Elément mouluré armorié
Beschreibung
Calcaire taillé ; Ces deux éléments (inv. 997.0.74 et 997.0.75) n’avaient pas été identifiés dans l’édition du catalogue publiée en 2000, même si une origine identique était suspectée, comme semblaient l’annoncer la similitude de leur profil, leurs dimensions comparables, mais également leur proximité sur une photographie prise en 1922 dans le dépôt lapidaire du Musée de la Commission, alors situé dans l’ancienne église Saint-Etienne. Ainsi, les deux corbeaux conservent lit de pose et lit d’attente, deux faces latérales taillées et une face principale sculptée : celle-ci se compose d’un motif plaqué sur un corps de moulures où deux tores à listel alternent avec deux larges gorges. L’arrière des deux blocs montre quant à lui une grande irrégularité, manifestement due à leur démantèlement. De nouvelles observations et recherches – s’appuyant notamment sur les récents travaux d’H. Mouillebouche – permettent aujourd’hui d’attester que ces deux corbeaux proviennent en fait de la salle des Gardes du palais des Etats de Dijon. En effet, les huit poutres du plafond de cet espace reposent sur seize corbeaux, composés de copies ou d’éléments originaux restaurés : sur ces seize corbeaux, quatre sont simplement moulurés, cinq sont décorés d’un porc-épic, emblème du roi Louis XII (roi de France de 1498 à 1515), cinq sont armoriés et deux sont décorés d’un motif de trois croissants de lune entrelacés. Les corbeaux conservés au musée auraient été déposés vers 1896, à l’occasion des travaux de restauration de l’architecte diocésain Charles Suisse en 1895-1904. La mouluration du n°997.0.74 se trouve en grande partie dissimulée par le bouillonnement d’un rinceau de feuillage, rendu avec un souci de naturalisme poussé. Des feuilles de chardon très découpées, nervurées, étalent et agitent leurs nombreuses folioles en tous sens ; leurs tiges enchevêtrées se mêlent aux branches noueuses, parfois coupées, qui s’entrelacent dans une confusion totale. Le tailleur de pierre s’est attaché à rendre la texture des feuilles et l’écorce des branches ; de même, il s’est efforcé de libérer au maximum cette végétation luxuriante du fond, celle-ci ne tenant que par quelques points de contact, pour un meilleur effet de foisonnement, d’ombre et de lumière. Placé sur ces rinceaux et rompant avec leur exubérance, l’écu offre une surface extrêmement bûchée, surmontée des vestiges d’une couronne. Or, dans sa thèse sur le Palais ducal de Dijon, H. Mouillebouche fait très clairement le lien entre ce corbeau et celui qui est en place dans la grande salle (6ème nord) : on y retrouve en effet le même dispositif – un écu sur un fond végétalisé identique à la description ci-dessus – les armoiries visibles étant celles d’Anne de Bretagne (parti d’azur à trois fleurs de lys d’or et d’hermine), surmontées d’une couronne. Ce corbeau armorié est donc le fruit d’une restitution (et non d’une restauration) fondée sur l’élément original conservé au musée archéologique. On peut sans problème le dater des premières années du XVIe s., sans doute peu de temps après l’incendie du 17 février 1503 qui entraîne d’importantes réparations. Le second corbeau (inv. 997.0.75) offre quant à lui un motif singulier et complexe formé de trois éléments en croissants de lune côtelés, étroitement entrelacés. Ce motif peut être interprété comme l’emblème du roi Henri II, souvent associé à la devise DONEC TOTUM IMPLEAT ORBEM, emblème reproduit sur les panneaux de la tribune des musiciens de la même salle. Seuls deux corbeaux le reprennent, le 1er – avec une couronne le surmontant – et le 7ème (mur nord). Or, ce dernier correspond clairement à celui du musée : il est en effet dépourvu de couronne et ses trois croissants apparaissent nettement plus serrés que sur l’autre corbeau. La coexistence d’éléments faisant référence à la fois à Louis XII et Anne de Bretagne, au début du XVIe s., et au roi Henri II, leur petit-fils, sacré en 1547, pourrait indiquer que ces corbeaux ont été réalisés dans un second temps, peut-être à l’occasion de sa joyeuse entrée en juillet 1548. (Didier Secula, 2023) (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)
Abgebildetes Thema
(ecu, feuille)
Über dieses Werk
Das Werk mit dem Titel « Elément mouluré armorié », zugeschrieben anonyme, wird im musée archéologique aufbewahrt. Dieses Stück ist in der Joconde-Datenbank des Kulturministeriums verzeichnet, die die Werke der französischen Museen erfasst.
Technik und Materialien
Dieses Werk gehört zum Bereich: archéologie, architecture, sculpture, médiéval. Es wurde mit folgenden Materialien und Techniken geschaffen: calcaire (taillé). Seine Entstehungszeit wird identifiziert als: 1. Viertel 16. Jahrhundert.
Das konservierende Museum
« Elément mouluré armorié » wird im musée archéologique aufbewahrt, einer Einrichtung mit dem Label « Musée de France ». Dieses Label garantiert, dass die Sammlungen einer strengen Verwaltung in Bezug auf Erhaltung, Inventarisierung und öffentliche Zugänglichkeit unterliegen.
Datenquellen
Die Informationen zu diesem Werk stammen aus der Joconde-Datenbank des Kulturministeriums, veröffentlicht auf data.culture.gouv.fr unter der Open License v2.0 (Etalab).
Über dieses Kunstwerk
Elément mouluré armorié est une oeuvre de anonyme, conservée au musée archéologique. Cette pièce est en calcaire (taillé). L'oeuvre présente les dimensions suivantes : Hauteur en cm 40 ; Largeur en cm 48 ; Profondeur en cm 44. L'oeuvre représente : (ecu, feuille). Sa période de création est la 1er quart 16e siècle.
Entstehungskontext
Elément mouluré armorié est le produit de la rencontre entre le talent de anonyme et les aspirations de la 1er quart 16e siècle. Abritée au musée archéologique, cette œuvre cristallise les questionnements artistiques propres à une époque qui voit naître de nouvelles formes d'expression et de nouveaux rapports à la création.
Siehe auch
Technik
Autor
Verwandte Seiten
Häufig gestellte Fragen
Alles, was Sie wissen müssen
Das Werk « Elément mouluré armorié » wird im musée archéologique aufbewahrt, einer Einrichtung mit dem Label « Musée de France ». Dieses Label garantiert die Qualität der Sammlungen und ihre Zugänglichkeit für die Öffentlichkeit.
Dieses Werk wird anonyme gemäß der Joconde-Datenbank des Kulturministeriums zugeschrieben. Sehen Sie sich die Künstlerinformationen auf DellArte an, um ihren Werdegang, ihre anderen Werke und die Museen, die ihre Kreationen bewahren, zu entdecken.
Die Daten stammen aus der Joconde-Datenbank des Kulturministeriums (data.culture.gouv.fr), veröffentlicht unter der Lizenz Ouverte v2.0 (Etalab). Die Einträge werden von den konservierenden Museen bereitgestellt und vom Service des Museen de France validiert.
Das Werk gehört zu den Sammlungen eines mit « Musée de France » gekennzeichneten Museums. Kontaktieren Sie den konservierenden Museumsdirektor, um zu überprüfen, ob das Werk derzeit ausgestellt oder in Reserve gehalten wird. Die Öffnungszeiten und Eintrittspreise sind auf der offiziellen Museumsseite verfügbar.
Die Nutzungsrechte für Bilder hängen vom Werk, vom Künstler und vom Museum ab. Wenn der Urheber vor mehr als 70 Jahren verstorben ist, befindet sich das Werk in Frankreich im Gemeingut. Die Textdaten (Titel, Technik, Maße) sind unter der Lizenz Ouverte und können frei wiederverwendet werden.
Die Eintragung enthält die Informationen aus der Joconde-Datenbank: Titel, Künstler, verwendete Technik und Materialien, Maße, Schaffensperiode, Kunstrichtung, Inventarnummer, konservierendes Museum und, falls vorhanden, eine digitalisierte Abbildung.
Verwenden Sie die Kontaktseite von DellArte, um uns auf den Fehler hinzuweisen. Da die Daten aus der Joconde-Datenbank stammen, sollten größere Korrekturen (Zuschreibung, Datierung, Technik) dem Kulturministerium über data.culture.gouv.fr gemeldet werden.
Die Joconde-Datenbank enthält mehr als 700.000 Werkeinträge. Verwenden Sie die Suchleiste, um Werke desselben Künstlers, derselben Technik oder derselben Epoche zu finden. Jede Museumsseite bietet Zugriff auf die digitalisierten Sammlungen.
Die Auflösung des Bildes hängt vom Digitalisierungsprogramm des konservierenden Museums ab. Einige Museen bieten hochauflösende Bilder über ihre eigenen digitalen Plattformen an. Das auf DellArte angezeigte Bild stammt aus der Joconde-Datenbank in der Verteilungsauflösung.
Die Museumsshops bieten häufig Reproduktionen ihrer wichtigsten Werke an (Postkarten, Poster, Kunstbücher). Für Werke im Gemeingut verkaufen Dienste wie die RMN-Grand Palais (photo.rmn.fr) professionelle fotografische Reproduktionen.