Autel votif dédié au dieu Six Arbres
Description
Q. Fufius Germanus, comme sur les deux autres dédicants qui ont offert un autel au dieu Six Arbres, possédait les tria nomina, témoignage de sa citoyenneté romaine. Son gentilice, fréquent en Italie, à Rome et en Afrique, n'est que rarement attesté dans les provinces gauloises. En Aquitaine méridionale, le seul autre exemple est un Q. Fufius Spectatus, qui avait offert, dans le sanctuaire de la carrière de Rapp à Saint-Béat, une dédicace au dieu Erriape. Malgré la fragilité des données disponibles, on ne peut exclure l'hypothèse de membres d'une même gens, peut-être d'origine italienne, par filiation ou affranchissement, possédant des intérêts dans l'exploitation des ressources naturelles. Quoique largement répandu, le cognomen Germanus est bien attesté en Afrique et dans les provinces gauloises. L'autel est sculpté latéralement : à gauche, une patère ; à droite, un vase à libation (guttus). Sur la partie antérieure du corps de l'autel et dans un encadrement mouluré est gravée l'inscription. Base : Les angles inférieurs de la face antérieure de la base sont brisés. Modénature : rainure d'onglet, ovolo renversé, listel plat, doucine renversée, listel plat, cavet renversé sur les quatre faces. Corps : Les arêtes du corps sont endommagées, la face antérieure a subi une légère érosion de surface. Les faces latérales ont fait l'objet d'un traitement particulier : seul le tiers central, qui porte le décor, a été poli ; les traces de ciseau grain d'orge ont été laissées sur les tiers inférieur et supérieur. Quelques traces de ciseau s'observent autour du décor sur la seule face latérale droite. Des traces d'outil se discernent également sur la face postérieure. De petites cavités, creusées par l'action de l'eau, se sont formées, contre la corniche, sur les faces latérales gauche et postérieures. Couronnement : Le couronnement a été arasé au niveau de la corniche. Un creusement peu profond et de forme circulaire (prof. : 1,9 cm, diamètre : environ 20 cm) a été pratiqué sur la face supérieure lors d'un remploi (bénitier ?). - Corniche : tous les angles de la corniche sont brisés, le bandeau est endommagé sur les quatre faces. Les moulures sont bien conservées. Modénature : cavet droit, listel plat, doucine droite, bandeau renversé sur les quatre faces. Décor : Une patère orne la face latérale gauche du corps. Elle est constituée d'un cercle épais et plat, entourant un petit dôme percé qui forme un ombilic au centre. La face latérale droite du corps est décorée d'un vase à libation. Sa panse est de forme hémisphérique, l'anse, au coude sinueux, vient se fixer au niveau de l'épaulement. Le col est long et étroit, et le bec, triangulaire, est légèrement creusé pour figurer une vue de dessus. ; L'autel est sculpté latéralement : à gauche, une patère ; à droite, un vase à libation (guttus). Sur la partie antérieure du corps de l'autel et dans un encadrement mouluré est gravée l'inscription. [Daniel Cazes] Base Les angles inférieurs de la face antérieure de la base sont brisés. Modénature : rainure d'onglet, ovolo renversé, listel plat, doucine renversée, listel plat, cavet renversé sur les quatre faces. Corps Les arêtes du corps sont endommagées, la face antérieure a subi une légère érosion de surface. Les faces latérales ont fait l'objet d'un traitement particulier : seul le tiers central, qui porte le décor, a été poli ; les traces de ciseau grain d'orge ont été laissées sur les tiers inférieur et supérieur. Quelques traces de ciseau s'observent autour du décor sur la seule face latérale droite. Des traces d'outil se discernent également sur la face postérieure. De petites cavités, creusées par l'action de l'eau, se sont formées, contre la corniche, sur les faces latérale gauche et postérieure. Couronnement Le couronnement a été arasé au niveau de la corniche. Un creusement peu profond et de forme circulaire (prof. : 1,9 cm, diamètre : environ 20 cm) a été pratiqué sur la face supérieure lors d'un remploi (bénitier ?). - Corniche : tous les angles de la corniche sont brisés, le bandeau est endommagé sur les quatre faces. Les moulures sont bien conservées. Modénature : cavet droit, listel plat, doucine droite, bandeau renversé sur les quatre faces. DECOR Une patère orne la face latérale gauche du corps. Elle est constituée d'un cercle épais et plat, entourant un petit dôme percé qui forme un ombilic au centre. La face latérale droite du corps est décorée d'un vase à libation. Sa panse est de forme hémisphérique, l'anse, au coude sinueux, vient se fixer au niveau de l'épaulement. Le col est long et étroit, et le bec, triangulaire, est légèrement creusé pour figurer une vue de dessus. Daniel Cazes ; L'autel est sculpté latéralement : à gauche, une patère ; à droite, un vase à libation (guttus). Sur la partie antérieure du corps de l'autel et dans un encadrement mouluré est gravée l'inscription. [Daniel Cazes] Base Les angles inférieurs de la face antérieure de la base sont brisés. Modénature : rainure d'onglet, ovolo renversé, listel plat, doucine renversée, listel plat, cavet renversé sur les quatre faces. Corps Les arêtes du corps sont endommagées, la face antérieure a subi une légère érosion de surface. Les faces latérales ont fait l'objet d'un traitement particulier : seul le tiers central, qui porte le décor, a été poli ; les traces de ciseau grain d'orge ont été laissées sur les tiers inférieur et supérieur. Quelques traces de ciseau s'observent autour du décor sur la seule face latérale droite. Des traces d'outil se discernent également sur la face postérieure. De petites cavités, creusées par l'action de l'eau, se sont formées, contre la corniche, sur les faces latérale gauche et postérieure. Couronnement Le couronnement a été arasé au niveau de la corniche. Un creusement peu profond et de forme circulaire (prof. : 1,9 cm, diamètre : environ 20 cm) a été pratiqué sur la face supérieure lors d'un remploi (bénitier ?). - Corniche : tous les angles de la corniche sont brisés, le bandeau est endommagé sur les quatre faces. Les moulures sont bien conservées. Modénature : cavet droit, listel plat, doucine droite, bandeau renversé sur les quatre faces. ÉPIGRAPHIE Sex / Arbo'ri'bus, / Q(uintus) Fufius / Germanus / u(otum) s(oluit). À Six Arbres, Quintus Fufius Germanus s'est acquitté de son voeu. (trad. L. Rodriguez, R. Sablayrolles, cat. 2008, n°13) Ordinatio et paléographie Malgré un effort de centrage du texte, la mise en page est médiocre : le recours à une ligature RI et un V en littera minuta à la ligne 2, n'empêchent pas le débordement du S final d'arboribus sur le cadre. Le lapicide a également été contraint d'accoler les trois dernières lettres de la ligne 4 par manque de place. La gravure, profonde, est d'une largeur variable, parfois très importante (voir E à la ligne 1). La forme des lettres est également très irrégulière (à la ligne 2 par exemple, le premier B est anguleux, alors que les panses du second B sont bien arrondies). Les empattements sont parfois très marqués (X de la ligne 1). Le jambage oblique des R est légèrement flexueux et l'appendice du Q, sinueux, descend sous la ligne et se poursuit jusque sous le F. H. des lettres : l. 1 : 5,3 ; l. 2 : 4 à 4,2 (V : 2,1 ; I : 5) ; l. 3 : 3,3 à 3,5 (V : 3) l. 4 : 2,7 à 3. l. 5 : 2,4 à 2,7. DECOR Une patère orne la face latérale gauche du corps. Elle est constituée d'un cercle épais et plat, entourant un petit dôme percé qui forme un ombilic au centre. La face latérale droite du corps est décorée d'un vase à libation. Sa panse est de forme hémisphérique, l'anse, au coude sinueux, vient se fixer au niveau de l'épaulement. Le col est long et étroit, et le bec, triangulaire, est légèrement creusé pour figurer une vue de dessus. COMMENTAIRE Q. Fufius Germanus, comme sur les deux autres dédicants qui ont offert un autel au dieu Six Arbres, possédait les tria nomina, témoignage de sa citoyenneté romaine. Son gentilice, fréquent en Italie, à Rome et en Afrique, n'est que rarement attesté dans les provinces gauloises. En Aquitaine méridionale, le seul autre exemple est un Q. Fufius Spectatus, qui avait offert, dans le sanctuaire de la carrière de Rapp à Saint-Béat, une dédicace au dieu Erriape. Malgré la fragilité des données disponibles, on ne peut exclure l'hypothèse de membres d'une même gens, peut-être d'origine italienne, par filiation ou affranchissement, possédant des intérêts dans l'exploitation des ressources naturelles. Quoique largement répandu, le cognomen Germanus est bien attesté en Afrique et dans les provinces gauloises. Sur la nature de la divinité (ici au datif pluriel), voir la notice n° 11. (Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008)
Sujet représenté
(patère, vase à libation)
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Autel votif dédié au dieu Six Arbres » est conservée au musée Saint-Raymond. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : archéologie, épigraphie, romain, sculpture, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre (taillé, gravé). Sa période de création est identifiée comme : 2e moitié 1er siècle;2e moitié 3e siècle.
Le musée conservateur
Le musée Saint-Raymond conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
Autel votif dédié au dieu Six Arbres est une pièce de archéologie, épigraphie, romain, sculpture, croyances - coutumes, au musée Saint-Raymond. Cette pièce est en marbre (taillé, gravé). Format : Hauteur en cm 66,6 ; Largeur base en cm 39,2 ; Largeur corps en cm 29 ; Profondeur base en cm 28 ; Profondeur corps en cm 17,5. Le sujet de cette oeuvre : (patère, vase à libation). Cette pièce remonte à la 2e moitié 1er siècle;2e moitié 3e siècle.
Contexte de création
La création de Autel votif dédié au dieu Six Arbres par s'inscrit dans le climat culturel et intellectuel de la 2e moitié 1er siècle;2e moitié 3e siècle. Conservée au musée Saint-Raymond, cette œuvre porte en elle les empreintes d'un moment charnière de l'histoire de l'art, où les artistes explorent de nouvelles formes d'expression et repoussent les limites de leur pratique.
Voir aussi
Technique
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Questions fréquentes
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