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Autel votif dédié à Jupiter Très Bon Très Grand par Sabinianus
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Autel votif dédié à Jupiter Très Bon Très Grand par Sabinianus

Description

Toutes les faces de l'autel ont été polies, plus grossièrement pour la face postérieure qui présente encore des traces d'outil. Base Une large cavité en forme de vasque (19 x 25 cm max., prof. 4 cm environ) a été creusée sous la base, elle communique avec le canal creusé le long de la face latérale droite. Modénature : rainure d'onglet, ovolo renversé, listel plat, doucine renversée sur les faces antérieure et latérales ; chanfrein renversé sur la face postérieure. Corps Un canal, large et profond (l. et prof. de 3 cm), a été creusé verticalement, lors d'un remploi, dans la face latérale droite, sur toute la hauteur conservée du monument. Couronnement Le couronnement a été arasé au niveau de la corniche. Le canal creusé sur la face latérale droite du corps se poursuit sur la corniche et la face supérieure du coussin, au centre duquel il s'élargit légèrement. - Corniche : la corniche est interrompue par le canal de remploi sur la face latérale droite, elle est très fragmentaire sur la face latérale gauche. Le bandeau est endommagé sur les faces antérieure et postérieure, et tous les angles sont brisés. Modénature : feuillure droite, doucine droite, bandeau renversé sur les faces latérales et antérieure ; chanfrein droit, bandeau renversé sur la face postérieure. ÉPIGRAPHIE Le champ épigraphique, non délimité, occupe toute la face antérieure de l'autel. L'usure des arêtes du corps a entamé ses bords latéraux, mais trois lettres seulement ont été légèrement abîmées. I(oui) O(ptimo) M(aximo), / Sabini/anus ser(uus) ac/tor Paulin/iani 'n(epo)t'is, / u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). À Jupiter Très Bon Très Grand, Sabinianus, esclave et régisseur de Paulinianus le petit-fils, s'est acquitté de son vœu de bon gré et avec une juste reconnaissance. Ordinatio et paléographie La mise en page est grossière. Seules les lignes 2, 3 et 4 sont bien alignées à gauche, la hauteur des interlignes et l'espacement des lettres sont très inégaux (en particulier à la ligne 2). Trois mots ont subi une césure, dont deux au milieu d'une syllabe. La gravure est également maladroite. La largeur des lettres est irrégulière (les M sont particulièrement larges), la panse inférieure du B est plus petite que la panse supérieure, et les A ne possèdent pas de barre transversale. H. des lettres : l. 1 et 2 : 4,5 ; l. 3 : 4,5 (1er S : 4 ; C : 3) ; l. 4 : 4,5 (O : 4) ; l. 5 : 4,5 (N et T ligaturés : 4,9) ; l. 6 : 3,4. DECOR Une patère, qui se compose d'un simple cercle en relief, peu épais, et d'un ombilic, formé d'un petit mamelon central, est conservée sur la face latérale gauche. Sur la face latérale droite, le canal vertical creusé lors du remploi a scindé le vase en deux, faisant disparaître sa partie centrale. Seuls deux fragments latéraux de la panse et l'anse ont été conservés, le goulot et le pied du vase ont entièrement disparu. La panse, globulaire, devait être décorée de quatre godrons, d'après la forme du seul conservé à droite, similaire aux godrons du vase n° 141. L'anse, à poucier, se termine par un enroulement très marqué. COMMENTAIRE L'inscription est dédiée au dieu romain de la triade capitoline, Jupiter Très Bon et Très Grand, par un esclave occupant, dans un des domaines de son maître, la position de régisseur, illustration de la confiance que le maître plaçait en lui. Le maître n'est désigné que par son surnom, Paulinianus, suivi d'une abréviation dont la résolution pose problème et pour laquelle J. Sacaze et O. Hirschfeld dans le CIL proposaient de restituer 'NT' en n(os)t(ri) . Le cognomen du maître, Paulinianus, qui n'est pas particulièrement commun , invite à rattacher celui-ci à la gens des Lucii Pompeii Pauliniani, identifiée deux autres fois à Saint-Pé-d'Ardet, une fois à Ardiège, en Haute-Garonne, une fois à Gésa, dans le Val d'Aran, et sans doute également à Ferrère, dans les Hautes Pyrénées . Sur une dédicace à Idiatte découverte en remploi, et conservée au même endroit, dans l'église St-Pierre de Saint-Pé-d'Ardet, le nom de L. Pompeius Paulinianus est encore suivi de deux lettres ligaturées,'NE' et d'un fragment de haste, peut-être un P comme le conjecturait P. Wuilleumier . La restitution de n(oster) n'est, de toute façon, pas envisageable sur cette dernière dédicace, dont L. Pompeius Paulinianus était l'auteur et qui ne pouvait donc se qualifier lui-même de noster. Il faut donc renoncer à l'hypothèse de J. Sacaze et de O. Hirschfeld et songer, sur la dédicace de Sabinianus, à n(epo)t(is), qui ferait de L. Pompeius Paulinianus, comme sur l'autel à Idiatte, la troisième génération de la gens. Un second cognomen abrégé, qui servirait à identifier individuellement le personnage dans la lignée des Lucii Pompeii Pauliniani, est à exclure, car ce surnom identifiant n'aurait pas été abrégé . La vasque creusée dans la base, au fond de laquelle s'observent des concrétions, devait être alimentée en eau par une canalisation qui sortait de terre au niveau du milieu du coussin, puis remontait le long de la face latérale droite de l'autel. L'autel, à une époque indéterminée, devait être planté à l'envers et réutilisé en fontaine. Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008. ; Autel votif épigraphe incomplet (couronnement arasé, base tronquée). Une rigole prenant naissance sur le sommet de l'autel (peut-être à partir d'un foculus de 5 cm de diamètre) est creusée sur toute la hauteur du latéral droit, sur 4 cm de large. Base et corniche (très lacunaire) moulurées sur trois faces. Les latéraux sont sculptés, à droite, d'un guttus à godrons et anse à volutes (très mutilé), à gauche, d'une patère sans manche a ombilic. L'inscription couvre la face principale. Les caractères sont irréguliers (4 cm de haut en moyenne). Les A n'ont pas de barre transversale. Claudine Jacquet

Sujet représenté

(patère, vase)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Autel votif dédié à Jupiter Très Bon Très Grand par Sabinianus » est conservée au musée Saint-Raymond. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : marbre. Sa période de création est identifiée comme : 1er siècle;4e siècle.

Le musée conservateur

« Autel votif dédié à Jupiter Très Bon Très Grand par Sabinianus » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Autel votif dédié à Jupiter Très Bon Très Grand par Sabinianus est une oeuvre de archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes, visible au musée Saint-Raymond. Le procédé technique employé est marbre. Elle mesure Hauteur en cm 53,8 ; Largeur base en cm 33 ; Largeur corps en cm 26,9 ; Profondeur base en cm 24 ; Profondeur corps en cm 18,5. On y reconnaît : (patère, vase). Sa période de création est la 1er siècle;4e siècle.

Contexte de création

Autel votif dédié à Jupiter Très Bon Très Grand par Sabinianus est le produit de la rencontre entre le talent de et les aspirations de la 1er siècle;4e siècle. Abritée au musée Saint-Raymond, cette œuvre cristallise les questionnements artistiques propres à une époque qui voit naître de nouvelles formes d'expression et de nouveaux rapports à la création.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Autel votif dédié à Jupiter Très Bon Très Grand par Sabinianus » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

L'œuvre fait partie des collections d'un musée labellisé « Musée de France ». Contactez le musée conservateur pour vérifier si l'œuvre est actuellement exposée dans les salles ou conservée en réserve. Les horaires d'ouverture et les tarifs sont disponibles sur le site officiel du musée.

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