Bloc funéraire de Caïus Catus Catianus
Description
Bloc funéraire en grès. 'présente sur sa face principale une longue inscription sous laquelle apparaît une ligne d'arcs de cercles réguliers qui pourraient être le bord supérieur de rideaux; sur le côté droit, dans une niche, sont figurées les dépouilles de trois cochons pendus, tandis que sur le côté gauche n'est visible que le sommet d'une niche; sur le dessus est creusée une cavité circulaire qui communique par un petit canal avec le devant du bloc. L'inscription sur sept lignes peut se restituer ainsi : D(iis) M(anibus) / C(aii) Cati Catiani, ueterani leg(ionis) / XXII, honest(a) missione misso, et / Ianuarinae Matronae con / iugi eius, Catullinia Supera, / filia, et Iunianius Bassinus, / gener, piisimi p(onendum) c(urauerunt) // 'Aux dieux mânes de Caïus Catus Catianus, vétéran de la XXII° légion, ayant obtenu son congé, et à Januarina Matrona son épouse, Catullinia Supera sa fille et Junianius Bassinus, son gendre ont très pieusement pris soin d'élever ce monument.' Ces trois blocs appartiennent à des monuments funéraires construits; les mausolées ou les cénotaphes ont été longtemps très négligés à Autun, malgré la présence de la Pierre de Couhard, qui offre encore in situ un bon exemple de ce type de construction, et des monuments circulaires au nord de la ville, étudiés au 19e siècle, mais dont les structures ne sont plus visibles. [...] Les trois reliefs doivent être cependant distingués de la Pierre de Couhard ou des monuments circulaires; si ces derniers, en se référant à des schémas funéraires romains traditionnels (pyramide, tour cylindrique), correspondent sans doute à des familles aristocratiques, les blocs présentés s'inséraient plutôt dans des édicules élevés par des riches familles de négociants ou d'artisans 'parvenus'; leur puissance économique permettait et nécessitait de présenter l'image des défunts de façon plus monumentale que sur les simples stèles a, mais aussi de rendre compte, grâce à des scènes très développées, de leur fonction et par là de leur stature dans la vie de la cité (métier lié au négoce pour b); n'oublions pas que ces tombeaux élevés en dehors de la ville, le long des voies, permettaient à l'étranger d'appréhender d'emblée le tissu économico-social urbain, avant même de franchir les remparts. [...]' Autun, Augustodunum, cat. 539 c ; 'Il convient de restituer le nom de la XXIIe légion Primigenia qui convient mieux, dans le domaine gaulois, que la XXIIe Deiotariana, qui appartenait à l'armée d'Orient. La XXIIe légion Primigenia servit en Germanie Supérieure, à Mayence, à l'exception d'un séjour en Germanie Inférieure sous les Flaviens.' Le Bohec, 2015, cat. 182 'Les trois cochons laisse supposer que le vétéran était devenu charcutier à sa retraite' Le Bohec 2015, cat. 205
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Bloc funéraire de Caïus Catus Catianus », attribuée à anonyme, est conservée au musée Rolin. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : archéologie, gallo-romain, sculpture, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : grès, taillé. Sa période de création est identifiée comme : 2e siècle;3e siècle.
Le musée conservateur
« Bloc funéraire de Caïus Catus Catianus » est conservée au musée Rolin, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
Bloc funéraire de Caïus Catus Catianus, oeuvre de archéologie, gallo-romain, sculpture, croyances - coutumes, est due à anonyme et conservée au musée Rolin. Elle est réalisée avec la technique suivante : grès, taillé. L'oeuvre présente les dimensions suivantes : Hauteur en cm 65 ; Largeur en cm 120 ; Profondeur en cm 78. Sa période de création est la 2e siècle;3e siècle.
Contexte de création
C'est durant la 2e siècle;3e siècle que anonyme conçoit Bloc funéraire de Caïus Catus Catianus, porté par un élan de renouvellement artistique qui traverse alors le monde de la création. Le musée Rolin conserve aujourd'hui cette pièce née d'un moment historique singulier, où les conventions esthétiques sont remises en question et où de nouvelles voies s'ouvrent aux artistes les plus audacieux.
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Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Bloc funéraire de Caïus Catus Catianus » est conservée au musée Rolin, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
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