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Fragment de corps d'un autel votif dédié à Diane Auguste par Lucius Pompeius Paulinianus nepos
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Fragment de corps d'un autel votif dédié à Diane Auguste par Lucius Pompeius Paulinianus nepos

Description

Corps L'autel a été scié de façon nette au milieu de la cinquième ligne du texte, pour le séparer de sa base. Le coin supérieur gauche du corps a également été scié sur plus de 20 cm en hauteur et en largeur. Enfin, deux enlèvements ont été réalisés au bas du bloc, sur toute la largeur du corps, l'un de section triangulaire le long de la face antérieure, l'autre de section carrée le long de la face postérieure. Ces découpes ont probablement été réalisées pour encastrer le bloc dans un des montants de la porte de l'église d'Ardiège, où A. Du Mège signale qu'elle se trouvait autrefois. La face latérale droite a été travaillée au ciseau grain d'orge, sauf une bande périmétrale, qui a été polie. La face postérieure a subi le même traitement, mais avec un ciseau grain d'orge d'un module légèrement supérieur. ÉPIGRAPHIE Le champ épigraphique est délimité par un cadre mouluré. Sa surface, très lisse au toucher, a été très soigneusement polie. Dian'ae' / A{ }u{ }g{ }(ustae), / L(ucius) Pomp(eius) Pa/ulinianus / n(epos) me(ritae) d(at) [--- À Diane Auguste, Lucius Pompeius Paulinianus, le petit-fils, avec une juste reconnaissance a offert… Ordinatio et paléographie Malgré l'apparence soignée de l'inscription due à la régularité des lettres et un champ épigraphique bien préparé (cadre mouluré et important polissage préalable à la gravure de l'inscription), la mise en page n'est pas exempte de défauts : le rétrécissement du O à la ligne 3 n'empêche pas la césure du surnom au milieu d'une syllabe (Pa/ulinianus), et les lettres finales des lignes 3 et 4 sont collées contre le cadre. Le recours à une ligature 'AE' a cependant permis d'éviter la césure du théonyme à la ligne 1 et l'abréviation AVG est bien centrée. Les interlignes sont très réduites. La gravure est très élégante, les lettres très bien formées et régulières. Le lapicide a adapté leur largeur à la place disponible sur les lignes : les lettres AVG s'étalent sur toute la ligne 2, tandis que celles de la ligne 4, plus nombreuses, sont hautes et étroites. Les barres transversales des A et le retour du G sont incurvées, la panse du premier P de la ligne 3 dépasse de la haste verticale à gauche et les points de séparation sont triangulaires. La séparation des lettres de l'abréviation AVG(ustus) par des points peut s'expliquer par une erreur du lapicide ou par le souci de mettre en valeur l'épithète impériale. H. des lettres : l. 1 : 8 ; l. 2 : 8 (G : 8,5) ; l. 3 : 8 (O : 2,5) ; l. 4 : 8. COMMENTAIRE Le texte de l'inscription permet d'identifier ce monument à un autel votif, malgré la disparition de la base et du couronnement, probablement découpés lors du remploi dans l'église d'Ardiège. La divinité, Diane, porte l'épithète Augusta, qui suggère un lien entre le rituel de l'offrande et la protection de la fonction impériale comme de l'empereur régnant. Diane est attestée deux autres fois dans les inscriptions des Pyrénées centrales : sur un autel provenant de Chaum, mais aujourd'hui perdu, la déesse était associée à deux divinités topiques, Horolat et Garre ; sur un autre autel, découvert à Ferrère et conservée au musée Saint-Raymond, sont également mentionnés les Montes et Silvanus . Le dédicant de cette dernière inscription est un L.P.P., dont les initiales sont très probablement celles d'un L(ucius) P(ompeius) P(aulinianus). En effet, cette abréviation se retrouve sur plusieurs inscriptions pour le même personnage ou pour un autre membre de cette gens Pompeia, bien enracinée dans la cité des Convènes . Un L(ucius) Pom(peius) Paulinianus est ainsi attesté sur un autel du val d'Aran . Mais c'est à Saint-Pé-d'Ardet que les témoignages sont les plus nombreux avec trois dédicaces votives. Une inscription incomplète au dieu Artahe porte le nom de L(ucius) P(ompeius) [Paulinianus ?], fils ou petit-fils de Paulinianus ; un autel a été dédié au dieu Idiatte par L(ucius) P(ompeius) Paulinianus, petit-fils de Luc(ius) Pompei(us) Paulinianus ; un autre autel a été offert par le régisseur d'un certain Paulinianus, dont le surnom est suivi des lettres n(epo)t(is), qui fait de lui la troisième génération d'une lignée . Enfin, un L(ucius) P(ompeius) P(aulinianus) a dédié au Cortal de Tous, près de Ferrère (Hautes-Pyrénées), un autel à Diane, à Silvain et aux Montagnes . Le L(ucius) Pomp(eius) Paulinianus d'Ardiège est donc à rattacher à cette gens Pompeia convène. Le surnom, en dehors des six attestations liées à la gens Pompeia de la cité des Convènes, n'est guère répandu, même en Narbonnaise . À Rome, sur 5 attestations, 4 sont des cognomina de soldats des cohortes de vigiles, suceptibles d'avoir une origine extérieure . En Gaule Casalpine sont recensés trois exemples, en Italie neuf exemples, quatre en Afrique, dont un sénateur, deux en Mésie Supérieure, un Pannonie et un en Bretagne . À la ligne 5, seul est conservé le haut des premières lettres. J. Sacaze restituait a(nimo) l(ibens) mer(ito). La première lettre ne peut cependant pas être un A : la première haste observée est rigoureusement verticale, tandis que les autres A du texte ont des jambages obliques. Le coin supérieur gauche de cette première lettre conservée montre une liaison entre une première haste verticale et une oblique, suivie d'une seconde haste verticale. Il s'agit donc d'un N, qu'il faut sans doute rattacher au nom précédent, comme sur les inscriptions CIL XIII, 65 et 66 de Saint-Pé-d'Ardet. La restitution de la lettre suivante ne fait aucun doute, il s'agit bien d'un M comme l'ont vu J. Sacaze et O. Hirschfeld. La partie supérieure de la troisième lettre peut correspondre autant à un E qu'à un F, mais le E s'intègre mieux au contexte. Enfin, J. Sacaze restituait un R en quatrième position, tandis qu'O. Hirschfeld indiquait qu'il y voyait plutôt un D, pour une lecture l(ibens) me(rito) d(at). La courbure de la lettre est incontestablement celle d'un D et la restitution de O. Hirschfeld est sans doute la bonne. Malgré la présence récurrente du N après le cognomen Paulinianus, qui pourrait indiquer un seul et même personnage se réclamant de son aïeul dans sa filiation, les incertitudes de lecture empêchent toute affirmation catégorique dans ce domaine. L'existence d'une gens Pompeia solidement implantée dans la cité des Convènes n'en est pas moins évidente, et son gentilice, directement ou indirectement, pourrait remonter à une citoyenneté accordée par Pompée à l'issue de la guerre contre Sertorius . La dissémination des inscriptions le long de la vallée de la Garonne, du Val d'Aran à Ardiège en passant par Saint-Pé-d'Ardet, et la variété des divinités honorées, de Diane Auguste à Artahe en passant par les Montes et Silvain, illustrent le rôle des élites locales dans l'évolution des panthéons et des rituels et leur probable assise économique, fondée sur l'exploitation des ressources de la montagne, comme l'a remarquablement mis en évidence G. Fabre . Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008 ; Fragment d'autel votif retaillé à la base et dans l'angle supérieur gauche (le couronnement et la base ont disparu). Les latéraux sont taillés nettement et sans décor. L'inscription, incomplète, est encadrée d'une moulure. Quatre lignes sont conservées, la partie supérieure des lettres d'une cinquième ligne est visible. La gravure est soignée, les lettres fines et régulières (hormis le o de POMP). Hauteur des lettres : 8 cm. Claudine Jacquet (06/01/06)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Fragment de corps d'un autel votif dédié à Diane Auguste par Lucius Pompeius Paulinianus nepos » est conservée au musée Saint-Raymond. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre. Sa période de création est identifiée comme : 2e moitié 1er siècle;1ère moitié 3e siècle.

Le musée conservateur

Le musée Saint-Raymond conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

On doit Fragment de corps d'un autel votif dédié à Diane Auguste par Lucius Pompeius Paulinianus nepos ; l'oeuvre est au musée Saint-Raymond. Le procédé technique employé est marbre. Elle mesure Hauteur en cm 53 ; Largeur en cm 42,5 ; Profondeur en cm 26. L'oeuvre appartient à la 2e moitié 1er siècle;1ère moitié 3e siècle.

Contexte de création

La 2e moitié 1er siècle;1ère moitié 3e siècle fournit à le cadre propice pour imaginer Fragment de corps d'un autel votif dédié à Diane Auguste par Lucius Pompeius Paulinianus nepos. Cette œuvre, aujourd'hui trésor du musée Saint-Raymond, est l'aboutissement d'un échange fécond entre le créateur et les mouvements de pensée de son temps. Le contexte intellectuel et artistique se lit dans chaque choix formel de la composition.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Fragment de corps d'un autel votif dédié à Diane Auguste par Lucius Pompeius Paulinianus nepos » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

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