La fête de l'Enfance dans la cour du pavillon central
Description
La cour du pavillon central du Palais social est le théâtre principal des grandes fêtes familistériennes, en particulier la fête de l’Enfance, créée en 1863, et la fête du Travail, créée en 1867. À ces occasions, la foule des habitants et de leurs invités se presse sur les coursives ou « balcons » (comme au théâtre) pour jouir du spectacle. Sous la verrière, la société endimanchée du Familistère se donne en représentation à elle-même. Et c’est bien ce que saisit la photographe, qui cadre de manière à montrer aussi bien le public dans les étages que la scène du rez-de-chaussée. Plusieurs jours avant la fête, les habitants du palais ont travaillé à l’ornement de la cour selon les indications du comité en charge de cette question : la construction de la tribune de l’orchestre, l’installation des guirlandes, des décors allégoriques, des écussons à devises et des trophées de branchages et de drapeaux. Les mêmes décorations servent depuis de nombreuses années, comme cette peinture allégorique du Travail que l’on voit au deuxième étage et qui figure déjà sur la photographie d’un trophée de la fête du Travail en 1881 (inv. n° 2000-1-5). La fête de l’Enfance se déroulait les premiers dimanche et lundi du mois de septembre. Elle marquait le passage d’une année scolaire à la suivante. Au début du XXe siècle, la fête comprenait la cérémonie de remise des décorations aux élèves méritants, une exposition de travaux d’élèves, des jeux, un concert de l’harmonie du Familistère donné au théâtre, une démonstration de gymnastique offerte sur la place par la société de gymnastique La Pacifique, une illumination des façades du Palais social, un feu d’artifice, un bal nocturne à grand orchestre et une matinée théâtrale présentée par les enfants. La première mention d’un bal des enfants, organisé le lundi après-midi dans la cour du pavillon central, remonte à 1885. La photographe a choisi de prendre son cliché depuis le premier niveau de coursive pour offrir une vue en plongée sur les danseurs et les musiciens dans la cour et garder l’ensemble de l’élévation des façades intérieures du Pavillon central jusqu’à la couverture de verre. La scène conserve ainsi toute son ampleur. Grâce à l'étude de la correspondance de Marie Moret entamée en 2021 au sein du projet FamiliLettres, cette photographie est désormais attribuée à Marie-Jeanne Dallet (1872-1941), nièce de Marie Moret, qui pratique la photographie en amatrice dès 1897. Ses vues du Familistère, qualifiées par Marie Moret d' « intéressantes et instructives », ont servi à la réalisation de diapositives pour conférences avec projection, données entre autres par Auguste Fabre. Une partie de ces vues a également servi d'illustrations pour la brochure Le Familistère illustré… parue à l'été 1900 et co-écrite par Auguste Fabre, Jules Jean Prudhommeaux, Émilie et Marie-Jeanne Dallet.
Sujet représenté
scène,fête,enfant,bal
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « La fête de l'Enfance dans la cour du pavillon central », attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941), est conservée au Familistère de Guise. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : photographie, vie sociale - culturelle, spectacle - fête, musique - chant - danse. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : Aristotype à la gélatine, montée en plein sur carton.. Sa période de création est identifiée comme : 4e quart 19e siècle.
Le musée conservateur
« La fête de l'Enfance dans la cour du pavillon central » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
La fête de l'Enfance dans la cour du pavillon central est une oeuvre de Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941), conservée au Familistère de Guise. Le procédé technique employé est Aristotype à la gélatine, montée en plein sur carton. La pièce a pour dimensions Hauteur en cm : 13,2 ; Largeur en cm : 18,1. Elle figure : scène,fête,enfant,bal. Sa période de création est la 4e quart 19e siècle. Note sur cette oeuvre : Éducatrice, coopératrice et pacifiste française née en 1872 à Guise (Aisne) et décédée en 1941 à Versailles (Yvelines). Elle est la fille d'Émilie Dallet-Moret (1843-1920) et la nièce de Marie Moret (1840-1908).#Marie-Jeanne Dallet épouse Jules Prudhommeaux (1869-1948) à Nîmes en 1901. Avant son mariage, Marie-Jeanne Dallet s'occupe des écoles du Familistère avec sa mère. Elle pratique également la photographie en amatrice. Elle s'initie à la photographie à Nîmes en compagnie du coopérateur Auguste Fabre (1839-1922) durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' « intéressantes et instructives ».
Contexte de création
La genèse de La fête de l'Enfance dans la cour du pavillon central par Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) est indissociable de l'atmosphère culturelle de la 4e quart 19e siècle, moment de grands changements dans l'histoire de l'art. Conservée au Familistère de Guise, cette œuvre renferme les échos d'un monde en pleine transformation, où les artistes cherchent de nouvelles manières de représenter la réalité.
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « La fête de l'Enfance dans la cour du pavillon central » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.
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