Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration
À Paris, le musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration porte le label « Musée de France » et contribue à la vie culturelle de la région Ile-de-France. Le musée a une histoire propre : À son ouverture en avril 2007, le musée ne disposait d’aucune collection pré-existante.
Il a donc fallu créer une collection ex-nihilo : repérer, acquérir par voie d’achats, de prêts ou de dépôts, mettre en place cette collection qui devait montrer deux siècles d’histoire de l’immigration en France.
Chronologiquement, il s’agit d’analyser l’histoire de l’immigration en France, depuis le début du XIXe siècle jusqu’à nos jours et, d’un point de vue méthodologique, en définir les moments forts, les phases de rupture, les longs cheminements et la pluralité des regards de communautés se situant dans l’accueil ou dans l’exil.
Cette histoire déployée et présentée par le Musée national de l’histoire de l’immigration a pour ambition de s’adresser à un public le plus large possible, et de ce fait, se doit d’être un musée d’histoire attractif d’où chaque visiteur devrait pouvoir saisir cette part de l’histoire nationale longtemps occultée.
Comment rendre séduisant un discours complexe, sensible, d’une histoire souvent douloureuse ?
Le musée a opté pour le croisement des regards. - Le regard historique qui part du fait retrouvé dans les archives pour remonter le cours du temps jusqu’au présent permet une contextualisation de deux cents ans d’immigration en France. - Le regard anthropologique s’appuie quant à lui du fait contemporain observé pour retourner dans le passé et pour analyser, en partant de la parole des migrants, les évolutions de l’identité concernée. - Le regard artistique propose une interprétation subjective, esthétique, voire émotionnelle du fait migratoire.
En instaurant un dialogue entre ces différentes disciplines, le musée souhaite aider à comprendre sans imposer de vérités et d’ouvrir à la connaissance sans exclure de nouvelles problématiques.
Le contexte socio-historique se trouve ainsi associé aux parcours de vie singuliers et aux interprétations artistiques.
C’est également par ce croisement des regards que le musée espère rendre non seulement lisible cette histoire, mais que le public puisse parcourir l’installation permanente en situation de questionnements.
Les atouts de ce musée sont : La collection historique : constituée de documents d’archives issus des différents services de l’Etat, de journaux et autres publications d’époques, d’affiches, de caricatures et dessins de presse, cette collection fait également la part belle à l’image.
L’image photographique représente un des axes essentiels de constitution et de développement des collections. Tour à tour œuvre d’art ou document d’histoire témoin des destins collectifs comme des histoires de vie, l’image traduit la dimension humaine de l’immigration.
A partir des années 1950, le nombre de photographies directement liées aux conditions de vie des immigrants – travail et logement – augmente nettement.
Plusieurs photographes consacrent alors l'essentiel de leur travail à l'immigration ainsi Gérard Bloncourt, Yves Jeanmougin, Jean Pottier ou encore Jacques Winderberger.
La collection d’art contemporain : les problématiques de l’immigration, du territoire, des frontières et des racines sont aujourd’hui au centre de la démarche artistique d’un grand nombre d’artistes, français ou étrangers, résidant et travaillant en France.
En dehors du caractère illustratif pour le propos, le musée souhaite étudier cette production et constituer progressivement une collection qui soit significative de ce phénomène.
L’œuvre d’art, dans sa diversité formelle - photographie, vidéo, installation, sculpture, écriture… - et surtout dans sa polysémie, permet d’introduire une notion supplémentaire.
En se frottant au documentaire, elle le dépasse pour atteindre une dimension symbolique et insuffler une charge émotionnelle. La collection ethnologique : l’objet ethnographique même s’il n’existe pas en soi a bien évidemment sa place au sein des collections du musée.
Etant donné l’enjeu que représente la définition d’un patrimoine de l’immigration, il nous semble indispensable d’associer les populations migrantes de proche ou lointaine descendance à ce travail. La collecte des objets permet d’enregistrer la mémoire des détenteurs de l’objet.
Le témoignage est ainsi fondamental. Il peut être direct (témoignage filmé du vivant de la personne) ou indirect (témoignage laissé par écrit ou transmis oralement). Il peut paraître étonnant que des objets « simples » et quotidiens puissent se révéler « icôniques ».
C’est en fait la double action du regard d’un scientifique, l’ethnologue en l’occurrence, et le fait que ces objets sont les dépositaires de parcours de vie qui créé l’intérêt de l’objet ethnographique.
L'intérêt du lieu : Construit par Albert Laprade (1883 - 1978) à l’occasion de l’Exposition coloniale de 1931, ce monument est l’un des plus représentatifs du style “Art déco”.
Contribuent également à la réalisation du Palais, le scumpteur Alfred Auguste Janniot (1889 - 1969) les ébénistes Eugène Printz (1889 - 1948) et Jacques-Emile Rulhmann (1879 - 1933), les ferronniers d'art Edgar Brandt (1880 - 1960) et Raymond Subes (1891 - 1970), ainsi que Jean Dunand (1877 - 1942), le peintre Pierre-Henri Ducos de la Haille (1888 - 1972), les peintres Louis Bouquet (1885 - 1952) et André et Ivanna Lemaître.
Palais officiel, chargé de symboles, il fut destiné tout d’abord à célébrer la gloire du modèle colonial français, dans la tradition des expositions universelles du XIXe siècle, puis des expositions coloniales du début du XXe siècle.
Sa vocation première fut de représenter les territoires, l’histoire de la conquête coloniale et l’incidence de celle-ci sur les arts.
L’ancienne Salle des fêtes et les salons de réception du Maréchal Lyautey, Commissaire général de l’exposition, et de Paul Reynaud, ministre des Colonies, témoignent encore aujourd’hui de ce passé.
De 1931 à 1960, le palais change plusieurs fois de noms, mais garde pour fonction de promouvoir la “France d'Outre-mer” ainsi que le rôle de la métropole outre-mer : Musée des colonies et de la France extérieure en 1932 puis Musée de la France d’Outre-mer en 1935.
En 1960, il devient le Musée des Arts africains et océaniens (Maao) et enfin le Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie en 1990, pour finalement abriter en 2007 le Musée de l'histoire de l'immigration. Seul l'Aquarium tropical présent depuis 1931.
Le musée dispose d'un site internet : www.histoire-immigration.fr/. Contact téléphonique : 01 53 59 58 60.
Histoire
À son ouverture en avril 2007, le musée ne disposait d’aucune collection pré-existante. Il a donc fallu créer une collection ex-nihilo : repérer, acquérir par voie d’achats, de prêts ou de dépôts, mettre en place cette collection qui devait montrer deux siècles d’histoire de l’immigration en France.
Chronologiquement, il s’agit d’analyser l’histoire de l’immigration en France, depuis le début du XIXe siècle jusqu’à nos jours et, d’un point de vue méthodologique, en définir les moments forts, les phases de rupture, les longs cheminements et la pluralité des regards de communautés se situant dans l’accueil ou dans l’exil.
Cette histoire déployée et présentée par le Musée national de l’histoire de l’immigration a pour ambition de s’adresser à un public le plus large possible, et de ce fait, se doit d’être un musée d’histoire attractif d’où chaque visiteur devrait pouvoir saisir cette part de l’histoire nationale longtemps occultée.
Comment rendre séduisant un discours complexe, sensible, d’une histoire souvent douloureuse ?
Le musée a opté pour le croisement des regards. - Le regard historique qui part du fait retrouvé dans les archives pour remonter le cours du temps jusqu’au présent permet une contextualisation de deux cents ans d’immigration en France. - Le regard anthropologique s’appuie quant à lui du fait contemporain observé pour retourner dans le passé et pour analyser, en partant de la parole des migrants, les évolutions de l’identité concernée. - Le regard artistique propose une interprétation subjective, esthétique, voire émotionnelle du fait migratoire.
En instaurant un dialogue entre ces différentes disciplines, le musée souhaite aider à comprendre sans imposer de vérités et d’ouvrir à la connaissance sans exclure de nouvelles problématiques.
Le contexte socio-historique se trouve ainsi associé aux parcours de vie singuliers et aux interprétations artistiques.
C’est également par ce croisement des regards que le musée espère rendre non seulement lisible cette histoire, mais que le public puisse parcourir l’installation permanente en situation de questionnements.
Points forts de la collection
La collection historique : constituée de documents d’archives issus des différents services de l’Etat, de journaux et autres publications d’époques, d’affiches, de caricatures et dessins de presse, cette collection fait également la part belle à l’image.
L’image photographique représente un des axes essentiels de constitution et de développement des collections. Tour à tour œuvre d’art ou document d’histoire témoin des destins collectifs comme des histoires de vie, l’image traduit la dimension humaine de l’immigration.
A partir des années 1950, le nombre de photographies directement liées aux conditions de vie des immigrants – travail et logement – augmente nettement.
Plusieurs photographes consacrent alors l'essentiel de leur travail à l'immigration ainsi Gérard Bloncourt, Yves Jeanmougin, Jean Pottier ou encore Jacques Winderberger.
La collection d’art contemporain : les problématiques de l’immigration, du territoire, des frontières et des racines sont aujourd’hui au centre de la démarche artistique d’un grand nombre d’artistes, français ou étrangers, résidant et travaillant en France.
En dehors du caractère illustratif pour le propos, le musée souhaite étudier cette production et constituer progressivement une collection qui soit significative de ce phénomène.
L’œuvre d’art, dans sa diversité formelle - photographie, vidéo, installation, sculpture, écriture… - et surtout dans sa polysémie, permet d’introduire une notion supplémentaire.
En se frottant au documentaire, elle le dépasse pour atteindre une dimension symbolique et insuffler une charge émotionnelle. La collection ethnologique : l’objet ethnographique même s’il n’existe pas en soi a bien évidemment sa place au sein des collections du musée.
Etant donné l’enjeu que représente la définition d’un patrimoine de l’immigration, il nous semble indispensable d’associer les populations migrantes de proche ou lointaine descendance à ce travail. La collecte des objets permet d’enregistrer la mémoire des détenteurs de l’objet.
Le témoignage est ainsi fondamental. Il peut être direct (témoignage filmé du vivant de la personne) ou indirect (témoignage laissé par écrit ou transmis oralement). Il peut paraître étonnant que des objets « simples » et quotidiens puissent se révéler « icôniques ».
C’est en fait la double action du regard d’un scientifique, l’ethnologue en l’occurrence, et le fait que ces objets sont les dépositaires de parcours de vie qui créé l’intérêt de l’objet ethnographique.
Le bâtiment
Construit par Albert Laprade (1883 - 1978) à l’occasion de l’Exposition coloniale de 1931, ce monument est l’un des plus représentatifs du style “Art déco”.
Contribuent également à la réalisation du Palais, le scumpteur Alfred Auguste Janniot (1889 - 1969) les ébénistes Eugène Printz (1889 - 1948) et Jacques-Emile Rulhmann (1879 - 1933), les ferronniers d'art Edgar Brandt (1880 - 1960) et Raymond Subes (1891 - 1970), ainsi que Jean Dunand (1877 - 1942), le peintre Pierre-Henri Ducos de la Haille (1888 - 1972), les peintres Louis Bouquet (1885 - 1952) et André et Ivanna Lemaître.
Palais officiel, chargé de symboles, il fut destiné tout d’abord à célébrer la gloire du modèle colonial français, dans la tradition des expositions universelles du XIXe siècle, puis des expositions coloniales du début du XXe siècle.
Sa vocation première fut de représenter les territoires, l’histoire de la conquête coloniale et l’incidence de celle-ci sur les arts.
L’ancienne Salle des fêtes et les salons de réception du Maréchal Lyautey, Commissaire général de l’exposition, et de Paul Reynaud, ministre des Colonies, témoignent encore aujourd’hui de ce passé.
De 1931 à 1960, le palais change plusieurs fois de noms, mais garde pour fonction de promouvoir la “France d'Outre-mer” ainsi que le rôle de la métropole outre-mer : Musée des colonies et de la France extérieure en 1932 puis Musée de la France d’Outre-mer en 1935.
En 1960, il devient le Musée des Arts africains et océaniens (Maao) et enfin le Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie en 1990, pour finalement abriter en 2007 le Musée de l'histoire de l'immigration. Seul l'Aquarium tropical présent depuis 1931.
Œuvres de la collection

"Attente des passagers sur le pont" (titre factice)
photographie, marine, migrations…"Couverture de survie 2/2" (titre factice)
imprimé, marine, migrations humaines"Couverture de survie 1/2" (titre factice)
imprimé, marine, migrations humaines
"Danses" (titre factice)
photographie, marine, migrations…
"Débarquement des enfants" (titre factice)
photographie, marine, migrations…"Dépistage des infections sexuellement transmissibles"…
imprimé, marine, migrations humaines
"Descendre une échelle" (titre factice"
imprimé, marine, migrations humaines"Distribution de nourriture" (titre factice)
photographie, marine, migrations…Musées à proximité
Présentation du musée
Installé à Paris, au cœur du département Paris, musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration porte le label « Musée de France » attribué par le ministère de la Culture.
Cet établissement remplit une mission de service public en rendant ses collections accessibles au plus grand nombre et en contribuant à l'éducation artistique et culturelle du territoire.
Informations pratiques
musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration se situe, 75012 Paris. Les horaires d'ouverture et les tarifs peuvent varier selon la saison. Il est recommandé de contacter directement le musée ou de consulter son site officiel avant votre visite.
L'établissement peut proposer des visites guidées, des ateliers pédagogiques et des animations pour tous les publics.
Le musée et son territoire
musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration s'inscrit dans le paysage culturel de Paris et plus largement du département Paris. La ville accueille d'autres établissements culturels et patrimoniaux qui complètent l'offre muséale.
Une visite à Paris permet de combiner la découverte du musée avec celle du patrimoine architectural et naturel de la commune.
Le label « Musée de France »
Le label « Musée de France » est régi par la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France.
Il est attribué aux musées dont les collections présentent un intérêt public et qui s'engagent à respecter des obligations en matière de conservation, de restauration, d'inventaire et d'accessibilité. musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration répond à ces exigences et garantit ainsi la préservation de ses collections pour les générations futures.
Sources des données
Les informations présentées sur cette page sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les œuvres associées à ce musée proviennent de la base Joconde. Ces données sont mises à jour régulièrement.
Voir aussi
tpl.voir_aussi_artists_exposed
tpl.voir_aussi_techniques
tpl.voir_aussi_related
Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration se situe à Paris, dans le département Paris. Consultez la fiche du musée pour obtenir l'adresse complète et les coordonnées.
Les collections de musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration sont répertoriées dans la base Muséofile du ministère de la Culture. Consultez la page du musée pour voir les domaines thématiques couverts par ses fonds.
Oui, musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration porte le label « Musée de France » attribué par le ministère de la Culture, qui garantit la qualité et l'accessibilité de ses collections.
Une partie des œuvres de musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration est numérisée et consultable sur notre site via la base Joconde. Le nombre d'œuvres disponibles en ligne peut varier.
Les horaires d'ouverture varient selon la saison et les jours de la semaine. Contactez directement le musée ou consultez son site officiel pour obtenir les horaires actuels.
Les tarifs dépendent de l'établissement. Beaucoup de musées proposent des tarifs réduits et des conditions de gratuité pour certaines catégories de visiteurs.
L'accessibilité varie selon l'établissement et la configuration des locaux. Renseignez-vous auprès du musée avant votre visite pour connaître les aménagements disponibles.
D'autres musées labellisés sont situés à Paris ou dans les communes voisines. Consultez la page de la ville ou du département pour voir l'ensemble de l'offre muséale.
De nombreux musées labellisés proposent des visites guidées, des ateliers et des animations. Contactez directement l'établissement pour connaître le programme en cours.
Les données sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0.