Œuvre sans titre
École : France
Description
Sandale de femme en chevreau noir. Empeigne découpée et entièrement passepoilée de chevreau rose à partir d'une tige pleine. Brides passepoilées. Haut talon Louis XV recouvert décoré d'un motif de piqûres roses. intercalaire avant compensé recouvert de chevreau noir et rose. Semelage cuir. Pied gauche
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Cette œuvre », attribuée à Der Balian Sarkis (?-1996), est conservée au musée de la chaussure. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : costume - accessoires du costume. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : chevreau (passepoil), cuir. Sa période de création est identifiée comme : 2e quart 20e siècle.
Le musée conservateur
« Cette œuvre » est conservée au musée de la chaussure, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
Elle est réalisée avec la technique suivante : chevreau (passepoil), cuir. Ses dimensions sont L. 194 mm, l. 70 mm, H. 140 mm, Pds. 152 g. Elle a été créée durant la 2e quart 20e siècle. Détail à relever : Arménie, ? ; Paris, 1996/03/29 ; Arménien d'origine, Sarkis Der Balian, né au début du XXe siècle à Aïtab Cilicie de la petite Arménie, manifeste très tôt son intérêt pour la chaussure. Orphelin à l'âge de sept ans, il est accueilli par un bottier de sa région, sans enfant, qui voit en lui le fils tellement espéré. Petit à petit il le forme au métier tout en lui permettant d'aller à l'école. Il arrive en France le 7 mars 1929 pour exercer son art dans différents ateliers de bottiers parisiens. Vers 1934, il est engagé chez Enzel, bottier rue Saint Honoré, où il dirige une équipe de quarante ouvriers. Le célèbre Charles Ritz administre la maison et admire son travail. Pendant cette période il chausse Marie Curie, l'aviatrice Hélène Boucher, Mistinguett.. Ce sont pour lui de belles années de créations au sein de l'entreprise, complétées par une activité indépendante de modéliste qui lui permet de s'affirmer de manière plus personnelle. Il crée alors des modèles pour Max Bally, les usines Unic-Fenestrier à Romans, celles de Fougères et pour la maison Besson, petite fabrique parisienne de chaussures pour femme. Il assure aussi la mise au point technique de certains modèles réalisés pour les grands couturiers. En 1935, il fait le tour de l'Italie dont il retient la leçon du beau poussé jusqu'à la perfection. Les évènements de 1936 entraînent la fermeture de la maison Enzel. Son parcours le conduit alors à l'angle de la rue Rivoli et de la rue du Renard chez ' Cécile ', maison spécialisée dans la chaussure d'homme, de femme et d'enfant. Il y occupe la fonction de Directeur Technique. Il décline l'invitation de Delman qui lui propose, en 1939, de fabriquer des chaussures aux Etats-Unis. Cet homme attaché à sa patrie d'adoption, la France, s'installe rue de la Sourdière à Paris de 1943 à 1945. Le succès le pousse à déménager en 1947 dans un plus vaste magasin au 221 rue Saint Honoré. Il chausse au cours de sa longue carrière des personnalités aussi diverses que les peintres Salvator Dali, ou Dunoyer de Segonzac, le sculpteur Paul Belmondo, les acteurs Claude Dauphin, Gaby Morlet, Greta Garbo, Laurent Terzieff, le boxeur Georges Carpentier, des artistes comme Henri Salvador, Yehudi Menhin, les écrivains Jean Anouilh, Aragon et Elsa Triolet, l'aviateur Jean Mermoz.. Universellement connu, depuis 1930 il reçoit de nombreux prix et les plus hautes récompenses dans toutes les expositions nationales et internationales. Meilleur ouvrier de France en 1958, son mandat de conseiller technique de l'enseignement technique lui est renouvelé cinq fois par le Ministère de l'Education Nationale. Aidé par son épouse et sa fille Astrid, il maintient son activité jusqu'en 1995 et s'éteint le 29 mars 1996. Cependant ce virtuose de la botterie, épris d'absolu, nous interpelle encore, par la contemplation de son uvre conservée et visible, au Musée International de la Chaussure à Romans.
Contexte de création
Der Balian Sarkis (?-1996), immergé dans la 2e quart 20e siècle, livre avec une œuvre qui transcende son contexte de création tout en l'incarnant pleinement. Le musée de la chaussure a su préserver cette pièce dont la pertinence artistique traverse les siècles et continue de susciter l'intérêt des amateurs d'art.
Voir aussi
Technique
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Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Œuvre sans titre » est conservée au musée de la chaussure, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à Der Balian Sarkis (?-1996) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.
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