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Autel votif dédié aux dieux Montagnes, à Silvain et à Diane par L(ucius) P(ompeius) P(aulinianus)
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Autel votif dédié aux dieux Montagnes, à Silvain et à Diane par L(ucius) P(ompeius) P(aulinianus)

Description

Le monument, brisé en deux parties au niveau du corps, est très fragmentaire. L'épaisseur de l'autel a été réduite de moitié sous l'effet de l'érosion, qui a fait disparaître entièrement la face postérieure. Base La base est très fragmentaire. Seule une partie de la face antérieure, avec des moulures très érodées et inidentifiables, déborde encore du corps. Corps Seules la face antérieure et une partie des faces latérales sont conservées. Couronnement - Corniche : très dégradée, la corniche n'est plus saillante que sur les faces antérieure et latérale gauche, la face latérale droite est brisée. Les parties conservées sont extrêmement érodées, les moulures ne sont plus lisibles. - Coussin : Le coussin se résume à un fragment brisé de toutes parts. Un ancien numéro d'inventaire, 177, est peint sur la face antérieure, et un graffite moderne XC 1772 est gravé juste au-dessus de la corniche. ÉPIGRAPHIE Le monument est brisé en deux au niveau de la première ligne de texte. L'inscription est érodée en surface. Di(i)s Mont(ibus) / et Silvano / et Dianae / L(ucius) P(ompeius?) P(aulinianus?) u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). Aux dieux Montagnes et Silvain et Diane, L(ucius) P(ompeius ?) P(aulinianus ?) s'est acquitté de son vœu de bon gré et avec une juste reconnaissance. Ordinatio et paléographie Aucun mot n'est coupé par un retour à la ligne. Le lapicide n'a manifestement pas utilisé de lignes guides : la ligne 4 penche vers la droite, le M de la formule dédicatoire est gravé très en dessous des autres lettres. La gravure est fruste, les L et E sont gravés comme des I, avec une seule haste verticale, la barre horizontale des T est très courte et les A ne possèdent pas de barre transversale. H. (approximative) des lettres : l. 2 : 4,5 ; l. 3 : 4,3 (D : 5) ; l. 4 : 4,4 (deux P : 4,8). COMMENTAIRE Les tria nomina du dédicant sont abrégés en L. P. P., la première lettre étant naturellement l'abréviation du praenomen Lucius. Cette abréviation pourrait s'expliquer par le fait que le nom était assez connu pour être identifié sous cette forme simplifiée. Cette hypothèse a suggéré, dès le XIXe siècle, le développement du gentilice et du surnom en P(ompeius) P(aulinianus), tria nomina d'une gens bien connue dans la cité des Convènes . L'hypothèse est confortée par le fait qu'à Ardiège, c'est également un L. Pomp(eius) Paulinianus qui a offert un autel à Diane Auguste . La divinité chasseresse trouve naturellement sa place dans une triade qui l'associe aux Montagnes et à Silvain, dieu de la forêt, mais également des carrières . L'association de Diane à une divinité aquitanique se retrouve également dans une autre dédicace mentionnant le dieu Garr(e), dans le nom duquel il faut vraisemblablement identifier l'étymologie du toponyme actuel du pic du Gar . Comme l'a montré G. Fabre, la dispersion du nom des Pompeii du sud au nord de la cité des Convènes et leurs offrandes à des divinités romaines (Diane Auguste, Silvain) comme à des divinités aquitaniques (Idiatte, Artahe) témoignent de leurs intérêts économiques sans doute diversifiés, entre montagne et plaine, et de leur influence dans la diffusion de la culture latine, notamment religieuse . Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008. ; Autel votif épigraphe incomplet en deux fragments, brisé sous la corniche. Les deux fragments ont été repositionnés l'un sur l'autre, mais ne sont pas collés. La base, très lacunaire, est en partie remplacée par un socle en plâtre. La face arrière a été grossièrement retaillée au pic, l'autel a dû perdre au moins la moitié de sa profondeur. Les latéraux ne portent pas de décor. L'inscription mutilée est concentrée dans la partie supérieure du corps. Les caractères d'environ 5 cm de haut sont assez réguliers, mais les lignes penchent vers la droite. La gravure est fine et peu profonde. Claudine Jacquet (26/01/06)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Autel votif dédié aux dieux Montagnes, à Silvain et à Diane par L(ucius) P(ompeius) P(aulinianus) » est conservée au musée Saint-Raymond. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre. Sa période de création est identifiée comme : 2e siècle;3e siècle.

Le musée conservateur

« Autel votif dédié aux dieux Montagnes, à Silvain et à Diane par L(ucius) P(ompeius) P(aulinianus) » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Au musée Saint-Raymond, on trouve Autel votif dédié aux dieux Montagnes, à Silvain et à Diane par L(ucius) P(ompeius) P(aulinianus). Cette oeuvre est réalisée en marbre. Cette pièce mesure Hauteur en cm 64,3 ; Largeur base en cm 34 ; Largeur corps en cm 31 ; Profondeur base en cm 13,5 ; Profondeur corps en cm 10,5. Sa période de création est la 2e siècle;3e siècle.

Contexte de création

Quand entreprend la réalisation de Autel votif dédié aux dieux Montagnes, à Silvain et à Diane par L(ucius) P(ompeius) P(aulinianus), la 2e siècle;3e siècle bat son plein et redéfinit les codes de la création. Cette œuvre, aujourd'hui au musée Saint-Raymond, porte la marque indélébile de son époque, témoignant des tensions créatrices et des aspirations qui animent alors les milieux artistiques.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Autel votif dédié aux dieux Montagnes, à Silvain et à Diane par L(ucius) P(ompeius) P(aulinianus) » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

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