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enduit peint ; Tête féminine
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Enduit peint ; Tête féminine

Description

Parmi les membres de l’expédition d’Égypte franco-toscane, organisée par J.-F. Champollion en 1828 avec l’accord du roi Charles X, se trouvait l’architecte toulousain Antoine Bibent. Il quitta l’aventure rapidement et mourut trois ans plus tard, à l’âge de 38 ans. C’est par son travail sur les ruines de Pompéi qu’il bénéficia d’une renommé certaine et des félicitations des cercles académiques, à Paris comme à Toulouse. Bibent avait en effet dressé, deux ans avant le voyage oriental, un plan de la cité antique sur « seize feuilles de papier grand aigle qui, réunies, forment un parallélogramme de 4 mètres sur 2 1/2 »1. Le jeune architecte, membre de l’École royale des Beaux-Arts de Paris, innove alors en tout point par ce plan dont les cuivres offrent la possibilité d’être enrichis au fur et à mesure des mises au jour spectaculaires de la cité campanienne. Plusieurs documents conservés à l’Archivio di Stato di Napoli témoignent du soutien financier dont a bénéficié le géomètre-topographe, en relation directe avec le duc de Blacas, ambassadeur de France au Royaume de Naples et des Deux-Siciles2. Comme en témoigne ce plan, seuls sont découverts en 1826, à partir de la Porta Ercolano, la Regio VI, la partie orientale de la Regio VII (quartier du Forum), quelques habitations de la Regio VIII et les maisons bordant la rue de l’Abondance dans sa partie est, jusqu’au quartier des théâtres. Les descendants d’Antoine Bibent ont fait don au musée de Toulouse de petits objets antiques manufacturés (céramiques, bronzes et bijoux en or) et de ces deux fragments peints, demeurés depuis dans les réserves. S’il est impossible d’affirmer que celui qui fut donc un collectionneur se soit procuré ces enduits peints précisément à « Pompeia » (nom « à la grecque » privilégié par l’architecte), l’activité acharnée dont il fit preuve au quotidien dans les rues et les bâtiments de la ville, progressivement ressuscités, autorise au moins une telle hypothèse. La tête féminine, d’une belle qualité, rend compte d’une technique rapide, nerveuse et de nature presque « impressionniste », la compendiaria via évoquée par Pline au sujet du tableau laissé inachevé et qui pourtant forçait l'attention. Quelques ateliers de fresquistes se sont plu à composer de belles scènes mythologiques, entre autres genres, à l'aide de cette touche fluide et légère. S'il est difficile de reconnaître, à partir de ce seul détail, la scène dont dépendait cette jeune fille à l'apparence effrayée, le visage brusquement tourné vers sa gauche, on se plairait à croire à une Diane surprise au bain par Actéon ou à une quelconque héroïne de tragédie grecque, qu'elle soit Jocaste, Hélène ou Électre. Pascal Capus

Sujet représenté

(tête, femme)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « enduit peint ; Tête féminine » est conservée au musée Saint-Raymond. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, peinture, romain. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : enduit (peint). Sa période de création est identifiée comme : 1er siècle.

Le musée conservateur

Le musée Saint-Raymond conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

enduit peint ; Tête féminine est une pièce de archéologie, peinture, romain, au musée Saint-Raymond. L'oeuvre a été exécutée en enduit (peint). L'oeuvre présente les dimensions suivantes : Hauteur en cm 13,5 ; Largeur en cm 13. Le motif représenté : (tête, femme). L'oeuvre appartient à la 1er siècle.

Contexte de création

enduit peint ; Tête féminine est le produit de la rencontre entre le talent de et les aspirations de la 1er siècle. Abritée au musée Saint-Raymond, cette œuvre cristallise les questionnements artistiques propres à une époque qui voit naître de nouvelles formes d'expression et de nouveaux rapports à la création.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « enduit peint ; Tête féminine » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

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