Daniel dans la fosse aux lions
Beschreibung
Cinq lions, disposés aux angles de ce chapiteau de pilastre gravitent autour d'une mandorle dans laquelle se tient le prophète Daniel dont la figure est fortement dégagée du fond. Un sixième lion occupe le niveau supérieur de la face latérale à dextre. Ces quadrupèdes sont sculptés dans diverses positions : l'un est dressé sur ses pattes postérieures, un autre, l'arrière-train relevé, se terre aux pieds de Daniel, un troisième avance dans sa direction. Leur pelage se compose de mèches en forme de crochets ; la crinière traitée avec un plus grand souci de précision comporte des ciselures à l'intérieur même des mèches. Les yeux en amande sont soulignés par de profonds cernes et l'iris fortement indiqué par un trou de trépan. Les naseaux retroussés, une petite langue pointue sort de leur gueule. Un des lions lèches la main gauche du prophète. Daniel est présenté le buste de face, les jambes de profil légèrement fléchies ; il pose sa main droite sur sa poitrine. Il porte une longue tunique ceinturée à la taille, d'où descendent d'épais plis en bandeau terminés par des plis retroussés. Le col en forme de Y est orné de petits trous de trépan. Un grand drapé couvrant ses épaules flotte jusqu'à ses pieds chaussés de petites bottines. Sa tête légèrement inclinée est nimbée, sa chevelure divisée en deux par une raie médiane se compose de mèches ciselées et rabattues derrière les oreilles. Le traitement du visage résulte d'un réel souci de précision : les arcades sourcilières et l'arête du nez sont nettement transcrites et l'iris des yeux en amande indiqué par un trou de trépan. Moustache et barbe composées de petites mèches soigneusement bouclées à leur extrémité recouvrent le bas du visage. Sur le pourtour supérieur de la mandorle se lit une inscription mutilée : "DANIE" et "OXD". Découvert en 1979, dans le mur d'une grange à Saint-Just, hameau de Fain-les-Moutiers situé à trois kilomètres de l'ancienne abbaye de Moutiers-Saint-Jean, ce chapiteau fut transféré dans la propriété Challan-Belval à Reinans (Jura) puis entra dans les collections du Musée archéologique en 1982. Cette œuvre dont la découverte fut relatée par L. Pressouyre, a été ensuite publiée par C. Sapin. Cet auteur a rapproché la mandorle encadrant Daniel de celles des chapiteaux de l'abbatiale de Cluny puis a relevé une iconographie similaire à Vézelay et à Bussy-le-Grand. N. Stratford, reprenant ces rapprochements, a pour sa part insisté sur le caractère unique du style de ce chapiteau mais aussi sur sa dépendance à l'égard des figures des portails latéraux de Vézelay : en effet, le traitement des plis recouvrant les jambes, les retroussés et l'aspect agité du vêtement évoquent le style du linteau du portail sud. Il apparaît également nécessaire de souligner les similitudes stylistiques entre ce chapiteau et la sculpture du grand portail de Cluny III. Le visage de l'un des apôtres présente un traitement proche de celui de Daniel : la barbe et la moustache adoptent une composition triangulaire identique, les mèches se terminant également par des bouclettes. De plus, bien qu'orné d'un décor différent (bordé de perles à Cluny et percé de trous de trépan soulignés de fines moulures à Moutiers) la forme du col à pendant en Y est identique. Ce type de col semble seulement présent dans ces deux édifices. Enfin, le plis horizontal légèrement courbe au niveau des hanches de Daniel, le plis e V sur sa manche à senestre et les pans tombant en cascade rappellent les drapés du grand portail de Cluny III. Les étroites correspondances stylistiques entre ce chapiteau et les apôtres de Cluny III démontrent que le sculpteur de Moutiers connaissait fort bien l'immense chantier clunisien. La chronologie de cette grande abbatiale est depuis longtemps débattue. Les chapiteaux de l'abside, au cœur même de la querelle, ont été datés par les historiens avec parfois plus d'un demi-siècle d'écart repoussant la chronologie de l'ensemble de l'édifice. N. Stratford a suggéré les années 1090-1110 pour l'exécution des chapiteaux de l'abside et daté le grand portail "vers 1115-1125", alors que F. Salet propose les années 1118-1120 pour les premiers et 1130 pour le second. Le chapiteau figurant Daniel, dans la descendance des sculptures de l'abside mais également du grand portail de Cluny III pourrait avoir été sculpté dans les années 1130-1140. (Frédérique Bouvard). (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)
Abgebildetes Thema
figure biblique, scène biblique (daniel, mandorle, lion)
Über dieses Werk
Das Werk mit dem Titel « Daniel dans la fosse aux lions » wird im musée archéologique aufbewahrt. In der Joconde-Datenbank verzeichnet, gehört dieses Werk zum nationalen künstlerischen Erbe, das in den zertifizierten Museen aufbewahrt wird.
Technik und Materialien
Dieses Werk gehört zum Bereich: archéologie, architecture, sculpture, médiéval. Es wurde mit folgenden Materialien und Techniken geschaffen: calcaire (taillé). Seine Entstehungszeit wird identifiziert als: 1ère moitié 12. Jahrhundert.
Das konservierende Museum
Das musée archéologique bewahrt dieses Werk in seinen Sammlungen auf. Als Museum mit dem Label « Musée de France » verpflichtet sich die Einrichtung, die ihr anvertrauten Stücke zu erhalten und zu würdigen.
Datenquellen
Die Informationen zu diesem Werk stammen aus der Joconde-Datenbank des Kulturministeriums, veröffentlicht auf data.culture.gouv.fr unter der Open License v2.0 (Etalab).
Über dieses Kunstwerk
Daniel dans la fosse aux lions, oeuvre de archéologie, architecture, sculpture, médiéval, et conservée au musée archéologique. Cette pièce est en calcaire (taillé). Mesures : Hauteur en cm 63 ; Largeur en cm 50 ; Profondeur en cm 62. Le sujet représenté est : figure biblique, scène biblique (daniel, mandorle, lion). Elle a été créée durant la 1ère moitié 12e siècle.
Entstehungskontext
La création de Daniel dans la fosse aux lions par s'inscrit dans le climat culturel et intellectuel de la 1ère moitié 12e siècle. Conservée au musée archéologique, cette œuvre porte en elle les empreintes d'un moment charnière de l'histoire de l'art, où les artistes explorent de nouvelles formes d'expression et repoussent les limites de leur pratique.
Siehe auch
Technik
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