Œuvre sans titre
Description
Boîte à thé en porcelaine de forme quadrangulaire décorée de deux frises de fleurettes avec réserves montrant lotus et asters au niveau du pied et de l’épaule. Dans des réserves sur la pans se développement des gerbes de fleurs, chrysanthèmes, asters et lotus, en bleu de cobalt sur fond blanc. ; Les premiers décors sur porcelaine à l’oxyde de cobalt ont été développés en Chine à partir de l’époque des Yuan (1279-1368). A priori, leur origine serait persane ; des fouilles sur le site des fours de Jingdezhen ont en effet permis de faire émerger des tessons avec des décors au bleu de cobalt tracés avec un calame et présentant des versets arabes (voir les recherches de Zhao Bing au CNRS). On a ainsi dans les fours de Jingdezhen, au sud de la Chine, une synthèse entre une technique d’origine étrangère et des formes chinoises, résultat de la dynamique des échanges commerciaux sous les Yuan, qui instaurent une forme de Pax Mongolica. Un grand plat à décor d’arabesques au musée national de la Céramique de Sèvres permet d’illustrer l’influence des motifs textiles et lustres métalliques du Moyen-Orient sur les premiers décors à l’oxyde de cobalt en Chine. Le pigment de cobalt a été privilégié par rapport au rouge de cuivre par exemple grâce à sa capacité à ne pas s’altérer pendant les cuissons à forte température nécessaires pour les porcelaines (1350°C). Plusieurs périodes correspondent à des styles différents de décors bleu et blanc. Pour en citer quelques-unes : Le règne de l’empereur Xuande des Ming (1426-1435) pour des lavis subtils d’oxyde de cobalt très coûteux importé du Moyen-Orient sur une pâte très blanche à l’éclat bleuté. Le règne de Jiajing des Ming (1522-1566) avec un bleu violacé issu du mélange entre le cobalt d’exportation et le minerai local. Le style Kraak du règne de Wanli (1573-1619) caractérisé par un bleu sombre et un peu grisâtre utilisé dans des compositions très compartimentées de motifs géométriques denses. L’époque de Transition entre les Ming et les Qing (1618-1683) avec un bleu très lumineux appliqué sous une couverte transparente légèrement bleuté faisant ressortir la blancheur du corps.
Sujet représenté
élément végétal
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Cette œuvre », attribuée à Compagnie des Indes (commanditaire), est conservée au château musées. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : céramique, Asie orientale, arts décoratifs. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : porcelaine, oxyde de cobalt (décor sous couverte). Sa période de création est identifiée comme : 1ère moitié 18e siècle.
Le musée conservateur
Le château musées conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
Il s'agit d'une oeuvre en porcelaine, oxyde de cobalt (décor sous couverte). Format : L. 5 cm ; H. 10 cm ; l. 8 cm ; Vol. 0,0004. Le sujet de cette oeuvre : élément végétal. La création de cette oeuvre remonte à la 1ère moitié 18e siècle.
Contexte de création
C'est sous l'influence de la 1ère moitié 18e siècle que Compagnie des Indes (commanditaire) donne vie à . Aujourd'hui parmi les pièces les plus visitées du château musées, cette œuvre rappelle un chapitre fondamental de l'histoire artistique, celui d'une époque où la création se réinvente en permanence.
Voir aussi
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Œuvre sans titre » est conservée au château musées, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à Compagnie des Indes (commanditaire) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
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