Œuvre sans titre
Description
Sur le rebord de la lèvre, rangée de petites languettes ; sur le col, guirlande de feuilles de laurier vers la gauche entre deux filets réservés ; sous la scène, frise de postes ; à la racine des anses latérales, rangée de petites languettes ; sous l’anse verticale, grande palmette flanquée de feuille et d’un rinceau végétal stylisé de chaque côté, avec volute et feuille. Sur la panse : femme debout, appuyée sur une colonne torse, jambes croisées. Elle tient un plat contenant un gâteau et une guirlande de fleurs de sa main gauche. Elle porte des bijoux et est coiffée d’un diadème. Face à elle, un jeune homme nu assis sur une draperie, couronné. Il tend une grosse fleur double à la jeune femme ; dans le champ, deux bandelettes et une fleur à six pétales ; deux lignes de points marquant le sol. Mathieu Scapin ; Hydrie de taille moyenne dont la lèvre moulurée déborde largement. Une rangée de languettes décore la tranche du col tandis qu'une guirlande de feuilles de laurier à gauche, ceinture le col entre deux filets, s'interrompant de part et d'autre de l'anse verticale. Un système décoratif de traits rayonnants entoure l'attache des anses latérales tandis qu'une grande palmette en éventail, partant de trois cercles concentriques, occupe tout l'espace arrière, encadrés de deux grands éléments floraux stylisés. Dans la partie inférieure du vase, une ligne de postes termine le décor. Scènes figurées : sur la gauche une jeune femme debout, nonchalamment appuyée sur une colonne torse, converse avec un jeune homme nu, assis face à elle. Elle semble lui offrir un plat contenant un gâteau de sa main gauche, d'où pend une guirlande de fleurs. Elle est vêtue du chiton, parée de bijoux et a les pieds chaussés. Un cécryphale retient ses cheveux rassemblés en chignon enrubanné, tandis qu'un diadème orne sa tête. De sa main droite elle joue avec sa ceinture ; sa jambe droite fléchie est croisée sur la gauche, dans une position de détente. Le jeune homme porte une couronne dans les cheveux et tend à sa compagne une grosse fleur double. Il est assis sur son himation roulé sous lui. Dans le champ, derrière elle, une fleu, derrière lui ainsi qu'au-dessus d'eux, une bandelette. Une ligne de pointillés marque le sol sous le personnage masculin et son manteau. L'hydrie n'est pas seulement le vase qui sert à transporter l'eau. Elle a aussi un rôle funéraire certain, pour le défunt lui-même qui doit boire l'eau du Lac de Mnémosyne ou du Léthé (fleuve des Enfers). On la place en offrande soit sur la tombe, sur une colonne, soit dans la tombe. Aussi la scène représentée, même si elle n'est pas, ici, clairement funéraire, a certainement un rapport avec l'au-delà et/ou le culte des morts. Cette scène, très courante donc, est caractéristique des productions mineures de l'atelier du Darius and Underworld Painters d'où les hydries sont sorties en grand nombre. Mais cette production en masse n'est pas, semble-t-il, le fait des grands maîtres mais de nombreux peintres qui travaillent là. Bien qu'appartenant au later plain style (style simple tardif) tant par le sujet que par la technique, la multiplication des rehauts et surtout des ornementations secondaires dénote l'influence du style orné. E.Ugaglia
Sujet représenté
(languette, laurier, poste, palmette, rinceau, volute, femme, gâteau, guirlande de fleurs, bijou, diadème, jeune homme, couronne, fleur)
À propos de cette œuvre
L'œuvre intitulée « Cette œuvre », attribuée à PEINTRE DE DARIUS (entourage);PEINTRE DES ENFERS (entourage), est conservée au musée Saint-Raymond. Cette pièce figure dans la base Joconde du ministère de la Culture, qui recense les œuvres des musées de France.
Technique et matériaux
Cette œuvre relève du domaine : archéologie, céramique, grec. Elle a été réalisée avec les matériaux et techniques suivants : terre cuite (rehaut jaune, vernis noir). Sa période de création est identifiée comme : 3e quart 4e siècle av JC;4e quart 4e siècle av JC;2e moitié 4e siècle av JC.
Le musée conservateur
« Cette œuvre » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit que les collections font l'objet d'une gestion rigoureuse en matière de conservation, d'inventaire et d'accessibilité au public.
Sources des données
Les informations relatives à cette œuvre proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
À propos de cette œuvre
L'oeuvre a été exécutée en terre cuite (rehaut jaune, vernis noir). Dimensions de l'oeuvre : Hauteur en cm 34,2 ; Diamètre panse en cm 20,6 ; Diamètre lèvre en cm 14,2 ; Diamètre pied en cm 11,2 ; Largeur anse en cm 25,4. Sujet représenté : (languette, laurier, poste, palmette, rinceau, volute, femme, gâteau, guirlande de fleurs, bijou, diadème, jeune homme, couronne, fleur). La création de cette oeuvre remonte à la 3e quart 4e siècle av JC;4e quart 4e siècle av JC;2e moitié 4e siècle av JC.
Contexte de création
La création de s'inscrit dans un moment charnière de la 3e quart 4e siècle av JC;4e quart 4e siècle av JC;2e moitié 4e siècle av JC. PEINTRE DE DARIUS (entourage);PEINTRE DES ENFERS (entourage) y répond aux interrogations de son temps avec une acuité remarquable, produisant une œuvre dont le musée Saint-Raymond assure aujourd'hui la conservation et la diffusion auprès du public. Le contexte de création enrichit la compréhension de cette pièce majeure.
Voir aussi
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
L'œuvre « Œuvre sans titre » est conservée au musée Saint-Raymond, un établissement portant le label « Musée de France ». Ce label garantit la qualité de conservation des collections et leur accessibilité au public.
Cette œuvre est attribuée à PEINTRE DE DARIUS (entourage);PEINTRE DES ENFERS (entourage) d'après la base Joconde du ministère de la Culture. Consultez la fiche de l'artiste sur DellArte pour découvrir son parcours, ses autres œuvres et les musées qui conservent ses créations.
Les données proviennent de la base Joconde du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les notices sont renseignées par les musées conservateurs et validées par le Service des musées de France.
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