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Fragment de chapiteau avec un homme et croix
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Fragment de chapiteau avec un homme et croix

Description

Calcaire taillé ; La partie sculptée s'organise sur deux faces formant un angle aigu, d'environ 45° ; on conserve un lit d'attente et des éléments d'une frise de palmettes qui ornait les deux faces. Le personnage se tient à l'angle formé par les deux faces maintient de ses deux mains une grande croix, tandis qu'il porte encore trois croix sur son dos. Il pourrait s'agir de la représentation d'un croisé, suivant une iconographie voisine de celle que l'on rencontre au cloître de Moissac. La date d'entrée au musée de ce fragment et du n°inv.997.0.4 ne peut être restituée qu'à partir du témoignage de L. Schürenberg, qui la place en 1925, ce dont l'inventaire du musée ne porte trace. P. Quarré reproduit le fragment aux deux têtes en 1957 et déclare qu'il a été découvert "récemment", aux abords de l'ancien cloître ; la provenance du cloître a ensuite été entérinée par W. Schlink. La sculpture présente plusieurs traits distinctifs. On constate d'abord l'usage du trépan pour les iris, qui donne aux regards une précision encore accentuée par la taille nette des paupières des paupières. Des pommettes saillantes, une bouche large aux lèvres coupantes, un long sillon naso-labial caractérisent encore les physionomies. Les têtes s'individualisent d'autre part à l'aide des barbes et chevelures, traitées en grosses mèches réalisées par cinq et six stries et terminées en arc de cercle sur le front ou en boule sr les tempes et le crâne (inv.997.0.5), en longues mèches en étoile ou terminées en bouclettes serrées, toutes rigoureusement parallèles (inv.997.0.4). Enfin, les vêtements sont drapés en douces vagues peu nombreuses et peu saillantes et parfois bordés d'un ruban perlé ou d'un galon. Plusieurs auteurs ont noté l'originalité de ces sculptures au sein du chantier de Saint-Bénigne : L. Schürenberg reconnaissait cependant des analogies avec le tympan représentant la Cène (inv.Arb.1138) (types de têtes barbues et bordures des vêtements) et avec le portail central (motif de l'acanthe) - analogies qui paraissent assez superficielles - mais relevait une forte réminiscence bourguignonne. P. Quarré s'est intéressé au motif de l'édicule, dont il trouvait l'équivalent au portail central, et a suggéré l'hypothèse d'une participation de l'"atelier du cloître" à l'exécution du linteau et des voussures du portail central. Il est plus particulièrement revenu sur la question du style original de ces sculptures au cours de son étude sur les apports languedociens et rhodaniens dans la sculpture romane de Bourgogne, proposant d'y reconnaître une influence du Languedoc transmise à Dijon par l'intermédiaire de Saint-Denis. W. Schlink a repris ces idées, insistant sur les différences stylistiques qui séparent ces fragments des autres sculptures de Saint-Bénigne : pour lui aussi, l'héritage bourguignon se fait sentir dans la figuration des pupilles à l'aide du trépan. Mais il insiste autant sur le jeu des expressions et le modelé vivant de ces sculptures, qui s'écartent clairement des œuvres bourguignonnes des années 1130 et 1140. Ici encore, il semble qu'une connaissance élargie du contexte du milieu et du troisième quart du XIIe siècle permet de mieux comprendre ces fragments au sein du chantier de Saint-Bénigne. Si l'on trouve sans peine l'origine du vocabulaire formel utilisé ici dans la tradition romane bourguignonne, sa formulation a changé, évoluant vers un naturalisme dont on trouve des équivalents sur le chantier de Notre-Dame-en-Vaux : certains des sculpteurs ressuscités par les fouilles de L. Pressouyre utilisent de même le trépan, organisent aussi les drapés en ondes douces, ou reproduisent la même variété de coiffures, coiffures qu'on n'ignore pas non plus sur les chantiers d'Ile-de-France. Si l'identification du personnage du fragment inv.997.0.5 est retenue, il n'est pas exclu que le contexte du départ pour la seconde croisade en 1147 puisse avoir joué un rôle dans le choix de cette iconographie : on sait qu'à Saint-Denis, elle suscita la création d'un panneau de vitrail. (Fabienne Joubert). (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)

Sujet représenté

(personnage, croix (la))

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Fragment de chapiteau avec un homme et croix » est conservée au musée archéologique. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, architecture, sculpture, médiéval. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : calcaire (taillé). Sa période de création est identifiée comme : 3e quart 12e siècle.

Le musée conservateur

Le musée archéologique conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Fragment de chapiteau avec un homme et croix, actuellement au musée archéologique. La technique employée est : calcaire (taillé). L'oeuvre présente les dimensions suivantes : Hauteur en cm 27 ; Largeur en cm 17 ; Profondeur en cm 9,5. Le thème de l'oeuvre est : (personnage, croix (la)). La création de cette oeuvre remonte à la 3e quart 12e siècle.

Contexte de création

Fragment de chapiteau avec un homme et croix est le produit de la rencontre entre le talent de et les aspirations de la 3e quart 12e siècle. Abritée au musée archéologique, cette œuvre cristallise les questionnements artistiques propres à une époque qui voit naître de nouvelles formes d'expression et de nouveaux rapports à la création.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Fragment de chapiteau avec un homme et croix » est conservée au musée archéologique, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

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