Musée du liège et du bouchon
Le musée du liège et du bouchon est un établissement muséal labellisé, installé à Mézin (Lot-et-Garonne).
Son histoire : Au Sud-ouest du Lot-et-Garonne, en terre d’Albret, aux marges de la forêt des Landes de Gascogne, la ville de Mézin possède un riche patrimoine mobilier et immobilier qui témoigne de l’activité bouchonnière dans la cité et traduit l’importance économique du liège dans le développement de la région depuis le début du XVIIIe siècle.
Depuis plus de vingt ans, la municipalité est engagée dans la conservation et la valorisation de ce patrimoine, consciente du nécessaire devoir de mémoire face à une industrie aujourd’hui en grande difficulté, consciente également des possibilités de développement culturel et touristique que recèle cette citée rurale médiévale de 1.500 habitants.
Le tout premier musée du liège et du bouchon ouvre en 1983, avec le concours d’une équipe associative, dans l’ancienne école désaffectée de la ville.
Il permet de présenter au public le fruit d’une collecte, engagée depuis plusieurs années, de machines et d’outils ayant servi à la fabrication des bouchons de 1870 à 1950.
Quatre-vingts ans d’activité bouchonnière et de transformation du liège, issu d’un arbre endémique, le quercus suber ou chêne liège, dont la culture disparaît au milieu du XIXe siècle avec la conquête des Landes par le pin maritime.
Dès lors, il proviendra de Kabylie, puis après l’indépendance de l’Algérie, d’Espagne et surtout du Portugal, aujourd’hui premier exportateur européen (750.000 ha de forêt exploitée, 54% de la production mondiale).
Néanmoins, le savoir-faire, les machines, la main d’œuvre ont permis le maintien de l’activité de transformation de la matière brute. Aujourd’hui, il reste 4 entreprises en Lot-et-Garonne (une à Agen et trois à Lavardac), représentant une soixantaine d’emplois.
Il existait 35 bouchonneries dans la seule ville de Mézin en 1906. La création d’une conservation départementale du patrimoine au sein du Conseil général, en 1994, donne l’impulsion nécessaire à la mise en œuvre de la restructuration du musée souhaitée par la municipalité.
Ce travail, engagé à partir de 1996, permet d’ouvrir le musée actuel trois ans plus tard.
Le programme, réalisé par le conservateur départemental, en concertation avec l’association de gestion du musée (Association historique et culturelle du Mézinais), la Direction régionale des affaires culturelles d’Aquitaine et les professionnels du liège, est structuré à partir d’une collection composée essentiellement d’outils et de machines.
Il s’appuie sur deux études documentaires qui ont permis de compléter l’approche scientifique (étude ethnologique, inventaire général).
L’ambition culturelle du projet appelait au développement d’une véritable professionnalisation de l’équipe, placée sous la tutelle scientifique du conservateur départemental.
La création d’un emploi d’assistant qualifié du patrimoine au sein de la municipalité et celle d’un agent de développement touristique pris en charge par l’Association historique et culturelle du Mézinais ont permis d’afficher un véritable résultat : en terme d’action culturelle, en particulier autour du jeune public, et en terme de fréquentation, avec une augmentation significative des visiteurs passés de 3.000 en 1998 à 7.600 en 2005.
L’appellation « Musée de France », obtenue en 2006 s’inscrit dans l’histoire du musée et dans sa stratégie de développement. C’est une marque de reconnaissance de l’intérêt scientifique national de la collection du musée.
En 2010, le Musée du liège et du bouchon et son partenaire, le service patrimoine du Conseil Général du Lot-et-Garonne, affirment leur volonté de conserver, de protéger et de valoriser le patrimoine industriel du liège en initiant une évolution dans leurs méthodes de travail, dans leurs projets de développement et dans leurs partenariats.
Afin de renforcer ses contacts avec le monde industriel contemporain, une première collaboration voit le jour avec l’association « le Liège gascon » (Soustons, 40), qui réunit les dernières entreprises landaises du liège et qui relance l’exploitation des chênes-lièges dans les Landes.
Des levées d’écorces sont effectuées en Mézinais. Elles permettent de reproduire et montrer les gestes anciens tout en remportant un vif succès auprès du public local.
Sous la direction scientifique de service patrimoine du Conseil Général du Lot-et-Garonne, le Musée du liège réalise le récolement décennal de ses collections, riches de 87 objets et machines de l’industrie bouchonnière.
Suite à la fermeture de la dernière bouchonnerie de Mézin en 2009, la SARL Giraud, le Musée a reçu une proposition de don de 7 machines datant des années 1980. Ce don fait naître un projet d’extension du Musée pour les accueillir.
Sous l’impulsion du service patrimoine du Conseil Général, le Musée a signé une convention de partenariat avec le Musée National des arts et métiers de Paris.
Elle a permis de démarrer des échanges d’expériences entre les deux structures sur les méthodes de conservation des collections et sur les actions de médiation auprès du jeune public. A l’avenir, cette convention permettra la circulation d’œuvres, d’expositions, de matériel pédagogique.
Dans ce cadre, le Musée du liège a rejoint en 2010 le Réseau des Musées et collections techniques de France « RéMut », créé et coordonné par le Musée des arts et métiers dans un but d’échanges d’expériences élargis au territoire national et d’une meilleure connaissance des établissements de sciences et techniques.
Avec l’antenne Aquitaine du Conservatoire National des Arts et Métiers, le Conseil Général et le Musée du liège ont commencé un échantillonnage du patrimoine mobilier scientifique et technique contemporain auprès des industriels du liège lot-et-garonnais.
Grâce aux rencontres des sites et musées européens du liège, le Musée du liège s’inscrit dans une nouvelle dynamique de réseau européen. Parmi les points forts du musée : 87 objets et machines provenant de bouchonneries ayant fonctionné à Mézin entre 1870 et 1950, collection unique en France.
Le personnage phare associé au musée est Armand Fallières (1841-1931), natif de Mézin, président de la République entre 1906 et 1913. Le musée rassemble des oeuvres et objets dans les domaines : Ethnologie, Histoire, Technique et industrie.
L'adresse du musée est : rue du puits Saint-Côme, Mézin. Code postal : 47170. Sa création remonte à 1983. Consultez le site du musée : ville-mezin.fr/sortir-decouvrir/culture/le-musee-du-liege.html. Par téléphone : 05 53 65 68 16.
History
Au Sud-ouest du Lot-et-Garonne, en terre d’Albret, aux marges de la forêt des Landes de Gascogne, la ville de Mézin possède un riche patrimoine mobilier et immobilier qui témoigne de l’activité bouchonnière dans la cité et traduit l’importance économique du liège dans le développement de la région depuis le début du XVIIIe siècle.
Depuis plus de vingt ans, la municipalité est engagée dans la conservation et la valorisation de ce patrimoine, consciente du nécessaire devoir de mémoire face à une industrie aujourd’hui en grande difficulté, consciente également des possibilités de développement culturel et touristique que recèle cette citée rurale médiévale de 1.500 habitants.
Le tout premier musée du liège et du bouchon ouvre en 1983, avec le concours d’une équipe associative, dans l’ancienne école désaffectée de la ville.
Il permet de présenter au public le fruit d’une collecte, engagée depuis plusieurs années, de machines et d’outils ayant servi à la fabrication des bouchons de 1870 à 1950.
Quatre-vingts ans d’activité bouchonnière et de transformation du liège, issu d’un arbre endémique, le quercus suber ou chêne liège, dont la culture disparaît au milieu du XIXe siècle avec la conquête des Landes par le pin maritime.
Dès lors, il proviendra de Kabylie, puis après l’indépendance de l’Algérie, d’Espagne et surtout du Portugal, aujourd’hui premier exportateur européen (750.000 ha de forêt exploitée, 54% de la production mondiale).
Néanmoins, le savoir-faire, les machines, la main d’œuvre ont permis le maintien de l’activité de transformation de la matière brute. Aujourd’hui, il reste 4 entreprises en Lot-et-Garonne (une à Agen et trois à Lavardac), représentant une soixantaine d’emplois.
Il existait 35 bouchonneries dans la seule ville de Mézin en 1906. La création d’une conservation départementale du patrimoine au sein du Conseil général, en 1994, donne l’impulsion nécessaire à la mise en œuvre de la restructuration du musée souhaitée par la municipalité.
Ce travail, engagé à partir de 1996, permet d’ouvrir le musée actuel trois ans plus tard.
Le programme, réalisé par le conservateur départemental, en concertation avec l’association de gestion du musée (Association historique et culturelle du Mézinais), la Direction régionale des affaires culturelles d’Aquitaine et les professionnels du liège, est structuré à partir d’une collection composée essentiellement d’outils et de machines.
Il s’appuie sur deux études documentaires qui ont permis de compléter l’approche scientifique (étude ethnologique, inventaire général).
L’ambition culturelle du projet appelait au développement d’une véritable professionnalisation de l’équipe, placée sous la tutelle scientifique du conservateur départemental.
La création d’un emploi d’assistant qualifié du patrimoine au sein de la municipalité et celle d’un agent de développement touristique pris en charge par l’Association historique et culturelle du Mézinais ont permis d’afficher un véritable résultat : en terme d’action culturelle, en particulier autour du jeune public, et en terme de fréquentation, avec une augmentation significative des visiteurs passés de 3.000 en 1998 à 7.600 en 2005.
L’appellation « Musée de France », obtenue en 2006 s’inscrit dans l’histoire du musée et dans sa stratégie de développement. C’est une marque de reconnaissance de l’intérêt scientifique national de la collection du musée.
En 2010, le Musée du liège et du bouchon et son partenaire, le service patrimoine du Conseil Général du Lot-et-Garonne, affirment leur volonté de conserver, de protéger et de valoriser le patrimoine industriel du liège en initiant une évolution dans leurs méthodes de travail, dans leurs projets de développement et dans leurs partenariats.
Afin de renforcer ses contacts avec le monde industriel contemporain, une première collaboration voit le jour avec l’association « le Liège gascon » (Soustons, 40), qui réunit les dernières entreprises landaises du liège et qui relance l’exploitation des chênes-lièges dans les Landes.
Des levées d’écorces sont effectuées en Mézinais. Elles permettent de reproduire et montrer les gestes anciens tout en remportant un vif succès auprès du public local.
Sous la direction scientifique de service patrimoine du Conseil Général du Lot-et-Garonne, le Musée du liège réalise le récolement décennal de ses collections, riches de 87 objets et machines de l’industrie bouchonnière.
Suite à la fermeture de la dernière bouchonnerie de Mézin en 2009, la SARL Giraud, le Musée a reçu une proposition de don de 7 machines datant des années 1980. Ce don fait naître un projet d’extension du Musée pour les accueillir.
Sous l’impulsion du service patrimoine du Conseil Général, le Musée a signé une convention de partenariat avec le Musée National des arts et métiers de Paris.
Elle a permis de démarrer des échanges d’expériences entre les deux structures sur les méthodes de conservation des collections et sur les actions de médiation auprès du jeune public. A l’avenir, cette convention permettra la circulation d’œuvres, d’expositions, de matériel pédagogique.
Dans ce cadre, le Musée du liège a rejoint en 2010 le Réseau des Musées et collections techniques de France « RéMut », créé et coordonné par le Musée des arts et métiers dans un but d’échanges d’expériences élargis au territoire national et d’une meilleure connaissance des établissements de sciences et techniques.
Avec l’antenne Aquitaine du Conservatoire National des Arts et Métiers, le Conseil Général et le Musée du liège ont commencé un échantillonnage du patrimoine mobilier scientifique et technique contemporain auprès des industriels du liège lot-et-garonnais.
Grâce aux rencontres des sites et musées européens du liège, le Musée du liège s’inscrit dans une nouvelle dynamique de réseau européen.
Collection highlights
87 objets et machines provenant de bouchonneries ayant fonctionné à Mézin entre 1870 et 1950, collection unique en France.
Notable figures associated with the museum
Armand Fallières (1841-1931), natif de Mézin, président de la République entre 1906 et 1913.
Domains and collections
Collection themes
Ethnologie : Métiers et outils (artisanat, machines);Histoire : Musée thématique, Histoire locale et régionale;Sciences fondamentales : Physique;Sciences et techniques : Industrie
Museum presentation
Situated in Mézin, in the heart of the Lot-et-Garonne department, musée du liège et du bouchon holds the « Musée de France » label granted by the Ministry of Culture.
This institution fulfills a public service mission by making its collections accessible to the widest possible audience and contributing to the artistic and cultural education of the territory.
Collections and fields
musée du liège et du bouchon preserves collections spanning several fields: Ethnologie, Histoire, Technique et industrie. This diversity allows visitors to explore different facets of the heritage, from ancient art to more recent creations, from everyday objects to exceptional pieces.
The collections inventory is regularly updated in accordance with the requirements of the « Musée de France » label.
Practical information
musée du liège et du bouchon is located at rue du puits Saint-Côme, 47170 Mézin. Opening hours and admission fees may vary depending on the season. It is recommended to contact the museum directly or check its official website before your visit.
The institution may offer guided tours, educational workshops, and events for all audiences.
The museum and its territory
musée du liège et du bouchon is part of the cultural landscape of Mézin and, more broadly, of the Lot-et-Garonne department. The city is home to other cultural and heritage institutions that complement the museum's offerings.
A visit to Mézin allows you to combine discovering the museum with exploring the architectural and natural heritage of the area.
The 'Museum of France' label
The « Musée de France » label is governed by the law of January 4, 2002, on museums in France.
It is awarded to museums whose collections are of public interest and that commit to meeting obligations regarding conservation, restoration, inventory, and accessibility. musée du liège et du bouchon meets these requirements and thus ensures the preservation of its collections for future generations.
Data sources
The information presented on this page comes from the Muséofile database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab). The artworks associated with this museum come from the Joconde database. This data is updated regularly.
See also
tpl.voir_aussi_related
Frequently Asked Questions
Everything you need to know
musée du liège et du bouchon is located in Mézin, in the Lot-et-Garonne department. Check the museum's record for the full address and contact details.
musée du liège et du bouchon's collections are listed in the Culture Ministry's Museofile database. Visit the museum's page to see the themed areas covered by its collections.
Yes, musée du liège et du bouchon bears the « Musée de France » label awarded by the Culture Ministry, which guarantees the quality and accessibility of its collections.
Part of musée du liège et du bouchon's works have been digitized and are accessible on our website via the Joconde database. The number of works available online may vary.
Opening hours vary according to the season and the day of the week. Contact the museum directly or visit its official website for current hours.
Prices depend on the institution. Many museums offer discounted rates and free admission for certain visitor categories.
Accessibility varies depending on the institution and the layout of the premises. Check with the museum before your visit to know about available accommodations.
Other labelled museums are located in Mézin or neighboring municipalities. Check the city or department page for the full museum offerings.
Many labelled museums offer guided tours, workshops, and activities. Contact the institution directly to find out about current programs.
The data comes from the Culture Ministry's Museofile database (data.culture.gouv.fr), distributed under the Open License v2.0.