Musée de Bibracte
Le musée de Bibracte se trouve à Saint-Léger-sous-Beuvray en Bourgogne-Franche-Comté et bénéficie du label « Musée de France ».
Quelques éléments historiques : Les mobiliers archéologiques conservés aujourd’hui par l’établissement public de coopération culturelle EPCC BIBRACTE, sont directement issus des fouilles archéologiques menées sans interruption depuis 1984 sur le site du même nom, conservé sous la forêt du mont Beuvray.
Cette histoire scientifique et patrimoniale récente plonge ses racines 150 ans plus tôt, quand la redécouverte de Bibracte accompagne l’émergence de l’archéologie des Gaulois.
Le contexte de l’époque explique en grande partie que les collections issues de cette première phase de recherches ne soient pas conservées sur place (elles sont conservées au Musée Rolin, Ville d’Autun, au Musée d’archéologie nationale et en mains privées ; depuis 2011, 95 objets des collections du Musée Rolin sont prêtés à l’EPCC BIBRACTE pour sa muséographie permanente) ; c’est pourtant à ces fouilles anciennes (1864-1907) et au mobilier qu’elles ont mis au jour que l’on doit la reconnaissance de l’importance du site de Bibracte, à l’échelle de l’Europe, à l’aube de la Première Guerre mondiale ; c’est sur elles que l’on s’appuie aussi pour permettre la reprise des fouilles dans les années 1980.
Au début des années 1980, l’action des pouvoirs publics en faveur de la préservation du mont Beuvray, au plus haut niveau de l’État, et la volonté de la communauté archéologique convergent et impulsent la reprise des recherches scientifiques, effectives dès 1984 et ininterrompues depuis.
La dimension scientifique s’étoffe très tôt de la prise en compte des enjeux de conservation, de mise en valeur et de transmission au public des vestiges, enjeux qui restent au cœur des missions des structures de gestion qui se succèdent.
Le cadre juridique et institutionnel original dans lequel se déploient ces missions de service public apporte à cet exercice une certaine complexité : un des aspects en est la difficulté à faire coïncider statut et responsabilité de fait sur les collections.
La solution pour mettre en adéquation le statut des collections et leurs modalités de gestion a été stabilisée et mise en œuvre à partir de 2016 : elle vise à aboutir à la propriété pleine et entière des collections par l’EPCC BIBRACTE.
Au total, près de 80.000 objets individualisés et des milliers de lots de mobiliers non individualisés produits par les fouilles réalisées depuis 1984 sur le mont Beuvray sont conservés, gérés et étudiés dans les locaux de l’EPCC BIBRACTE.
La majorité constitue le fonds scientifique de l’établissement. Une partie a été sélectionnée pour être patrimonialisée et constituer la collection porteuse de l’appellation Musée de France.
La sélection se fonde sur plusieurs critères, considérés de manière indépendante ou cumulative en fonction des objets : représentativité des différents aspects de l’environnement matériel de l’oppidum de Bibracte ; représentativité des différentes époques de l’occupation du mont Beuvray ; qualités intrinsèques d’un objet ou d’un ensemble d’objets cohérent ; caractère rare ou exceptionnel d’un objet ; état de conservation et qualité muséographique ; relation particulière de l’objet à son contexte de découverte.
La collection porteuse de l’appellation Musée de France se compose ainsi d’un ensemble de 1.820 objets provenant des différents secteurs fouillés sur le site de Bibracte.
L'intérêt de ce musée tient à : Bâtiment conçu par Pierre-Louis Faloci, qui a reçu l'Equerre d'argent en 1996 pour ce projet. Parmi ses atouts : Les collections archéologiques issues des fouilles de Bibracte témoignent de l’univers matériel des habitants de l’antique capitale éduenne.
Elles racontent aussi, à partir de l'exemple de Bibracte, une histoire de la constitution de l'archéologie protohistorique comme discipline scientifiques.
Si le site de Bibracte est connu des historiens en tant que théâtre de plusieurs épisodes de la guerre des Gaules rapportés par César, il est surtout une référence incontournable pour la communauté archéologique européenne : son statut de site emblématique du phénomène d’urbanisation massif et original qui caractérise l’Europe tempérée de la fin de l’âge du Fer (fin du IIe - fin du Ier s. av.
JC), ainsi que la précocité des indices de sa romanisation, confèrent à ses vestiges un indéniable intérêt pour les scientifiques et le grand public.
Les mobiliers archéologiques découverts dans ce contexte relèvent, pour l’essentiel, de catégories liées aux activités quotidiennes des habitants d’un oppidum : ustensiles et vaisselles domestiques, restes d’activités artisanales – en particulier des outils et des résidus liés au travail des métaux –, outillages divers, monnaies et objets liés à la fabrication monétaire, mobiliers à vocation architecturale (quincaillerie, serrurerie, bois de construction, terres cuites architecturales, éléments de décor, éléments lapidaires, etc.), parures ainsi que quelques militaria et objets liés à des pratiques cultuelles.
Une part non négligeable de ces objets révèle l’intégration de la capitale éduenne à des territoires à échelles multiples et le dynamisme des liens commerciaux et culturels entre le monde celtique et la Méditerranée (monnaies, denrées importées par les voies du grand commerce, amphores et vaisselles importées ou imitées, etc.).
Le mont Beuvray livre aussi, mais de manière plus anecdotique, des vestiges plus récents, témoins de la réoccupation d’une zone limitée du site au Moyen Âge : le couvent des Cordeliers, mis au jour dans le secteur de la Pâture du couvent, en activité du XVe au XVIIIe siècle, a livré, lors des fouilles, des outils et ustensiles liés au quotidien et aux activités agricoles, de la vaisselle, dont un ensemble intéressant de verreries, des éléments métalliques de reliures de livres, une rare inscription musicale sur plaque de schiste et quelques petits objets liés au culte.
Enfin, quelques objets témoignent d’une fréquentation du mont antérieure à la fondation de l’oppidum: outillage lithique du néolithique et tessons de céramique de l’âge du Bronze. Les collections de l'établissement portent sur : Archéologie.
Le musée se trouve au col du Rebout à Saint-Léger-sous-Beuvray. Code postal : 71990. Contact : 03 85 86 52 35. Informations en ligne : www.bibracte.fr/.
Histoire
Les mobiliers archéologiques conservés aujourd’hui par l’établissement public de coopération culturelle EPCC BIBRACTE, sont directement issus des fouilles archéologiques menées sans interruption depuis 1984 sur le site du même nom, conservé sous la forêt du mont Beuvray.
Cette histoire scientifique et patrimoniale récente plonge ses racines 150 ans plus tôt, quand la redécouverte de Bibracte accompagne l’émergence de l’archéologie des Gaulois.
Le contexte de l’époque explique en grande partie que les collections issues de cette première phase de recherches ne soient pas conservées sur place (elles sont conservées au Musée Rolin, Ville d’Autun, au Musée d’archéologie nationale et en mains privées ; depuis 2011, 95 objets des collections du Musée Rolin sont prêtés à l’EPCC BIBRACTE pour sa muséographie permanente) ; c’est pourtant à ces fouilles anciennes (1864-1907) et au mobilier qu’elles ont mis au jour que l’on doit la reconnaissance de l’importance du site de Bibracte, à l’échelle de l’Europe, à l’aube de la Première Guerre mondiale ; c’est sur elles que l’on s’appuie aussi pour permettre la reprise des fouilles dans les années 1980.
Au début des années 1980, l’action des pouvoirs publics en faveur de la préservation du mont Beuvray, au plus haut niveau de l’État, et la volonté de la communauté archéologique convergent et impulsent la reprise des recherches scientifiques, effectives dès 1984 et ininterrompues depuis.
La dimension scientifique s’étoffe très tôt de la prise en compte des enjeux de conservation, de mise en valeur et de transmission au public des vestiges, enjeux qui restent au cœur des missions des structures de gestion qui se succèdent.
Le cadre juridique et institutionnel original dans lequel se déploient ces missions de service public apporte à cet exercice une certaine complexité : un des aspects en est la difficulté à faire coïncider statut et responsabilité de fait sur les collections.
La solution pour mettre en adéquation le statut des collections et leurs modalités de gestion a été stabilisée et mise en œuvre à partir de 2016 : elle vise à aboutir à la propriété pleine et entière des collections par l’EPCC BIBRACTE.
Au total, près de 80.000 objets individualisés et des milliers de lots de mobiliers non individualisés produits par les fouilles réalisées depuis 1984 sur le mont Beuvray sont conservés, gérés et étudiés dans les locaux de l’EPCC BIBRACTE.
La majorité constitue le fonds scientifique de l’établissement. Une partie a été sélectionnée pour être patrimonialisée et constituer la collection porteuse de l’appellation Musée de France.
La sélection se fonde sur plusieurs critères, considérés de manière indépendante ou cumulative en fonction des objets : représentativité des différents aspects de l’environnement matériel de l’oppidum de Bibracte ; représentativité des différentes époques de l’occupation du mont Beuvray ; qualités intrinsèques d’un objet ou d’un ensemble d’objets cohérent ; caractère rare ou exceptionnel d’un objet ; état de conservation et qualité muséographique ; relation particulière de l’objet à son contexte de découverte.
La collection porteuse de l’appellation Musée de France se compose ainsi d’un ensemble de 1.820 objets provenant des différents secteurs fouillés sur le site de Bibracte.
Points forts de la collection
Les collections archéologiques issues des fouilles de Bibracte témoignent de l’univers matériel des habitants de l’antique capitale éduenne.
Elles racontent aussi, à partir de l'exemple de Bibracte, une histoire de la constitution de l'archéologie protohistorique comme discipline scientifiques.
Si le site de Bibracte est connu des historiens en tant que théâtre de plusieurs épisodes de la guerre des Gaules rapportés par César, il est surtout une référence incontournable pour la communauté archéologique européenne : son statut de site emblématique du phénomène d’urbanisation massif et original qui caractérise l’Europe tempérée de la fin de l’âge du Fer (fin du IIe - fin du Ier s. av.
JC), ainsi que la précocité des indices de sa romanisation, confèrent à ses vestiges un indéniable intérêt pour les scientifiques et le grand public.
Les mobiliers archéologiques découverts dans ce contexte relèvent, pour l’essentiel, de catégories liées aux activités quotidiennes des habitants d’un oppidum : ustensiles et vaisselles domestiques, restes d’activités artisanales – en particulier des outils et des résidus liés au travail des métaux –, outillages divers, monnaies et objets liés à la fabrication monétaire, mobiliers à vocation architecturale (quincaillerie, serrurerie, bois de construction, terres cuites architecturales, éléments de décor, éléments lapidaires, etc.), parures ainsi que quelques militaria et objets liés à des pratiques cultuelles.
Une part non négligeable de ces objets révèle l’intégration de la capitale éduenne à des territoires à échelles multiples et le dynamisme des liens commerciaux et culturels entre le monde celtique et la Méditerranée (monnaies, denrées importées par les voies du grand commerce, amphores et vaisselles importées ou imitées, etc.).
Le mont Beuvray livre aussi, mais de manière plus anecdotique, des vestiges plus récents, témoins de la réoccupation d’une zone limitée du site au Moyen Âge : le couvent des Cordeliers, mis au jour dans le secteur de la Pâture du couvent, en activité du XVe au XVIIIe siècle, a livré, lors des fouilles, des outils et ustensiles liés au quotidien et aux activités agricoles, de la vaisselle, dont un ensemble intéressant de verreries, des éléments métalliques de reliures de livres, une rare inscription musicale sur plaque de schiste et quelques petits objets liés au culte.
Enfin, quelques objets témoignent d’une fréquentation du mont antérieure à la fondation de l’oppidum: outillage lithique du néolithique et tessons de céramique de l’âge du Bronze.
Le bâtiment
Bâtiment conçu par Pierre-Louis Faloci, qui a reçu l'Equerre d'argent en 1996 pour ce projet.
Domaines et collections
Musées à proximité
Présentation du musée
Installé à Saint-Léger-sous-Beuvray, au cœur du département Saône-et-Loire, musée de Bibracte porte le label « Musée de France » attribué par le ministère de la Culture.
Cet établissement remplit une mission de service public en rendant ses collections accessibles au plus grand nombre et en contribuant à l'éducation artistique et culturelle du territoire.
Collections et domaines
musée de Bibracte conserve des collections relevant de plusieurs domaines : Archéologie. Cette diversité permet au visiteur de consulter différentes facettes du patrimoine, de l'art ancien aux créations plus récentes, des objets du quotidien aux pièces d'exception.
L'inventaire des collections est régulièrement mis à jour conformément aux obligations du label « Musée de France ».
Informations pratiques
musée de Bibracte se situe au col du Rebout, 71990 Saint-Léger-sous-Beuvray. Les horaires d'ouverture et les tarifs peuvent varier selon la saison. Il est recommandé de contacter directement le musée ou de consulter son site officiel avant votre visite.
L'établissement peut proposer des visites guidées, des ateliers pédagogiques et des animations pour tous les publics.
Le musée et son territoire
La présence de musée de Bibracte contribue au rayonnement culturel de Saint-Léger-sous-Beuvray et du département Saône-et-Loire.
Le musée entretient des liens avec les autres institutions culturelles du territoire et participe aux événements nationaux comme la Nuit des musées ou les Journées européennes du patrimoine.
Le label « Musée de France »
Le label « Musée de France » est régi par la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France.
Il est attribué aux musées dont les collections présentent un intérêt public et qui s'engagent à respecter des obligations en matière de conservation, de restauration, d'inventaire et d'accessibilité. musée de Bibracte répond à ces exigences et garantit ainsi la préservation de ses collections pour les générations futures.
Sources des données
Les informations présentées sur cette page sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les œuvres associées à ce musée proviennent de la base Joconde. Ces données sont mises à jour régulièrement.
Voir aussi
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Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
musée de Bibracte se situe à Saint-Léger-sous-Beuvray, dans le département Saône-et-Loire. Consultez la fiche du musée pour obtenir l'adresse complète et les coordonnées.
Les collections de musée de Bibracte sont répertoriées dans la base Muséofile du ministère de la Culture. Consultez la page du musée pour voir les domaines thématiques couverts par ses fonds.
Oui, musée de Bibracte porte le label « Musée de France » attribué par le ministère de la Culture, qui garantit la qualité et l'accessibilité de ses collections.
Une partie des œuvres de musée de Bibracte est numérisée et consultable sur notre site via la base Joconde. Le nombre d'œuvres disponibles en ligne peut varier.
Les horaires d'ouverture varient selon la saison et les jours de la semaine. Contactez directement le musée ou consultez son site officiel pour obtenir les horaires actuels.
Les tarifs dépendent de l'établissement. Beaucoup de musées proposent des tarifs réduits et des conditions de gratuité pour certaines catégories de visiteurs.
L'accessibilité varie selon l'établissement et la configuration des locaux. Renseignez-vous auprès du musée avant votre visite pour connaître les aménagements disponibles.
D'autres musées labellisés sont situés à Saint-Léger-sous-Beuvray ou dans les communes voisines. Consultez la page de la ville ou du département pour voir l'ensemble de l'offre muséale.
De nombreux musées labellisés proposent des visites guidées, des ateliers et des animations. Contactez directement l'établissement pour connaître le programme en cours.
Les données sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0.