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Éros citharède dansant
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Éros citharède dansant

Description

Le dieu de l’Amour est figuré adolescent, debout, en position d’équilibre sur la pointe du pied gauche. Son bras droit se replie vers le haut, main en arrière, paume vers le ciel, comme si Éros venait de faire vibrer les cordes de la cithare qu’il serre sur son flanc gauche. L’instrument de musique est minutieusement représenté et rehaussé de couleur rouge. Les ailes élancées encadrent la tête qui s’incline et regarde la cithare. Éros est coiffé d’une couronne de lierre et d’un chapeau plat à bords relevés. Il est nu, une simple draperie entoure ses hanches et retombe sur sa cuisse gauche. L’allure générale, svelte, la posture en suspens, comme un silence musical, rattache cette figurine à la lignée des œuvres de la grande sculpture. En plaçant une cithare dans les mains d’Éros, l’artiste a mis l’accent sur le pouvoir de séduction de cet instrument, pouvoir mis en exergue dans plusieurs mythes. Claudine Jacquet, notice extraite du catalogue d'exposition « Une odyssée musicale », 2013 ; Le jeune dieu est représenté adolescent, debout en position d 'équilibre sur la pointe du pied gauche, en avant du corps et tourné vers l'extérieur (l'anatomie du pied n'étant pas marquée, on peut supposer que les chaussures étaient peintes) ; les deux jambes sont tendues dans un pas croisé, la droite en arrière, le pied droit dans le même alignement mais en position inverse. Le torse affecte un léger déhanchement ; le bras droit détaché du corps se replie vers le haut, main en arrière, paume vers le ciel, - les doigts cassés ne permettent pas de savoir s'il tenait un plectre -, comme si Eros venait de faire vibrer la cithare qu'il serre sur son flanc gauche, appuyée contre son avant-bras et maintenue de la main. L'instrument de musique est minutieusement représenté et rehaussé de couleur rouge. Les ailes, au plumage bien dessiné, sont élancées vers le ciel, encadrant la tête qui s'incline et regarde la lyre. Ses longs cheveux regroupés en bourrelet dégringolent en tresses ou torsades sur les épaules. Eros est coiffé d'une couronne de lierre et d'une sorte de chapeau plat à bord découpé et relevé. Il est nu, une simple draperie enveloppe la cuisse droite, dévoile le sexe, remonte sur la hanche gauche avant de s'enrouler sur le bras et de retomber négligemment le long de la jambe en plis compliqués ; dans le dos elle n'existe pas mais des traces brunes, en biais sur les fesses, laissent supposer qu'elle y était peinte. L'ensemble a été fabriqué avec plusieurs moules ; le corps, du cou aux genoux, est en deux moules (les deux parties sont bien ajustées et la suture parfaitement maquillée), avec un évent ovale dans le dos ; les jambes sont moulées séparément, ainsi que la tête et les bras. Ce premier ensemble est homogène, bien cuit, quoique l'argile donne l'impression de s'effriter. Les ailes ont été ajoutées, collées sur les omoplates, ainsi que la cithare et la draperie qui, elle, a peut-être été modelée. Ces derniers éléments ont une couleur différente sans doute parce qu'ils ne sont presque pas cuits. Le tout a reçu un engobe blanc et une polychromie suffisamment conservée pour que l'on en saisisse la répartition : le bleu recouvre le corps, les plumes, la draperie ; le rouge est utilisé pour le contour des ailes, la lyre, les mains. La couleur de la pâte, la polychromie résistante, associées à l'intégration d'objets, caractérisent bien les productions d'Egine. Cependant, les ailes ont une facture rare et plutôt italiote. Il appartenait peut-être au même lot que le groupe du Louvre entré en 1897 et connu comme provenant d'une même tombe. L'allure générale, svelte, harmonieuse, les jambes longues et fines, la musculature subtile, la posture fixée comme un instantané photographique, un silence musical, rattachent la figurine à la lignée des oeuvres de la grande sculpture et l'esprit de Lysippe anime la statuette tout entière. Evelyne Ugaglia

Sujet représenté

(eros, cithare, ailes)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Éros citharède dansant » est conservée au musée Saint-Raymond. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, sculpture, céramique, grec. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : terre cuite (engobe, polychrome, moulé). Sa période de création est identifiée comme : 3e siècle av JC;2e siècle av JC.

Le musée conservateur

Le musée Saint-Raymond conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Éros citharède dansant est une oeuvre des collections du musée Saint-Raymond relevant de archéologie, sculpture, céramique, grec. terre cuite (engobe, polychrome, moulé). Dimensions de l'oeuvre : Hauteur en cm 43,5 ; Largeur en cm 20,7 ; Profondeur en cm 9,3. Elle figure : (eros, cithare, ailes). L'oeuvre date de la 3e siècle av JC;2e siècle av JC.

Contexte de création

puise dans le dynamisme de la 3e siècle av JC;2e siècle av JC l'inspiration qui donne naissance à Éros citharède dansant. Exposée au musée Saint-Raymond, cette œuvre constitue un témoignage précieux des courants esthétiques et des sensibilités qui caractérisent cette époque de mutation artistique.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Éros citharède dansant » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

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