Fragment de dédicace funéraire
Description
Cette plaque ornait un monument funéraire, comme en témoigne la formule finale, traditionnelle dans ce genre d'inscription. La dédicace est l'œuvre d'un homme de condition libre qui porte un seul nom, d'étymologie latine mais répandu surtout dans les pays de langue celtique (1). Le père porte, lui, un nom moins répandu, indice d'une fort probable origine toulousaine (2). Il est curieux de constater que, alors que les deux hommes ne portent qu'un surnom, ce qui en fait vraisemblablement des pérégrins, les femmes ont une onomastique romaine traditionnelle, avec gentilice et surnom. L'une et l'autre portent un surnom, latin pour la mère, grec pour la fille, assez répandu dans les milieux serviles et affranchis (3). 1. Cupitus : 13 exemples en Narbonnaise, (CIL, XII), 11 exemples dans les Trois Gaules (CIL, XIII), 30 exemples dans les provinces danubiennes (CIL, III) 4 exemples dans la Péninsule Ibérique (CIL, II), 8 exemples en Cisalpine (CIL, V). Autres exemples : 5 en Italie (CIL, IX, X et XI), 9 à Rome dont 2 soldats (CIL, VI) et 4 en Afrique (CIL, VIII). 2. Seul autre exemple du surnom : un sevir augustalis de Narbonne (CIL, XII, 4395), lui aussi sans doute originaire de Toulouse. 3. Domestica : sur 17 exemples attestés, 7 appartiennent à des esclaves ou des affranchies (Kajanto (I.), The Latin Cognomina, p. 314). Graphis : le surnom n'est guère répandu en dehors de Rome (10 exemples dans le CIL, VI, dont 6 esclaves ou affranchies) : 1 exemple en Narbonnaise (CIL,XII), 2 en Cisalpine (2 affranchies, CIL, V), et 6 exemples en Italie (CIL, X et XI). Robert Sablayrolles, dans Palladia Tolosa, 1988 ; Les lettres CORN, à la fin de la ligne 2, ont été généralement identifiées comme l'abréviation Corn(elia), qui serait celui de la mère Cornelia Domestica. Le mariage d'un pérégrin libre avec une femme issue de famille citoyenne, dont le gentilice aurait été curieusement abrégé et dont le surnom est, ay demeurant, fréquent, comme celui de la fille, dans les milieux serviles et affranchis (3), est cependant peu vraisemblable. Il vaut mieux, en conséquence, supposer pour CORN une abréviation de corn(icen), de corn(icularius) ou, éventuellement, d'un autre de terme de ce gnere ( ?) et en faire une fonction exercée par le père (joueur de cor, attaché, etc.). Ces fonctions de type militaire (cornicen ou cornicularius) sont cependant difficiles à attribuer à un pérégrin et il vaut mieux songer à des fonctions exercées dans le cadre d'une cité ou d'un collegium, bien que des exemples de ce type ne soient guère attestés dans ce cadre-là. La fille, dont le surnom est typique, comme celui de la mère, des milieux affranchis ou serviles, porte bien, elle, gentilice et surnom, conséquence d'un affranchissement ou d'une adoption, peut-être parce qu'elle n'était qu'une demi-sœur, par la mère, de Cupitus. Robert Sablayrolles, « Toulouse, parcelles de mémoire », 2005
About this work
The artwork titled "Fragment de dédicace funéraire" is preserved at musée Saint-Raymond. Referenced in the Joconde database, this work contributes to the national artistic heritage preserved in labeled museums.
Technique and Materials
This work belongs to the field: archéologie, épigraphie, romain, croyances - coutumes. It was created using the following materials and techniques: calcaire. Its period of creation is identified as: 1er siècle;2nd Century.
The Conserving Museum
"Fragment de dédicace funéraire" is preserved at musée Saint-Raymond, an institution bearing the « Musée de France » label. This label ensures that the collections are managed rigorously in terms of conservation, inventory, and public accessibility.
Data sources
The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).
About this artwork
Au musée Saint-Raymond, on trouve Fragment de dédicace funéraire. calcaire est le procédé utilisé pour cette oeuvre. L'oeuvre présente les dimensions suivantes : Hauteur en cm 29,4 ; Largeur en cm 29 ; Profondeur en cm 6. L'oeuvre date de la 1er siècle;2e siècle.
Creation context
La genèse de Fragment de dédicace funéraire par est indissociable de l'atmosphère culturelle de la 1er siècle;2e siècle, moment de grands changements dans l'histoire de l'art. Conservée au musée Saint-Raymond, cette œuvre renferme les échos d'un monde en pleine transformation, où les artistes cherchent de nouvelles manières de représenter la réalité.
See also
Technique
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Frequently Asked Questions
Everything you need to know
The work « Fragment de dédicace funéraire » is held at musée Saint-Raymond, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.
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