Œuvre sans titre
Description
Ours en peluche portant un collier de cuir sur support à 4 roulettes en bois.
Sujet représenté
représentation animalière (ours)
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Cette œuvre », attribuée à PINTEL (fabricant, attribué à), est conservée au musée du jouet. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : jeux - jouets. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : matériau d'origine synthétique, paille, matière plastique, métal, cuir, bois (assemblé, soudé, cousu, bourré). Sa période de création est identifiée comme : 2e quart 20e siècle;1ère moitié 20e siècle.
Le musée conservateur
Le musée du jouet conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
Le procédé technique employé est matériau d'origine synthétique, paille, matière plastique, métal, cuir, bois (assemblé, soudé, cousu, bourré). Elle mesure L. 37 cm ; H. 29 cm ; P. 19 cm ; VOLUM. 0,0204. Le sujet représenté est : représentation animalière (ours). Cette réalisation date de la 2e quart 20e siècle;1ère moitié 20e siècle. Complément d'information : Pintel, 1911-1976 : Marcel Pintel est le créateur du premier ours en peluche français. Il propose en effet dès 1911 un ours mécanique, sous la forme d'un clown culbuteur. D'autres modèles mécaniques seront fabriqués par la suite, en général en métal recouvert de feutre jusqu'après la guerre. Deux ans plus tard, Marcel Pintel introduit la confection de jouets bourrés (animaux, poupées..) dans l'entreprise de son père, sise à Paris. La production se maintiendra pendant la première guerre mondiale, mais à plus faible niveau. Sous l'impulsion de Marcel Pintel, l'ours en mohair voit le jour en 1919. Comme fréquemment sur les ours français, les extrémités des articulations sont visibles sur le haut des membres. L'engouement est tel que Pintel est obligé d'utiliser des sous-traitants (par exemple Thiennot). Il semble que Marcel Pintel ait été président du Syndicat National des Fabricants de Jeux et Jouets. C'est un de ses collaborateurs, M. Cyrille Bonnet, qui lui succéde, probablement en 1922. En 1925, Pintel présente une scène de cirque surplombée par un ours sur une balançoire à l'exposition des Arts Décoratifs. Cette même année, l'arrivée d'un nouveau designer entraîne un changement dans le style des ours. La tête devient plus grande, de même que les yeux et les oreilles. Le museau, séparé, est coupé dans un mohair rasé. De 1927 à 1930, Pintel produit également des modèles à quatre pattes, montés sur roues. Ils sont en général en feutre, bourrés de paille de bois. Mais, introduit en France en 1930, le kapok est utilisé de plus en plus souvent pour les ours en peluche, en concurrence avec la paille de bois. Cette 'ouate' naturelle donne plus de souplesse et de légèreté aux ours en peluche. Ce matériau fut en particulier utilisé pour rembourrer les modèles en soie tissée serré qui furent produits seulement pendant une courte période en raison de leur prix élevé. La production chez Pintel est très importante, de l'ordre de 100 000 douzaines de jouets par an, selon les termes de l'époque. Au début de la seconde guerre mondiale, la firme fonctionne presque normalement, si ce n'est que la peluche de rayonne remplace le molleton pour les jouets bon marché, la laine et le mohair restant reservés au haut-de-gamme. Un catalogue est même édité en janvier 1940, qui reprend surtout les modèles d'avant-guerre. Malgré la mort de Marcel Pintel, elle continue son activité après la fin de la guerre, avec les matériaux disponibles (couvertures de laine, velours, par exemple). Certains détails changent dans les années cinquante. Par exemple, les ours Pintel ont souvent des oreilles doublées d'un mohair plus clair. C'est là une caractéristique fréquente parmi les ours français. Pintel était également très connu pour fabriquer des peluches d'après les personnages des émissions pour enfants. Dans les années 60, Pintel a par ailleurs produit des habits sur-mesure pour les ours afin de leur offrir de véritables trousseaux. Notons encore la présence d'autres animaux que les ours, comme ce tigre de 1961, dans la collection du fabricant. En 1969, l'entreprise adopte l'Orlon américain (qui deviendra en France le Crylor) pour ses peluches, afin d'améliorer l'entretien et la sécurité. Pendant toutes ces années, les modèles évoluent beaucoup et s'éloignent du type traditionnel. Les ours des années 70, avec leurs grosses têtes rondes, leur petit museau et leur aspect plus humoristique n'ont plus guère à voir avec leurs prédécesseurs. En 1973, l'entreprise, située non loin de la Place de la Nation (Avenue du Trône), est rachetée et la production est totalement abandonnée. La marque continue à être utilisée, mais il s'agit maintenant d'un grossiste en jouets, qui est installé rue de l'Eglantine.
Contexte de création
de PINTEL (fabricant, attribué à) voit le jour dans le contexte bouillonnant de la 2e quart 20e siècle;1ère moitié 20e siècle, une époque de profondes transformations artistiques et culturelles. Aujourd'hui conservée au musée du jouet, cette œuvre reflète les aspirations et les questionnements esthétiques de son temps. L'artiste puise dans l'effervescence créatrice de son époque les ressources nécessaires pour forger une œuvre qui dialogue avec les courants dominants tout en affirmant une voix personnelle.
Voir aussi
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Œuvre sans titre » est conservée au musée du jouet, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à PINTEL (fabricant, attribué à) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.
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