Marie communiant
Description
La date de création des premières images pieuses est généralement située au 14 ou 15ème siècle mais les premières images éditées en séries importantes datent du 16ème avec la montée en puissance des graveurs anversois. Il est vrai que les graveurs de cette époque étaient de véritables artistes travaillant souvent en association avec les grands peintres (Dürer, Cranach, Bruegel l'ancien, Bosch...). La gravure a d'abord été faite en taille d'épargne, sur bois puis en taille douce au burin sur cuivre. A cette époque, les gravures comportaient la signature du graveur (qui en était en même temps l'éditeur). Les historiens citent le chiffre de plus de 170 graveurs à Anvers regroupés dans la Guilde de St Luc, corporation regroupant les professions artistiques en Flandres, dans les Pays rhénans et en France. Aux 17 et 18èmes siècles, des graveurs de renom existent aussi en France dans la filiation des graveurs anversois, en particulier à Paris où ils s'installent presque tous dans le quartier de la rue Montorgueil. Ils utilisent les mêmes techniques et s'inspirent des mêmes dessins. La volonté, notamment sous l'action des Jésuites, de reconquérir le terrain perdu par la religion catholique aux 16ème et 17ème siècles, est alors à l'origine d'un commerce d'images de plus en plus florissant. Pendant toute la période révolutionnaire et sous l’Empire, en France, la production des images pieuses a été mise en sommeil même si les graveurs et éditeurs provinciaux et ceux regroupés à Paris, qui ont quité la rue Montorgueil pour le quartier de la rue St Jacques, ont continué d’exercer leur métier dans les autres domaines. La popularité des images pieuses s’accroît considérablement. Le nombre des éditeurs intéressés par le commerce dont elles font l’objet est lui-même de plus en plus important comme la variété des images qu’ils produisent. Les images réalisées à partir des années 1850 sont de plus en plus fines : les gravures sur bois sont à peu près complètement abandonnées au bénéfice des tailles douces sur cuivre et, de plus en plus, sur acier (la sidérographie), ce support permettant l’édition en beaucoup plus grande quantité. La lithographie remplace parfois la taille douce dans les images en noir et blanc mais prend surtout une place prépondérante dans les images en couleurs. Dans le même temps, les éditeurs quittent peu à peu le quartier de la rue St Jacques et se rassemblent dans le quartier St Sulpice, d'où le nom d'imagerie "sulpicienne" ou, avec une connotation quelque peu péjorative, de "bondieuserie sulpicienne", donné aux images produites à cette époque. Paris compte plusieurs centaines d'éditeurs et la province presque autant. La densité du message religieux diminue au fil des années. Le côté commercial l’emporte à coup sûr sur le militantisme engagé, il faut plaire à la clientèle visée : les enfants et leurs parents. L’usage des images pieuses est en effet de plus en plus lié à l’éducation religieuse, au catéchisme et aux grandes cérémonies qui la ponctuent, en premier lieu la première communion, cérémonie solennelle depuis la fin du XVIIème siècle mais qui devient au XIXème siècle un rite social. Au début de la période, les images proposées sont toutes réalisées en taille douce. Les chromolithographies prendront ensuite une place de plus en plus grande voire prépondérante vers le dernier quart du 19ème siècle. A l’exception notable des chromolithographies et, parfois, de très petites images de saint qui existent encore, elles comportent pratiquement toutes un texte de prière au verso. Après la seconde guerre mondiale, la production de chromolithographies de bon niveau continue pendant une bonne dizaine années. Les images sont alors souvent de plus petit format (plus étroites) et découpées suivant les lignes du dessin de bordure qui est souvent en relief et rehaussé d’or. Mais, dans le même temps on assiste à une montée en puissance d'une imagerie très bon marché avec une forte concurrence des éditeurs italiens. Progressivement, les qualités artistiques aussi bien que techniques des images baissent considérablement. Les grandes maisons d'édition françaises, allemandes ou suisses ferment les unes après les autres dans les années 1960. il existe encore, ici ou là une production d'images pieuses distribuées notamment dans les centres de pélerinage ou les grands édifices religieux mais la grande histoire des images pieuses se termine. (Source : http://histoire-des-images-pieuses-canivets.e-monsite.com)
Subject depicted
figure biblique,la Vierge
Inscriptions
inscription
About this work
The artwork titled "Marie communiant", attributed to Éditeur LETAILLE, is preserved at musée d'art et d'archéologie. This piece is listed in the Joconde database of the Ministry of Culture, which catalogues the works held in French museums.
Technique and Materials
This work belongs to the field: croyances - coutumes, ethnologie. It was created using the following materials and techniques: gravure, dentelle. Its period of creation is identified as: 19th Century.
The Conserving Museum
"Marie communiant" is preserved at musée d'art et d'archéologie, an institution bearing the « Musée de France » label. This label ensures that the collections are managed rigorously in terms of conservation, inventory, and public accessibility.
Data sources
The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).
About this artwork
Éditeur LETAILLE est l'auteur de Marie communiant, oeuvre conservée au musée d'art et d'archéologie. Cette pièce est en gravure, dentelle. Ses dimensions sont H. 0,123 ; l. 0,08 m. L'oeuvre dépeint : figure biblique,la Vierge. Sa période de création est la 19e siècle. Complément d'information : Depuis les années 1830 jusqu'aux années 1870, Charles Letaille est celui qui a réalisé le plus grand nombre d'images dentelle. Charles Letaille était un chrétien très engagé et un dessinateur de très grande qualité. Ses gravures des plus belles de par la précision du dessin et l'attitude des personnages, bien en rapport avec son engagement de chrétien. Il s'est par contre visiblement peu intéressé à la dentelle. Pour lui l'essentiel n'était pas là.
Creation context
Éditeur LETAILLE crée Marie communiant à une époque où la 19e siècle transforme en profondeur le paysage artistique. Le musée d'art et d'archéologie, qui abrite cette œuvre, offre au visiteur la possibilité de mesurer l'influence du contexte historique et culturel sur la démarche de l'artiste. Les circonstances de la création éclairent le sens et la portée de cette pièce remarquable.
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Technique
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Frequently Asked Questions
Everything you need to know
The work « Marie communiant » is held at musée d'art et d'archéologie, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.
This artwork is attributed to Éditeur LETAILLE according to the Joconde database of the Ministry of Culture. Check the artist's profile on DellArte to discover their background, other works, and museums that house their creations.
Data comes from the Joconde database of the Ministry of Culture (data.gouv.fr), distributed under Open License v2.0 (Etalab). The records are provided by the museums and validated by the French Museum Service.
The work is part of the collections of a « Musée de France »-labelled museum. Contact the hosting museum to verify if the work is currently on display or held in reserve. Opening hours and admission fees are available on the museum's official website.
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The Joconde database lists over 700,000 works. Use the search bar to find works by the same artist, technique, or period. Each museum entry provides access to its entire digitized collection.
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