Préparation de votre contenu personnalisé

Autel votif dédié à la déesse Lahe par une congrégation
Cliquer pour agrandir

Autel votif dédié à la déesse Lahe par une congrégation

Description

L'autel a été très soigneusement poli sur toutes les faces, la face antérieure présente néanmoins un toucher un peu plus rugueux que les faces postérieure et latérales, très lisses. Quelques traces de ciseau sont visibles par endroits sous le couronnement, notamment sur la face postérieure. Base Les arêtes de la base sont légèrement érodées. La face antérieure est décorée de deux caissons, les faces latérales d'un seul et la face postérieure n'est pas décorée. Sous la base a été creusée une excavation profonde (prof. maximale 19,5 cm), de section carrée dans sa partie supérieure (13,6 cm de côté, prof. : 3,2 cm), en forme de cuve arrondie ensuite (diamètre : 11,3 cm à l'ouverture). L'ouverture carrée était close par une petite porte, comme en témoignent l'aménagement, sur un des côtés, de deux trous (prof. : environ 9 mm), destinés à accueillir les extrémités d'une charnière, et, sur le côté opposé, d'une mortaise (5,7 cm de long), permettant de bloquer la porte à l'aide d'un tenon inséré dans la mortaise et débordant sur la porte. Au fond de la cuve était percé un conduit qui débouchait à la base du corps sous l'inscription. Deux trous de fixation, dans lesquels subsistent des restes de tiges métalliques, encadraient la cuve centrale. Modénature : rainure d'onglet, ovolo renversé, listel plat, doucine renversée, filet renversé sur les quatre faces. Corps Une fente de 3,7 cm de large, taillée contre le cadre au bas de l'inscription, communique par le biais d'un conduit avec la cuve creusée sous la base de l'autel. Couronnement - Corniche : les angles de la face antérieure sont érodés, la face postérieure de la corniche est très abîmée. Modénature : filet droit, doucine droite, bandeau renversé sur les quatre faces. - Coussin : le coussin se compose d'un bandeau d'attique plus large que haut, encadré à ses extrémités de deux pulvilli cylindriques en forme de balustres accolés, serrés en leur centre par une ceinture. Il est orné, sur les faces antérieure et postérieure, d'un fastigium atrophié, très érodé sur la face postérieure. La face supérieure du coussin est plane. Les pulvilli, très bien conservés, sont nettement séparés du bandeau d'attique sur les faces latérales, et décorés de fleurons à quatre pétales sur la face antérieure. Une rainure d'onglet souligne le haut du couronnement et relie les deux fleurons. Deux trous de fixation, percés dans la face antérieure du coussin, ont été rebouchés avec du plâtre. ÉPIGRAPHIE Le champ épigraphique est délimité par un cadre mouluré. Les lettres centrales des lignes 3 et 4 ont été endommagées par l'écoulement des eaux et les concrétions qu'il avait produites. Lahe / deae / consa/crani. À la déesse Lahe, les membres de la congrégation. Ordinatio et paléographie La mise en page est médiocre, malgré un champ épigraphique bien délimité et suffisamment grand pour accueillir le texte. Ce dernier n'est aligné ni à gauche, ni à droite, et l'espace entre les lignes 3 et 4 est très réduit par rapport aux autres interlignes. La gravure est profonde, les lettres sont régulières et bien formées, et leurs empattements sont bien marqués. H. des lettres : l. 1 : 4,8 ; l. 2 : 4,8 à 5 ; l. 3 : 4,3 ; l. 4 : 4. DECOR La face latérale gauche est ornée d'un praefericulum. Le cercle qui le compose est épais et plat, l'ombilic central, formé d'un mamelon creusé au centre, est bien marqué. Son manche, allongé, est orienté vers le bas. Il est décoré de deux stries verticales et se termine par une tête de bélier stylisée aux contours assez arrondis. Un vase à libation est sculpté en relief sur la face latérale droite. Sa panse, globulaire, est décorée de trois godrons accolés. L'anse, terminée par un enroulement de chaque côté, est fixée sur le vase au niveau de son épaulement. Le poucier, triangulaire et très marqué, est représenté curieusement sur le bord du vase, et non sur l'anse. L'embouchure du vase, qui est représentée selon une perspective mal maîtrisée par une vue de dessus, forme une double boucle. Le pied du vase est composé d'une boule, accolée à un croissant inférieur figurant un évidement. La face postérieure est décorée d'une fleur à six pétales, entourée d'une couronne de chêne liée, à lemnisques, sculptée en fort relief et très bien conservée. Une fleur à quatre pétales orne son sommet. COMMENTAIRE La déesse Lahe est connue par cinq autels, tous issus de la haute vallée de la Louge, entre Alan et Marignac-Laspeyres, au sud-ouest, et Castelnau-Picampeau, au nord-est, localités distantes seulement d'une dizaine de kilomètres. Sur la déclinaison éventuelle du théonyme, voir l'autel n° 3. R. Lizop en faisait, à la suite de R. Vié, une déesse des eaux, hypothèse sans fondement . Le mot consacrani désigne un groupe de dédicants qui pratiquaient ensemble le culte d'une divinité. Le terme se rencontre rarement, et exclusivement dans les provinces des Gaules : sur une inscription vue à Toulouse aux XVIe-XVIIe siècles, mais probablement d'origine pyrénéenne, sur une inscription de Saint-Laurent-de-Trèves chez les Gabales, et sur une dédicace de Germanie inférieure . Ce genre d'association religieuse est généralement désigné par les termes collegium ou cultores, plus rarement par les termes corpus/corporati ou contubernium. P. Rivalz, lors de la récupération de l'autel, signalait qu'il était réutilisé en bénitier. J. Sacaze proposait un remploi en tronc d'église, considérant le conduit comme l'orifice du tronc. Le creusement et les concrétions sur la face antérieure du corps, produits par l'écoulement de l'eau, confirment la réutilisation en bénitier, auquel le conduit servait d'évacuation. Les aménagements pratiqués autour de l'ouverture, sous la base, destinés à une porte, montrent que la cuve du bénitier était fermée. Les trous de fixation identifiés à la base et dans le coussin servaient à sceller l'autel en position verticale sur un mur, base vers le haut et couronnement vers le bas. Les tiges de fixation du coussin, perpendiculaires au mur d'appui, devaient y être enfoncées directement ; celles de la face inférieure de la base, parallèles au mur, devaient être coudées à angle droit pour y être scellées. La face antérieure du bénitier ainsi installé était la face postérieure de l'autel antique, décorée d'une couronne. Le conduit d'évacuation devait être accessible entre le mur et la paroi de l'autel-bénitier. Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008. ; Autel votif épigraphe complet. Corniche et base moulurées sur quatre côtés. Couronnement à balustres dont les volutes sont décorées quartefeuilles. Partie supérieure du coussin soulignée d'une rainure d'onglet. La base est ornée de deux caissons rectangulaires à moulures sur la face principale et d'un caisson rectangulaire à moulure sur chaque face latérale. Les latéraux sont sculptés : à droite, guttus à bec trilobé, panse godronnée et anse à volutes ; à gauche, patère à ombilic et à manche décoré de volutes orienté vers le bas. La face postérieure est sculptée d'une couronne de chêne liée avec fleur au centre. Le champ épigraphique est délimité par un encadrement mouluré. Quatre lignes d'inscription en caractères réguliers, mais très abîmés dans la partie centrale; hauteur des lettres : de 4 à 5 cm. Selon E. Roschach (catalogue de 1865) : "ce monument avait été transformé en bénitier dans l'église de Castelnau". Effectivement, le dessous de l'autel est creusé et un petit canal d'environ 4cm de large a été percé dans la partie inférieure de l'inscription. Claudine Jacquet (26/01/06)

Sujet représenté

(fleuron, bélier, praefericulum, vase à libation, fleur, couronne de chêne)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Autel votif dédié à la déesse Lahe par une congrégation » est conservée au musée Saint-Raymond. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre. Sa période de création est identifiée comme : 4e siècle.

Le musée conservateur

Le musée Saint-Raymond conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

L'oeuvre intitulée Autel votif dédié à la déesse Lahe par une congrégation et se trouve au musée Saint-Raymond. Cette pièce est en marbre. Elle mesure Hauteur en cm 73,9 ; Largeur base en cm 36,4 ; Largeur corps en cm 29 ; Profondeur base en cm 27,2 ; Profondeur corps en cm 20. Sujet représenté : (fleuron, bélier, praefericulum, vase à libation, fleur, couronne de chêne). Cette pièce remonte à la 4e siècle.

Contexte de création

Quand entreprend la réalisation de Autel votif dédié à la déesse Lahe par une congrégation, la 4e siècle bat son plein et redéfinit les codes de la création. Cette œuvre, aujourd'hui au musée Saint-Raymond, porte la marque indélébile de son époque, témoignant des tensions créatrices et des aspirations qui animent alors les milieux artistiques.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Autel votif dédié à la déesse Lahe par une congrégation » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

Les droits d'utilisation des images dépendent de l'œuvre, de l'artiste et du musée. Si l'auteur est décédé depuis plus de 70 ans, l'œuvre est dans le domaine public en France. Les données textuelles (titre, technique, dimensions) sont sous Licence Ouverte et réutilisables librement.

La fiche de l'œuvre contient les informations de la base Joconde : titre, auteur, technique et matériaux utilisés, dimensions, période de création, domaine artistique, numéro d'inventaire, musée conservateur et, quand elle est disponible, une image numérisée.

Utilisez la page de contact de DellArte pour nous signaler l'erreur. Les données étant issues de la base Joconde, les corrections majeures (attribution, datation, technique) doivent être signalées au ministère de la Culture via data.culture.gouv.fr.

La base Joconde recense plus de 700 000 notices d'œuvres. Utilisez la barre de recherche pour trouver des œuvres du même artiste, de la même technique ou de la même période. Chaque fiche de musée donne accès à l'ensemble de ses collections numérisées.

La résolution de l'image dépend du programme de numérisation du musée conservateur. Certains musées proposent des images en haute résolution via leurs propres plateformes numériques. L'image affichée sur DellArte provient de la base Joconde dans sa résolution de diffusion.

Les boutiques des musées proposent souvent des reproductions de leurs œuvres principales (cartes postales, affiches, livres d'art). Pour les œuvres du domaine public, des services comme la RMN-Grand Palais (photo.rmn.fr) commercialisent des reproductions photographiques professionnelles.