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Grand collier de l'ordre royal de Naples et des Deux Siciles
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Grand collier de l'ordre royal de Naples et des Deux Siciles

Description

Grand collier de l'ordre royal des Deux-Siciles composé de 15 médaillons d'or ceints de couronnes de lauriers émaillées, reliés par des sirènes d'or. Sur les médaillons les armes et emblèmes des provinces du Royaume de Naples. Au centre un médaillon plus grand portant sur fond bleu, le profil de Murat et la Légende : Joachim Napoléon Terro Regni anno, auquel est fixé l'insigne de l'ordre. Au revers du fermoir n°2 et sur la languette poinçon illisible. Le collier n°2 a été attribué au prince Achille fils du Roi Murat. Joseph-Napoléon, prince français, grand électeur de l'Empire, devint roi de Naples et de Sicile par décret de son frère N<Napoléon Ier (31 janvier 1806) et avec l'accord de celui-ci(26 janvier 1808), il créa l'Ordre Royal des Deux-Siciles (décret de Naples, 24 février 1808). Cependant, ce fut son beau-frère Joachim-Napoléon, prince et grand amiral de l'Empire, qui le fit véritablement vivre, étant devenu roi des Deux-Siciles à son tour (décret de Napoléon Ier, 15 juillet 1808)Revenu à Naples, Ferdinand IV de Bourbon, roi des Deux-Siciles, transforma la décoration de l'Ordre en gardant celui-ci(4 juin 1815), puis devenu Ferdinand Ier roi du royaume des Deux-Siciles, il abolit l'Ordre le Ier janvier 1819, les militaires en service devant échanger leur décoration avec celle de l'Ordre de Saint-Georges de la Réunion fondé le même jour. Louis Xvii avait interdit le port de l'Ordre royal des Deux-Siciles par ordonnance du 21 juillet 1815. ; Si Joseph-Napoléon est responsable de l'essentiel de la symbolique de l'Ordre avec son étoile à cinq rais de couleur 'rubis', donc rouge, c'est l'ex-maréchal Murat qui créa le collier pour certains dignitaires (ou grand-croix) par décret signé à Naples le 28 janvier 1811. Ce texte déclarait qu'étaient créés treize colliers d'or devant être portés dans les grandes cérémonies par lui, grand maître, et douze dignitaires de l'Ordre (art 1), le Roi se réservant d'en faire d'autre si besoin était (art 7). ; Chaque collier devait être composé de quinze médaillons d'or émaillés aux armes des provinces du royaume , médaillons reliés par des sirènes émaillées de blanc, la queue de couleur marine'. En bas du collier, une médaille plus grande et bleue est ornée de la tête du grand maître environné de la légende Joachim Napoléon, tertio regni anno, et de cette médaille pend l'étoile de l'ordre (art.2). Cette décoration est mise au cou des décorés par le roi lui-même ( art.3). Les princes de famille royale, les quatre grands dignitaires de l'ordre membres du conseil de celui-ci et les chefs des cours (corti, probablement les souverains étrangers) obtiendront cette décoration au fur et à mesure de la vacance des colliers (art.4). Le grand chancelier de l'ordre conservera les colliers numérotés de 1 à 13, ces insignes devant être restitués à la mort de chaque récipiendaire, sous peine d'une amende infligée aux héritiers (art 5). Le grand chancelier tiendra registre de l'histoire de l'attribution et du retour des colliers (art 6). ; Après deux projets sous forme d'aquarelles oû l'on vit des ancres (du genre grappin) de grand amiral 'de France' alternant avec les aigles impériales , et un nombre supérieur de médaillon (17), ce fut finalement, des sirènes qui furent choisies. Deux médaillons ont donc disparu : l'aigle impériale sur le maillon central, laissant la place aux armoiries de la terre de Bari, et la sirène devenue un élément constitutif de la chaîne. ; Chaque collier était donc composé de quinze médaillons d'or environnés de couronnes de laurier émaillées de vert alternant avec quatorze paires de sirènes face à face et se donnant la main. Ces quinze médaillons étaient ornés des armes librement interprétées des provinces composant les ahurissantes grandes armes du roi et du royaume, telles qu'elles avaient été définies par un mauvais texte (loi de Joseph-Napoléon, Naples, Ier décembre 1806) et une peinture. Les champs étaient transposés et les aigles dessinées à la mode française, donc romaine. ; ; En partant de la gauche et en remontant , on voit donc tour à tour : cité et province de Naples (le cheval effrayé, contourné et posé sur une terrasse), terre de Labour (deux cornes d'abondance passées en sautoir dans une couronne ouverte), Principauté deçà ou citérieure (la boussole ailée et l'étoile polaire sous forme de comète), Basilicate (une aigle couronnée posée sur les ondes), Calabre citérieure (une croix légèrement pattée); Calabre ultérieure (un champ avec quatre pals et deux croisettes), terre d'Otrante (un dauphin tenant un croissant de lune dans sa bouche sur un champ à quatre pals), terre de Bari (une crosse sur un écartelé en sautoir), Capitanate (un ange, Saint-Michel l'Archange sur un mont , environné d'épis de blé), comté de Molise ( une étoile à huit rais dans une couronne d'épis de blé), Principauté delà ou ultérieure (une couronne ouverte sur un champ coupé), province de Chieti(une tête de sanglier et un joug), province d'Aquila (une aigle couronnée posée sur un mont à trois coupeaux), province de Teramo(une bande accompagnée de deux croisettes), royaume de Sicile, que les deux beaux-frères n'eurent jamais (la trinacrie ou mieux trimètre, c'est-à-dire trois jambe aboutissant à une tête); ; ; Plus grand le seizième médaillon est bleu, ceint de la même couronne végétale, la tête d'or du roi regardant à dessert (à gauche) et accompagnée des mots Joachim Napoléon en haut, Tertio regni anno en bas. De ce médaillon pend la couronne royale d'or timbrant l'aigle impériale de même, tournée vers senestre(à droite), tenant dans ses serres l'étoile rouge, liserée et pommetée d'or, le centre d'or orné du cheval de Naples environné d'un cercle bleu chargé des mots : Pro renovata patria. Au revers, le centre est orné de la triquètre et des mots Joachimus Napoléon Neap.et Siciliae rex, laissant entendre (à tort?) qu'on avait oublié la forme latine des Deux-Siciles. ; Il existerait encore au moins deux colliers de l'Ordre. Celui-ci, et un exemplaire au Museo nazionale di San-Martino de Naples

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Grand collier de l'ordre royal de Naples et des Deux Siciles » est conservée au musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : vie militaire, phaléristique. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : or, émail. Sa période de création est identifiée comme : 1er quart 19e siècle.

Le musée conservateur

« Grand collier de l'ordre royal de Naples et des Deux Siciles » est conservée au musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Grand collier de l'ordre royal de Naples et des Deux Siciles est conservée au musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie dans le domaine vie militaire, phaléristique. Cette pièce est en or, émail. Ses dimensions sont L : 126 cm; pendentif : 11 X 7.2cm. La création de cette oeuvre remonte à la 1er quart 19e siècle.

Contexte de création

La création de Grand collier de l'ordre royal de Naples et des Deux Siciles par s'inscrit dans le climat culturel et intellectuel de la 1er quart 19e siècle. Conservée au musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie, cette œuvre porte en elle les empreintes d'un moment charnière de l'histoire de l'art, où les artistes explorent de nouvelles formes d'expression et repoussent les limites de leur pratique.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Grand collier de l'ordre royal de Naples et des Deux Siciles » est conservée au musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

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