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Intérieur de la buanderie du Familistère de Guise
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Intérieur de la buanderie du Familistère de Guise

Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) — Marie-Jeanne Dallet (Guise, 1872 ; Versailles, 1941), fille d'Emilie Dallet et nièce de Marie Moret, s'est initiée à la photographie à Nîmes en compagnie d'Auguste Fabre durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' « intéressantes et instructives ». — 4e quart 19e siècle

Description

La vue est prise de l'intérieur de la buanderie prise depuis l'escalier menant au séchoir. Les lingères ont interrompu leur travail afin de regarder dans la direction de la photographe. Sur la gauche, deux femmes s'affairent autour de la cuve de la machine à bouillir le linge. Les grandes fenêtres à bascule sont ouvertes afin de faire circuler l'air et évacuer les vapeurs de la lessive. La photographie est vraisemblablement exécutée en fin d’après-midi. La porte de la buanderie, qui se trouve du côté de la rivière, à l’ouest, est ouverte et laisse la lumière du soleil pénétrer profondément dans la salle. La photographe a installé sa chambre sur le palier de l’escalier qui monte à l’étage. L’image est reproduite dans Le Familistère illustré... où elle est ainsi décrite : « Quand à la buanderie, elle consiste, ainsi qu’on peut s’en rendre compte par la fig. 30, en une vaste salle bien éclairée et bien aérée. Chaque laveuse y dispose de deux baquets en bois et de robinets procurant eau chaude et eau froide en abondance. La porte que nous voyons à gauche donne accès dans une salle contiguë où de grands bassins servent au rinçage du linge. Un séchoir couvert occupe tout le dessus de la buanderie ; s’il fait beau, le linge peut être exposé en plein air sur un étendoir d’une superficie de 1 200 m². De toutes façons, les ménagères sont dispensées de laver à domicile, ainsi que le font trop souvent, au détriment de l’hygiène domestique, les ouvrières des grandes villes. » (p. 48-49) L’atelier de lessive est, en effet, une halle très haute de plafond. Deux files de poteaux en fonte de fer supportent des poutrelles métalliques sur lesquelles prennent appui les voûtains en briques du plafond. Le haut des murs latéraux est percé d’un rang de fenêtres à châssis basculant, qu’on peut ouvrir depuis le bas. Le sol en ciment est bombé dans sa partie centrale et creusé de rigoles par où s’écoulent les eaux sales. La grande cuve sur la gauche, installée sur un foyer enterré, sert à bouillir le linge. Les baquets des ménagères sont, à l’origine, alimentés par les eaux chaudes industrielles, acheminées dans des conduites souterraines depuis l’usine. La buanderie-piscine est édifiée en 1870 sur la rive droite de l’Oise, à mi-chemin entre le Palais social et la manufacture. Cet équipement collectif original associe une buanderie surmontée d’un séchoir, des cabinets de bain et un petit bassin de natation. Cette installation entièrement dévolue à l’hygiène des corps est alimentée par les eaux chaudes provenant de l’usine. La buanderie est l’un des prolongements sanitaires indispensables du logis familistérien ; elle est aussi un lieu privilégié de la sociabilité féminine au Palais social. Grâce à l'étude de la correspondance de Marie Moret entamée en 2021 au sein du projet FamiliLettres, cette photographie est désormais attribuée à Marie-Jeanne Dallet (1872-1941), nièce de Marie Moret, qui pratique la photographie en amatrice dès 1897. Ses vues du Familistère, qualifiées par Marie Moret d' « intéressantes et instructives », ont servi à la réalisation de diapositives pour conférences avec projection, données entre autres par Auguste Fabre. Une partie de ces vues, dont celle-ci, a également servi d'illustrations pour la brochure Le Familistère illustré… parue à l'été 1900 et co-écrite par Auguste Fabre, Jules Jean Prudhommeaux, Émilie et Marie-Jeanne Dallet.

Sujet représenté

vue d'architecture

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Intérieur de la buanderie du Familistère de Guise », attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941), est conservée au Familistère de Guise. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : photographie, ethnologie, artisanat - industrie. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : Aristotype à la gélatine.. Sa période de création est identifiée comme : 4e quart 19e siècle.

Le musée conservateur

« Intérieur de la buanderie du Familistère de Guise » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Le Familistère de Guise conserve Intérieur de la buanderie du Familistère de Guise, oeuvre de Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941). Le procédé technique employé est Aristotype à la gélatine. Dimensions de l'oeuvre : Hauteur en cm : 11,5 ; Largeur en cm : 16,5. On y reconnaît : vue d'architecture. Cette pièce remonte à la 4e quart 19e siècle. On sait de cette oeuvre que : Marie-Jeanne Dallet (Guise, 1872 ; Versailles, 1941), fille d'Emilie Dallet et nièce de Marie Moret, s'est initiée à la photographie à Nîmes en compagnie d'Auguste Fabre durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' « intéressantes et instructives ».

Contexte de création

Comment le contexte de la 4e quart 19e siècle a-t-il influencé la création de Intérieur de la buanderie du Familistère de Guise ? Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) travaille à cette époque dans un climat de renouveau qui irrigue sa pratique et oriente ses choix formels. Le Familistère de Guise offre au visiteur l'occasion de saisir cette dimension contextuelle essentielle à la compréhension de l'œuvre.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Intérieur de la buanderie du Familistère de Guise » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

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