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Intérieur d'un logement du Familistère de Laeken
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Intérieur d'un logement du Familistère de Laeken

Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) — Marie-Jeanne Dallet (Guise, 1872 ; Versailles, 1941), fille d'Emilie Dallet et nièce de Marie Moret, s'est initiée à la photographie à Nîmes en compagnie d'Auguste Fabre durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' « intéressantes et instructives ». — 4e quart 19e siècle

Description

La manufacture Godin-Lemaire occupe des ouvriers à Bruxelles dès 1852. Des ateliers fonctionnent à Forest, au sud de la capitale belge, en 1854. Mais ce n’est qu’après l’échec de l’aventure du Texas que Jean-Baptiste André Godin établit une véritable succursale industrielle en Belgique. En 1858, il acquiert au nord de Bruxelles, à Laeken, le site d’une manufacture d’impression sur coton. Le terrain est compris entre la rivière La Senne au nord et le canal de Willebroek au sud. Des ateliers sont aménagés sur une partie du terrain de quatre hectares. En 1880, Godin fonde l’Association coopérative du capital et du travail, Société du Familistère de Guise. Pour accéder à la qualité de sociétaire ou d’associé, les travailleurs doivent, selon les statuts de l’Association, « habiter le Familistère ». Encore faut-il disposer d’un palais sociétaire. Pour que les travailleurs belges appartiennent pleinement à l’Association, il est nécessaire de bâtir une habitation à Laeken. Godin en forme le projet en 1883, au moment où s’achève à Guise le dernier grand chantier du Familistère, la construction du pavillon Cambrai. Des difficultés administratives retardent longtemps la réalisation du Familistère de Laeken. La Ville de Bruxelles délivre finalement l’autorisation de bâtir le 28 avril 1887. L’habitation s’élève sur la partie est du terrain acquis en 1858, au bord du canal de Willebroek. Le pavillon est édifié sur le modèle des premiers immeubles du Familistère de Guise. La construction en briques comprend quatre niveaux d’habitation. Elle est organisée autour d’une cour intérieure couverte. L’ensemble est achevé en juillet 1888, quelques mois après la mort de Godin. L’édifice comprend 72 logements. À l’occasion de la Fête de l’Enfance, en septembre 1898, Marie Moret, sa sœur Émilie Dallet et sa nièce, Marie-Jeanne Dallet, se rendirent toutes les trois dans à Laeken-les-Bruxelles, passée peu de temps auparavant du ressort de la commune de Schaerbeek. Dans un article paru dans le journal du Familistère, Le Devoir (Guise, 1878-1906), Marie Moret explique les raisons de leur venue en Belgique : « Le but de notre voyage était de nous procurer des vues photographiques de la succursale belge, afin de compléter une série de vue pour conférences avec projections lumineuses sur l’œuvre de J. B. A. Godin. La première conférence en ce genre a été donnée à Nîmes, le 14 avril dernier, à 8 h. ½ du soir, dans le local du Laboratoire municipal, par notre ami et collaborateur, M. Aug. Fabre, l’un des chefs du mouvement coopératif en France et membre, à Nîmes, de la Société d’Economie populaire. Les vues avaient été fournies par une parente du fondateur du Familistère, Mademoiselle M. J. Dallet. La conférence eut un vif succès ; le sujet fut redemandé et la nécessité de donner des vues de la succursale belge devient évidente. » Celle-ci montre une famille composée d'une mère et de ses deux enfants, posant de part et d'autre d'une cuisinière de marque Godin, dans un appartement du Familistère Godin de Laeken-les-Bruxelles. Il est vraisemblable que la photographe cherche ici à donner une vision documentaire à son sujet, par la composition et l’angle de prise de vue, depuis l’encadrement de la porte. L’objectif est de montrer tant les ressemblances de ce logement avec les appartements du Familistère de Guise que la bonne tenue générale du logis, le bien-être des habitant.es et des enfants. Grâce à l'étude de la correspondance de Marie Moret entamée en 2021 au sein du projet FamiliLettres, cette photographie est désormais attribuée à Marie-Jeanne Dallet (1872-1941) qui pratique la photographie en amatrice dès 1897. Ses vues, qualifiées par Marie Moret d'« intéressantes et instructives », ont donc servi à la réalisation de diapositives pour conférences avec projection, données entre autres par Auguste Fabre. Une partie de ces vues a également servi d'illustrations pour la brochure Le Familistère illustré… parue à l'été 1900 et co-écrite par Auguste Fabre, Jules Jean Prudhommeaux, Émilie et Marie-Jeanne Dallet.

Sujet représenté

vue d'intérieur,femme,enfant

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Intérieur d'un logement du Familistère de Laeken », attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941), est conservée au Familistère de Guise. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : photographie, ethnologie, vie domestique. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : Tirage sur papier au gélatino-bromure d'argent.. Sa période de création est identifiée comme : 4e quart 19e siècle.

Le musée conservateur

Le Familistère de Guise conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Intérieur d'un logement du Familistère de Laeken (Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941)) est une oeuvre des collections du Familistère de Guise relevant de photographie, ethnologie, vie domestique. La réalisation fait appel à Tirage sur papier au gélatino-bromure d'argent. La pièce a pour dimensions Hauteur en cm : 12,1 ; Largeur en cm : 16,8. Le sujet représenté est : vue d'intérieur,femme,enfant. Elle a été créée durant la 4e quart 19e siècle. Détail à relever : Marie-Jeanne Dallet (Guise, 1872 ; Versailles, 1941), fille d'Emilie Dallet et nièce de Marie Moret, s'est initiée à la photographie à Nîmes en compagnie d'Auguste Fabre durant l'hiver 1896-1897. Dotée d'un talent certain dans ce domaine, elle réalise à l'été 1897 plusieurs vues du Familistère de Guise qualifiées par Marie Moret d' « intéressantes et instructives ».

Contexte de création

Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) puise dans le dynamisme de la 4e quart 19e siècle l'inspiration qui donne naissance à Intérieur d'un logement du Familistère de Laeken. Exposée au Familistère de Guise, cette œuvre constitue un témoignage précieux des courants esthétiques et des sensibilités qui caractérisent cette époque de mutation artistique.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Intérieur d'un logement du Familistère de Laeken » est conservée au Familistère de Guise, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à Prudhommeaux-Dallet Marie-Jeanne (1872-1941) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

Les droits d'utilisation des images dépendent de l'œuvre, de l'artiste et du musée. Si l'auteur est décédé depuis plus de 70 ans, l'œuvre est dans le domaine public en France. Les données textuelles (titre, technique, dimensions) sont sous Licence Ouverte et réutilisables librement.

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