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Aphrodite à la fontaine
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Aphrodite à la fontaine

Description

Matière : argile rose orangé ; engobe blanc Technique : moulage bivalve ; retouches à main libre ; engobé ; autrefois peint (?). Une empreinte digitale est visible sur la cuisse droite ; Au VIIIe siècle av. J.-C., Hésiode est le premier à mentionner la naissance d’Aphrodite dans la Théogonie : dans le mythe, Cronos mutile son père Ouranos afin de le détacher de sa mère Gaïa, et jette son sexe coupé dans les vagues du Pontos ; de ce membre jaillit plus tard une écume d’où naît une jeune fille, portée de Cythère à Chypre, d’une grande beauté et capable de faire fleurir le sol sous ses pieds. Elle est appelée Aphrodite, car elle est formée de l’écume des mers mais porte également d’autres noms comme Cythérée, Cyprigénie ou encore Philomédée89. C’est de ce mythe que lui vient le surnom d’anadyomène, du verbe ἀναδύομαι qui signifie « sortir de la mer », dont la représentation a connu un grand succès à partir de l’époque hellénistique. L’iconographie traditionnelle donne à voir la déesse nue sortant des eaux, retenant sa chevelure dénouée d’une main et un pan de drapé ou un objet de l’autre main, qui peut être un miroir-boîte, ou encore une patère à ombilic. Elle peut être représentée seule ou accompagnée par un animal, ou encore auprès d’une fontaine. L’œuvre du Musée des Pêcheries en est vraisemblablement un exemple. Dans la statuaire grecque, dont les rapports avec la coroplathie sont connus, le type est élaboré au IIIe siècle av. J.-C. par le sculpteur Doidalsès de Bithynie et montre la déesse accroupie tenant sa chevelure. Il connaît un grand succès durant toute la période romaine et se rencontre dans le décor des jardins et des nymphées. Le type de notre figurine diffère car la déesse est debout, mais il est possible que sa réalisation soit destinée à des lieux similaires ; elle est à côté d’une fontaine ornée de ce qui semble être un masque de théâtre d'où jaillit de l'eau. La femme nue, de face, se tient la jambe droite avancée et la gauche tendue, toutes deux cassées au genou ; une empreinte digitale est visible sur la cuisse droite. La main droite est ramenée vers le visage, tandis que l’autre tient un objet circulaire, un miroir ou une phiale. Coiffée d’un chignon et de mèches tombant sur les épaules, elle a un visage serein. Réalisée avec un moule bivalve, la figurine a été travaillée uniquement sur la face avant, tandis que l’arrière irrégulier est percé d’un trou d’évent. À partir de l’époque hellénistique, les figurines d’Aphrodite se multiplient, se répandent et se rencontrent à travers toute la Méditerranée, ce qui va de pair avec la diffusion du culte de la déesse, assimilée à des déesses locales des régions conquises dans la suite d’Alexandre le Grand puis de la conquête romaine, telles que l’Asie Mineure, l’Égypte, l’Afrique du Nord, qui ont livré des témoignages abondants et diversifiés. Après la conquête de la Gaule par César au milieu du Ier siècle av. J.-C., la religion romaine se diffuse encore et les dieux indigènes continuent d’être vénérés mais sous le nom romain des divinités auxquelles ils sont assimilés du fait de caractéristiques communes. Les statuettes de Vénus sont alors très répandues et associées au culte de la fertilité et elles revêtent le plus souvent la forme de l’anadyomène. Il ne nous a pas été possible d’identifier la provenance de l’œuvre conservée au Musée de Fécamp, ou de préciser sa datation, car elle reste singulière et sans parallèle pertinent. Cependant force est de constater qu’elle illustre un sujet révélateur d’une koinè méditerranéenne. La représentation de la déesse a en effet connu un tel succès qu’elle est immédiatement reconnaissable, même lorsqu’elle possède des caractéristiques iconographiques inédites. Sans tenir compte des nombreuses concrétions qui compliquent son identification, son usure générale peut être liée à la pratique du surmoulage, très répandue à l’époque romaine. Margot Tomi (M.T.)

À propos de cette œuvre

L'œuvre intitulée « Aphrodite à la fontaine » est conservée au Les Pêcheries, musée de Fécamp. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.

Technique et matériaux

Cette œuvre relève du domaine : archéologie, céramique. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : argile (engobe, moulage, peinture).

Le musée conservateur

« Aphrodite à la fontaine » est conservée au Les Pêcheries, musée de Fécamp, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.

Sources des données

Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).

À propos de cette œuvre

Le Les Pêcheries, musée de Fécamp conserve Aphrodite à la fontaine. Le procédé technique employé est argile (engobe, moulage, peinture). Ses dimensions sont Hauteur en mm 132 ; largeur en mm 61 ; Profondeur en mm 35 ; Trou d'évent 21 x 16.

Contexte de création

La genèse de Aphrodite à la fontaine par est indissociable de l'atmosphère culturelle de la , moment de grands changements dans l'histoire de l'art. Conservée au Les Pêcheries, musée de Fécamp, cette œuvre renferme les échos d'un monde en pleine transformation, où les artistes cherchent de nouvelles manières de représenter la réalité.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

L'œuvre « Aphrodite à la fontaine » est conservée au Les Pêcheries, musée de Fécamp, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.

Cette œuvre est attribuée à d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.

Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.

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