[Horloge monumentale aux quatre muses]
Description
Pendule monumentale à quatre figures féminines à l’antique en marbre blanc, chacune désignant l’heure dans un cartouche de leur main gauche levée. Représentées debout et côte-à-côte sur une base circulaire, elles soutiennent une large sphère en métal émaillé polychrome à l’imitation en trompe l’œil du lapis-lazuli. La sphère présente quatre guichets à chiffres romains et arabes alignés sur une frise de rinceaux en bronze ciselé et doré. Mouvement signé Le Paute horloger du Roy à paris 1790. Epoque Consulat, vers 1798-1800. Signature J.P. Le Sueur in Fecit 1790 apocryphe Provenance : Ignace Vanlerberghe, pour La Folie Beaujon, à l’emplacement actuel de l’Hôtel Salomon de Rothschild. - Collection privée. - Galerie Jean Lupu, Paris. La sculpture est représentée sur un dessin aujourd’hui conservé au Fitzwilliam Museum de Cambridge (inv. 3197). La signature « Le Paute horloger du Roy à paris 1790 » est celle utilisée par les frères Jean-André Lepaute (1720-1789), et Jean-Baptiste Lepaute (1727-1802) qui étaient en société de 1758 à 1792. La Folie Beaujon Elle fut construite entre 1781 et 1783 pour le banquier du Roi et de la Cour Nicolas Beaujon (1718-1786), sur les plans de l’architecte Nicolas Girardin ; sur un domaine qui occupait douze hectares entre le faubourg du Roule et l’Etoile. C’était une architecture à la mode de l’époque : une folie avec de petits appartements galants, escaliers secrets et portes dérobées. La Chartreuse Beaujon était un pavillon, la principale construction de la Folie Beaujon, dont le coût de construction s’éleva à l’époque à 85 000 livres. La Chartreuse fut par la suite acquise en 1788 par Pierre-Jacques Bergeret de Grancourt, deux ans après le décès de Nicolas Beaujon. Elle fut vendue en 1796 à Ignace Vanlerberghe, qui s’était enrichi comme fournisseur en grains et fourrage des armées de la République puis de Napoléon. Dans les années 1798-1800, La Chartreuse fut agrandie et décorée à neuf par l’architecte Coffinet. Comme le montre une gravure publiée en 1801 par Kraft et Ransonnette, la pendule aux quatre Grâces est déjà en place dans l’un des deux Pavillons circulaires en forme de tour. Parmi les quatre enfants du couple, leur fils Aimé Eugène décida au décès de sa mère de vendre la propriété aux enchères au tribunal civil de la Seine, le 26 août 1837. Jacques-Philippe LE SUEUR (1757-1830) Grâce à l’architecte Girardin (celui-là même qui fut l’architecte de Nicolas Beaujon), Le Sueur s’occupe dès 1778 de l’exécution du tombeau de Jean-Jacques Rousseau, situé dans l’île des Peupliers à Ermenonville. Lauréat du deuxième prix de Rome de sculpture en 1780 puis du premier prix en 1781, il demeura à Rome de 1781 à 1785 ; puis de retour en France, il travaille notamment sur le décor du grand appartement du château de Chantilly. Il exposa pour la première fois en 1791 et demeurait alors à Paris, faubourg Saint-Martin, n° 42. Il honore également des commandes de l’État, parmi lesquelles on peut citer un des bas-reliefs qui décoraient le péristyle du Panthéon de Paris, La Paix de Presbourg pour l’arc de triomphe du Carrousel, le fronton nord de l’aile sud de la cour carrée du palais du Louvre, une Statue de Montaigne à Libourne, celle du Bailli de Suffren à Paris sur le pont Louis XVI (aujourd’hui au musée du Louvre), et des statues pour le Palais du Luxembourg. En 1816, Le Sueur entre à l’Institut ; il est décoré de la Légion d’honneur en 1828. Parmi les nombreuses œuvres recensées depuis 1780, Le Dictionnaire des sculpteurs (op. cit.) mentionne : « Quatre figures de femmes, groupe en marbre exécuté pour M. Vanderberg (sic) ». La liste étant dressée chronologiquement, il faudrait dater le groupe entre 1824 et 1828. Or, la gravure publiée en 1801 par Kraft et Ransonnette, illustrant la coupe en élévation de la propriété, montre distinctement la pendule aux quatre Grâces, alors propriété d’Ignace Vanlerberghe. De plus, considérant le revers de fortune de la famille Vanlerberghe, impliqué dans la banqueroute du banquier Ouvrard en 1811, il s’avère peu probable que ses héritiers – Ignace Vanlerberghe décède en 1819 –, alors ruinés, puissent passer commande d’une telle sculpture. Il faut donc considérer avec prudence la pseudo datation du dictionnaire des sculpteurs de Lami. (extrait Catalogue de vente et dossier scientifique Francis Saint-Genez)
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « [Horloge monumentale aux quatre muses] », attribuée à Lepaute Jean-André (horloger);Lepaute Jean-Baptiste (horloger);Le Sueur Jacques-Philippe (1757-1830) (sculpteur), est conservée au musée Paul Dupuy. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : horlogerie, métrologie - instruments de mesure, sculpture. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre, taillé, #laiton, tôle, émaillé. Sa période de création est identifiée comme : 4e quart 18e siècle;1er quart 19e siècle.
Le musée conservateur
Le musée Paul Dupuy conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
[Horloge monumentale aux quatre muses] est une oeuvre de horlogerie, métrologie - instruments de mesure, sculpture par Lepaute Jean-André (horloger);Lepaute Jean-Baptiste (horloger);Le Sueur Jacques-Philippe (1757-1830) (sculpteur), visible au musée Paul Dupuy. Cette pièce est en marbre, taillé, #laiton, tôle, émaillé. La pièce a pour dimensions Hauteur en cm 153 ; Diamètre en cm 65. Cette réalisation date de la 4e quart 18e siècle;1er quart 19e siècle. Concernant cette pièce : Le Sueur Jacques-Philippe : Paris, 1757 ; Paris, 1830 ; nationalité : Française.
Contexte de création
Le moment historique de la 4e quart 18e siècle;1er quart 19e siècle éclaire la démarche de Lepaute Jean-André (horloger);Lepaute Jean-Baptiste (horloger);Le Sueur Jacques-Philippe (1757-1830) (sculpteur) lorsqu'il crée [Horloge monumentale aux quatre muses]. Cette réalisation, préservée au musée Paul Dupuy, contient les résonances d'un milieu artistique en pleine mutation, où tradition et modernité s'entrechoquent pour produire des œuvres d'une grande originalité.
Voir aussi
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « [Horloge monumentale aux quatre muses] » est conservée au musée Paul Dupuy, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à Lepaute Jean-André (horloger);Lepaute Jean-Baptiste (horloger);Le Sueur Jacques-Philippe (1757-1830) (sculpteur) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
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