription visible en façade, par la Société du Familistère de Guise pendant la gérance de l'administrateur François Dequenne, soit entre 1888 et 1897. D'après les catalogues, il s'agit d'un modèle livré avec plaque de propreté, toutefois, il semble que cet exemplaire ait été vendu sans plaque. En effet, on distingue très bien sur le dessin du catalogue de vente les pattes de fixation de la fontaine sur la plaque de propreté qui prennent la forme d'une fleurette. Elles sont absentes de notre exemplaire sans aucune trace d'arrachement. Par contre, l'arrière de la fontaine tout comme celui de la console de la cuvette sont parfaitement aménagés pour un accrochage direct sur le mur. Le catalogue fournit les précisions suivantes : « Tous les lavabos-fontaines se livrent toujours avec le réservoir-fontaine en fonte bronzée, la plaque de propreté, la cuvette et les porte-savons en fonte émaillés blanc. ». Notre exemplaire s'inscrit parfaitement dans ces précisions où la console en fonte bronzée (émail vert à l'imitation du bronze oxydé) supporte la cuvette émaillée de blanc. Les lavabos-fontaines N° 10 d'une contenance de 10 litres d'eau permettaient de se laver facilement les mains dans des lieux où l'eau courante faisait défaut. Le Familistère conserve le modèle de ce lavabo-fontaine, déposé le 6 septembre 1890 par la Société du Familistère de Guise Dequenne & Cie au conseil de prud’hommes. Pour Jean-Baptiste André Godin, la fabrication d'appareils d'hygiène n'est pas seulement un problème industriel et commercial. L'hygiène est un des avantages apportés par la richesse auxquels la classe ouvrière doit accéder, notamment parce que c'est une condition à l'élévation morale, sociale et intellectuelle de l'homme. Comme il l’explique dans son ouvrage Solutions sociales : « la Propreté et l'Hygiène sont au nombre des premiers besoins que la créature humaine éprouve pour entrer dans la voie de la Vie Progressive ; il faut donc que la réforme architecturale en mette les moyens à la portée de tout le monde ». Ainsi dès sa construction en 1859, le Familistère est équipé de ces articles d’hygiène en divers points : fontaine, douches et cabinets d'aisance à tous les étages du Palais social, des cabinets de bains au rez-de-chaussée et à la buanderie-piscine, des lavabos scolaires et des toilettes dans les écoles. Dès 1870, le bâtiment dédié à l'hygiène construit pour le bien-être de tous les familistériens dans l’aile droite comprend des bains, une piscine et une buanderie alimentés par les eaux de l'usine ainsi qu'un séchoir.

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Lavabo-fontaine N° 10 », attribuée à Société du Familistère de Guise de Guise Dequenne & Cie, est conservée au Familistère de Guise. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : vie domestique, hygiène - médecine - santé. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : Fontaine en fonte de fer moulée et émaillée., Cuvette en fonte émaillée et peinte., Robinet en laiton.. Sa période de création est identifiée comme : 4e quart 19e siècle.

Le musée conservateur

« Lavabo-fontaine N° 10 » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Lavabo-fontaine N° 10, signée Société du Familistère de Guise de Guise Dequenne & Cie, est conservée au Familistère de Guise dans le domaine vie domestique, hygiène - médecine - santé. Il s'agit d'une oeuvre en Fontaine en fonte de fer moulée et émaillée., Cuvette en fonte émaillée et peinte., Robinet en laiton. Elle mesure Hauteur en cm : 51,5 ; Largeur en cm : 30,5 ; Profondeur en cm : 21 ; Hauteur en cm : 12,5 ; Largeur en cm : 48,5 ; Profondeur en cm : 30,8. Cette réalisation date de la 4e quart 19e siècle.

Contexte de création

Quand Société du Familistère de Guise de Guise Dequenne & Cie entreprend la réalisation de Lavabo-fontaine N° 10, la 4e quart 19e siècle bat son plein et redéfinit les codes de la création. Cette œuvre, aujourd'hui au Familistère de Guise, porte la marque indélébile de son époque, témoignant des tensions créatrices et des aspirations qui animent alors les milieux artistiques.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Lavabo-fontaine N° 10 » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à Société du Familistère de Guise de Guise Dequenne & Cie d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

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