Œuvre sans titre
Description
Ivoire gravé. Argent. Cuivre ; Charnières en fil de cuivre, et crochets et axes de fixation en bronze. ; Boussole ou cadran de mer en ivoire richement gravé sur toutes les faces. Boîte quadrangulaire ; sur le dessus (face Ia) se trouve le cadran équinoxial double duo-décimal (deux fois XII), un cadran polaire gradué 8-12-4, et une première signature dans des parties réservées de la riche ornementation gravée qui décore cette face, également gravée. Le dessus de cette boite est probablement le plus riche que nous ayons. Il semble que le graveur y ait prodigué tout son savoir : les 12 heures répétées une fois (...) chiffres romains et un cercle formé de culots de fleurs l'entoure. Au centre, sont les deux sections de cercle opposées avec les chiffres à intervalles gradués : 8 9 10 11 12 / 1 2 3 4 A l'intérieur (face Ib), dans l'évidement du couvercle sont trois disques métalliques, cadran lunaire de diamètres inégaux se mouvant les uns sur les autres. Le premier orné d'un fleuron gravé percé sur le côté d'un trou circulaire, lequel tournant sur le second lui-même percé d'un autre trou circulaire, et gradué de 1 à 30 jours sur son pourtour, donne toutes les phases de la lune. Le troisième disque beaucoup plus grand contient trois divisions circulaires. La première en partant du centre porte les chiffres des heures 1 à 12 répétés. La deuxième division est (...) en regard des douze mois de 3 divisions : 10/20/30 ou 28 ou 31 selon la durée du mois. Le corps de la boite (face IIa) a l'aiguille aimantée posée sur un pivot. Au fond, au lieu de la rose des vents ordinaire est un papier imprimé donnant le tableau de 24 villes (Rome, Londres, Genève, Milan, Calais, Alger, Naples, Orléans, Marseille, Cologne, Ostende, Dole, Paris, Madrid, Nantes, Rouen, Venise, Lyon, Dieppe, Tours, La Rochelle, Reims, Hambourg, Amsterdam) avec leurs latitudes. Dieppe y est compris. Ce tableau quadrangulaire est entouré d'un cercle (....) avec les 90° répétés deux fois ; dans les intervalles, on a : Septentrion, Orient, Mydy, Occident. L'aiguille et les mouvements... existent. Le dessous (face IIb) est de même richement ornementé en gravure. Autour de la table des jours gravée sur le cadran métallique (argent) inférieur, on lit encore ceci : Fait par Charles Bloud A Dieppe. La gravure du couvercle se lit à l'envers par rapport à l'intérieur de la boite
Sujet représenté
mois,main
Inscriptions
signature (français),signature (français),inscription (français)
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Cette œuvre », attribuée à Bloud Charles (16..-16..?) (ivoirier), est conservée au château-musée. Référencée dans la base Joconde, cette œuvre participe au patrimoine artistique national conservé dans les musées labellisés.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : tabletterie, métrologie - instruments de mesure. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : ivoire (gravé), argent, acier, gravé, cuivre, fil de métal, bronze. Sa période de création est identifiée comme : 2e moitié 17e siècle.
Le musée conservateur
Le château-musée conserve cette œuvre dans ses collections. En tant que musée labellisé « Musée de France », l'établissement s'engage à préserver et à mettre en valeur les pièces qui lui sont confiées.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
La technique employée est : ivoire (gravé), argent, acier, gravé, cuivre, fil de métal, bronze. L'oeuvre présente les dimensions suivantes : L. mm 82 ; l. mm 72 ; Ep. mm 15. Le thème de l'oeuvre est : mois,main. La création de cette oeuvre remonte à la 2e moitié 17e siècle. Concernant cette pièce : Bloud : Actif à Dieppe dans la seconde moitié du 17e s. On lui connaît un cadran de boussole daté de 1653 (Harvard), et une autre de 1666 au Musée national maritime d'Israël à Haïfa. On sait aussi qu'il vivait encore à Dieppe en 1686. 9 boussoles + 1 disque calendrier à Dieppe. Pièces au British Museum de Londres dont certaines en écaille de tortue. D'autres au Musée d'instruments scientifiques de l'Université d'Harvard. Connu par de nombreux cadrans signés (ventes publiques). Pièces au BM de Londres, au Musée d'instruments scientifiques de l'Université d'Harvard (5 ex.), Musée Nat. de la Renaissance à Écouen (1 octogonale). Père ou frère de Gabriel et Jacques. Décors repoussé au fer de relieur, ' suppose un secret pour ramollir l'ivoire superficiellement et le ramollir ensuite '. Encore présent dans le rôle des protestants de Dieppe en 1686. Émigration entre 1686 et 1699 (plus de trace de lui à cette date). Marié à Marie GAUDIN, 2 enfants, Charles et Marie. A fait des cadrans équinoxiaux ou universels, azimutaux, et même un autre cylindre (bâton de berger ?) (Asseline, 1682).
Contexte de création
La 2e moitié 17e siècle offre à Bloud Charles (16..-16..?) (ivoirier) le terreau fertile pour concevoir . Cette œuvre, désormais joyau du château-musée, est le fruit d'un dialogue constant entre l'artiste et les idées de son siècle. Le contexte de création confère à la pièce une dimension historique qui enrichit considérablement sa lecture.
Voir aussi
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Œuvre sans titre » est conservée au château-musée, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à Bloud Charles (16..-16..?) (ivoirier) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
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